‹ Contribution à l'étude de l'inondation péritonéale dans le chorio-épithéliomeChapitre 8 sur 20 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

La notion d’hémorragies internes dans le- chorioépithéliome est assez récente.

La première description de cette redoutable complication remonte cependant à 1909; elle fut faite par Hæœrmann qui, dans Betrage fur Gebutz und Gynecologie, relate un cas personnel et sept autres dont il a eu connaissance. En 1912, Pollosson et Viollet, dans leur rapport au Congrès de gynécologie et d’obstétrique de Lille, sur les chorio-épithéliomes, mentionnent la perforation utérine avec hémorragie interne, et en décrivent quatorze cas.

On est ensuite de longues années sans trouver aucun travail sur cette question, puisqu'il faut arriver à 1927 pour trouver l’article de B. Desplas et J. Barthes dans la Semaine des hôpitaux, où ces auteurs publient l’cbservation d’un cas mortel, décrivent le syndrome et insistent sur sa haute gravité.

Nous trouvons ensuite l'important article de Creyssel et Boyer, dans Gynécologie et obstétrique de

janvier 1931, qui constitue une mise au point de la

ARE à tes

question, suivie de l’analyse minutieuse des princi-

__ paux cas publiés.

Nous n'avons trouvé depuis que les publications de cas isolés, dont ceux de Lazaresco et Platereano et de Tassovatz.

Nous avons fait à ces divers auteurs de larges emprunts; nous résumerons, à la fin, quelques-unes des observations publiées, les plus récentes ou les

plus importantes.

ÉTIOLOGIE

L'hémorragie interne est loin d'être une complication fréquente du chorio-épithéliome. Les auteurs classiques évaluent à 2 % seulement le nombre des chorio-épithéliomes qui aboutissent à la perforation, les causes habituelles de mort étant la cachexie, l’exagération des signes habituels, métrorragies et

infection locale, puis générale, et enfin les métaslases, surtout pulmonaires. Si l’on se rappelle que le

chorio-épithéliome lui-même est une affection rare, on se rendra compte que l’accident que nous étudions est une des urgences que le chirurgien rencontrera exceptionnellement. .

Pour le reste, cet accident aura l’étiologie du chorio-épithéliome, c’est-à-dire qu’il se rencontrera de préférence chez des multipares âgées de 30 à 40 ans. Le chorio-épithéliome sera consécutif à une grossesse normale en tous points, à un avortement qui avait semblé banal ou à une môle hydatiforme, cette dernière éventualité représentant 50% des cas environ.

Le développement de la tumeur se fera de quel-

ques semaines à quelques mois après l’accouchement

ou l’avortement.

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