LUE PS
git, se gonfle. Le sang lui bout dans les veines, les grosses veines se gonflent, se dilatent, ainsi son cou se gon- Île et laisse voir les veines qui se dessinent sous la peau.
Sa physionomie présente de puissantes contractions musculaires. Ces contractions amènent sur le front les plis de la colère. Son regard s'’anime, s’enflanme. Ses paupières dilatées découvrent le globe de l'œil, injecté de sang, qui paraît ainsi sortir de l'orbite. Ses narines se dilatent, palpitent et les lèvres violemment rétractées et tiraillées par le muscle labial laissent apercevoir les dents. Sa voix devient rauque, sa parole est saccadée et entrecoupée de cris. S'il n'arrive pas à articuler une parole, l'homme furieux bégaie, bredouille et enfin rugit. Par suite d’une sécrétion salivaire intense, l’écume lui sort de la bouche. « S'il est irrité il bondit, ferme les poings, agite ses bras autour de lui ; il fait des grands pas, il serre les dents, il injure, il menace, il frappe du pied, il tonne et fulmine, il hurle de rage. » (Lange.) Enfin, ses forces sont prodigieusement développées, décuplées et la détente musculaire qui accompagne ce bouleversement de l'âme et du corps est brève et violente, son émotion a réagit, elle est satisfaite.
Chez les individus faibles, le tableau symptômatique est tout autre. Chez lui, le sang refoulé vers les viscères semble y séjourner : les battements du cœur sont à peine perceptibles, paraissent même suspendus ; le pouls est petit, serré et fréquent. Il respire difficilement, il suffoque. Son visage pâlit presque instantanément, se
décolore entièrement. Ses yeux sont fixes sous les sour-