‹ Contribution à l'Étude de l'Influence du Moral sur le PhysiqueChapitre 35 sur 38 · L'EMBARRAS, L’IMPATIENCE ET LE DÉSAPPOINTEMENT · texte numérisé non relu

L'EMBARRAS, L’IMPATIENCE ET LE DÉSAPPOINTEMENT

L'embarras produit, écrit Lange, une incoordination motrice. Cette incoordination est déterminée par les troubles fonctionnels de la moelle (augmentation de lirradiation).

L'homme embarrassé n'est qu'à moitié maître de ses muscles ; il ne peut articuler ses mots qu'avec peine, il bégaye, il bredouille, il porte ses mains au hasard autour de lui, il lâche ce quil tient, tourne les yeux çà et là, marche ‘sans sûreté, tombe sur ses jambes. Un enfant très intimidé peut à s’y méprendre présenter l’image d'un commencement de danse de Saint-Guy, maladie qui, dans la première période, consiste justement dans une

imparfaite coordination des mouvements volontaires.

On peut aisément remarquer une inervation analogue dans l'inervation des vaso-moteurs, les petits vaisseaux sont alternativement dilatés ou diminués sans cause apparente, d'où changements fréquents de couleurs, pâleur et rougeur successives.

Impalience. — S'accompagne d'un élat spasmodique, d'une tendance à la contraction dans tous les muscles organiques involontaire et des suites diverses de contractions de ce genre : envie fréquente d'évacuer les différentes sécrétions et excrétions, état fébrile présentant réellement quelques-uns des principaux symptômes de la fièvre, battements de cœur, pouls accéléré, frissons, insomnie. L'impatience est accompagnée par une inervation plus vive des muscles volontaires qui s'exprime par une tendance au mouvement.

Le désappointement est accompagné d'une paralysie de l'appareil moteur volontaire qui se manifeste par un sentiment de fatigue, de relâchement et une répugnance

à tous efforts.

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