‹ Contribution à l'étude de l'instabilité mentaleChapitre 12 sur 14 · SEE · texte numérisé non relu

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Le 22 février 1887, soir du Mardi Gras, Yg..., unpeu excité, est surpris, au moment du coucher, prenant des dispositions pour s'enfuir. Il maltraite fort l’infirmier qui le : À ramène et, arrivé à la porte du dortoir, il lance des s coups de poing dans les vitres. Le |

À la fin de 1887, Vg …, très amélioré, bon ouvrier et ne fisamment instruit, quitte le service et contracte un engagement dans les zouaves, à Constantine. À peine arrivé au camp, il vole ‘uné montre à l’un de ses camarades. Il est arrêté et conduit à la prison militaire. Avant de passer devant le conseil de guerre, il écrit à M. le docteur Bourneville pour implorer son appui; il écrit également àun employé de Bicôtre, son tuteur, Dans ces deux lettres il essaie d’atténuer sa responsabilité et même de faire croire à sa non culpabilité.

‘Le 2 février 1888, le conseil de guerre le condamne à un an de prison, il est dirigé sur le pénitentier militaire de Bône. È |

Le 30 juin 1888, M. le docteur Bourneville, s'adressant directement au Président de la République, exposait à M. Carnot le cas de Ya et, s'appuyant sur son histoire pathologique, sollicitait une remise de peine. La grâce arriva pour le 14 juillet, après six mois de détention.

En 1889, Yo... est au Tonkin et c’est par une lettre adressée de Tuyen-Quan à son tuteur que nous avons de ses nouvelles. Il se trouve très heureux et se plaît à parler des dangers qui l'entourent. Des rêves de gloire hantent son esprit s la médaille du Tonkin, le Dragon de l’Anam excitent sa convoitise et il espère bien les conquérir par sa bravoure. Mais le désir de posséder une montre ne l’a pas quitté : iltäche d’in-

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EX Sinuer à son tuteur que ce-serait rendre un véritable service non seulement à lui mais à toute sa compagnie, que de lui envoyer une montre : cela permettrait à chacun de monter juste son temps de faction; «tandis qu'en l'état actuel des

choses, on ne sait jamais où on en est dans ce sacré pays où

"al faut faire des kilomètres pour savoir l'heure. » En un. mot, une montre ferait tout son bonheur. | - En 1890, à la date du 10 février, nouvelle lettre de es Quan. Yg... est mécontent. Il espéroit partir bientôt du Tonkin où il s’ennuie maintenant et où l’on a trop à faire,

Son espoir a été déçu, aussi sa lettre n'est-elle qu’un long

tissu de récriminations.

Le 17 avril, nouvelle missive. Ve... est à Cao-Bang, un

pays perdu sur les frontières de Chine. Le commandant a

été blessé. Treize hommes ont été tués, douze autres blessés. On est de garde le jour et la nuit; mais tout cela n’est

rien ; ce qui ennuie surtout notre soldat c’est de ne pas sa-

voir l’heure. Or le seul moyen pratique pour cela c’est

d'avoir une montre qui marche bien. Il jure à son tuteur

une reconnaissance éternelle, s’il veut bien lui envoyer

cette fameuse montre. | À Dans une dernière lettre, Yg.…, toujours à Cao-Bang,

se propose d'écrire à quelques-uns de ses camarades de Bi-

cêtre, dont il a appris l'entrée prochaine au service militaire. «Il tâchera de leur donner de bons-conseils pour leur éviter les désagréments qui ont inauguré son arrivée au rêgi-

ment, »

ANRT 0 RÉFLEXIONS —

ve ue Ja tare héréditaire n ne à sante pas ici aux yeux. Dans notr

NU

io finie pure que ie reiève ; de K troisième, ve es l'alcool qui a a causé tout le mal ; ici € est la tuberculose des. parents avec son influence délabrante sur l'organisme des SE héritiers, qui semble avoir joué le rôle le plus considérable. s: ss Les détails contenus dans l'observation IV sur la famil'e : ue

ver

de Ye. RO les morts nombreuses que l'on y trouve en se ei

- assez pour qu'il soit inutile d’insister davantage. ve lui, Ÿ a marché tard, et parlé difficilement. Il a eu des accidents = scrofuleux, une variole grave, cetc., et s il faut en croire

“M. Landouzy, ce sont là . PUS PSUEE une tubereu-

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lose ultérieure. 5 ibn > jé RSS pr Puis ce qui frappe chez VER c'est cette ianie du Sa qui le pousse sans cesse. En Belgique, d'où il se fait expulser, chezses parents, dans la rue, partout ses mauvais ins- c tincts lui inspirent le vol. Lui aussi est placé sans résultat à Ja petite Roquette. Bien mieux, c’est après sa détention qu il essaie de mettre le feu chez lui. AA ; ni La maison de correction allait lui échouer en partage, | lorsqu'un médecin intelligent l’envoya à Bicêtre. Là encore :

c'est la même manie du vol : cependant il finit par s’amé- à

conseil. de guerre qui le condamne. 1e punition fut dure et

a ne nn les “démonstrations de ous de Xe

eos posséder une raies mais ja désir est moins impérieux maintenant. Ce cas d’instabilité mentale avec Kleptomanie € est. croyons- nous des plus intéressants. Le En malade UE fut l'objet de cette observation a été lui aussi :

à de fois | malheureusement ce € cas ne se e renouvelle-t-il pas ; T Si bien devant E k juridiction civile que devant les tribu ;

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