‹ Contribution à l'étude de l'inondation péritonéale dans le chorio-épithéliomeChapitre 9 sur 20 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

L’anatomie pathologique est établie grâce à des constatations chirurgicales suffisamment nombreuses. À l’ouverture de l’abdomen, on trouve du sang dans la cavité péritonéale; cet épanchement, formé de sang liquide et de caïllots, est généralement abondant et diffuse dans tout le ventre : on trouve la forme cataclysmique beaucoup pius souvent que la forme hematocèle enkystée. Rien ne différencie cette hémorragie de celle de la grossesse tubaire rompue, si ce n’est son abondance constante.

L'examen des trompes, pratiqué immédiatement, ne révèle rien de particulier; on pourrait trouver des kystes lutéiniques sur les ovaires, pratiquement leur présence n’est jamais signalée dans les observations.

L’utérus, parfois de volume normal, est souvent gros, de teinte pâle; sa surface est généralement régulière, avec parfois une déformation au niveau d’un angle; quelquefois, il existe de petites saillies formées par des tumeurs superficielles. La perforation, cause de l’hémorragie par la formation d’une

solution de continuité dans un tissu spécialement

TG

vascularisé, est généralement unique; elle siège au niveau du fond ou d’une corne; ses bords sont irrésuliers ou bourgeonnants, le tissu néoplasique semblant faire hernie par l’orifice.

À l’intérieur de l’utérus, on trouve une tumeur du volume d’une orange au maximum, ‘très molle, de teinte sombre, présentant un aspect truffé dû à la présence de foyers hémorragiques. Cette tumeur, sessile ou pédiculée, est implantée au niveau du fond et infiltre plus ou moins le muscle, jusqu’à faire saillie sous le péritoine et le rompre, déterminant l’accident.

Notons, comme le font Creyssel et Boyer, que la perforation n’est pas forcément une complication de la phase d’extension de la tumeur, qu’au contraire, les métastases sont exceptionnelles au moment où l’accident se produit, la perforation résultant d’un « processus térébrant localisé » et non d’un envahis-

sement total de l’organe.

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