GILBERT, BAUDOUIN, CHABROL
Mme X..., diabétique depuis 1921, avec acidose urinaire très notable, attentivement suivie depuis 2 années, sans présenter jamais aucun symptôme attribuable à l’acétonémie.
En Avril 1923, c’est l'apparition d’une pyonéphrose qui déclanche les accidents aigus qui posèrent formel-
lement Pindication du traitement insulinique.
Le 25 de ce mois, à la suite d’un voyage fatiguant, qui avait entraîné quelques infractions de régime, le
rein droit apparaît tendu et douloureux et quelque: heures plus tard, tandis que la fièvre s’allumait, atteignant 38°5, la malade éprouvait pour la première fois une certaine somnolence et une profonde lassitude. Les menaces de coma ne tardent pas à se préciser.
Le 27 au matin, l’haleine a une forte odeur d’acétone et l’urine contient des proportions considérables d’acétone et d’acide diacétique. Devant ce tableau alarmant, le traitement par le bicarbonate de soude est immédiatement mis en œuvre et la malade absorbe 120 grammes de bicarbonate en 48 heures par voie rectale ; mais la torpeur n’en continue pas moins à progresser avec une rapidité quasi-foudroyante, si bien que le 28 Avril au soir, la situation semble désespéré:.
C’est alors qu’on pratique la première injection d’insuline de 3ec. (30 unités Lilly). Le résultat clinique est immédiat pour ainsi dire et, le lendemaia soir, la malade un peu somnolente encore, répond nettement aux questions. L'’odeur de l'haleine est sensiblement moins forte.
Le 29 Avril, on injecte 60 unités de la même insuline en 2? piqûres de 3 ec. chacune.
Le 30 tout danger de coma semble écarté et non seulement l'acide diacétique a diminué, mais encore l'embarras de la parole et la torpeur font place à une légère agitation et à une insomnie presque fotale.
On abaisse alors la quantité d'insuline injectée à 30 unités et on la supprime du 1° au 3 Mai.
TEE