HORS
fleur de leur beauté se flétrir rapidement. « Aucune colère, disait Montaigne, n’est si pénible ni si terrible que celle d’une femme jalouse. »
La colère est éminemment contagieuse.
Les symptômes de la colère varient à l'infini. Elle varie beaucoup suivant l’âge et le sexe de l'individu, suivant son caractère et son tempérament, suivant sa sensibilité et l'irritabilité, suivant le climat du pays où on habite, suivant la profession qu'on exerce, suivant son état de santé ou de maladie. Elle est variable chez les différentes races. On peut dire que la colère se modifie avec la civilisation ou les changements dans les coutumes des peuples. Chacun traduit cet état émotif d'une manière qui lui est personnelle.
Un spectateur attentif pourra facilement distinguer un homme irrité et furieux d’un homme joyeux ou gai à son attitude corporelle, à ses gestes et à son aspect.
Observons un individu robuste : chez lui on remarque d’abord accélération des battements cardiaques, le cœur bat violemment. L'action de son cœur est souvent vivement accélérée et même troublée ainsi qu'il arrive toutes les fois qu'on fait quelques grands efforts volontaires. « Le cerveau excité donne des forces aux muscles et en même temps de l'énergie à la volonté. » Sa respiration s'accélère, devient haletante. Chez lui la colère produit la dilatation des petits vaisseaux, l'augmentation de la circulation cutanée, d’où rougeur, chaleur, gonflement « turgor ». (Lange.) Il brûle et flamboie de colère,
le sang lui monte à la tête. Son visage s'empourpre, rou-