INTRODUCTION
On a fréquemment répélé que la goutle ne se voyait guère « sous Le chaume ». Il en est un peu comme cela de la maladie de Willis. Le diabétique est rarement un pauvre diable, mais le plus souvent un riche commercant, un industriel de marque, un notaire important. Aussi ces malades sont-ils très instruits de tout ce qui touche à leur afféction. Ils achètent des livres, lisent les journaux, se renseignent entre eux, et sont parfois au courant, avant leur médecin, des dernières publications sur leur élat pathologique.
Il y à quelques mois, ils ont élé enthousiasmés quand ils ont su qu'un nouveau médicament était proposé pour le diabète « l'Insuline ».
Ils ont cru que le traitement de leur mal était trouvé el que, non seulement c'élait le remède de fond du diabète à l'exclusion de tout régime, mais encore le remède de ses complications Les plus graves et Les plus habituellement mortelles.
Les médecins ont été également gagnés par cette nouvelle découverte, mais, mal renseignés, ils se sont mis à l'appliquer, souvent sans distinction, dans toutes les ghycosuries, ou, au contraire, se sont comportés avec une trop sage prudence en ne l'employant pas du loul.
Notre maître, M. le Professeur Ardin-Delteil, qui a essayé de traiter par l'Insuline deux comas diabétiques, à la clinique médicale, «a enregistré deux échecs el s'est
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alors demandé si vraiment cette Insuline était toujours le remède héroïque du coma diabétique, comme on veut bien le dire, et nous a alors inspiré le sujet de cette thèse, en nous demandant de rechercher dans la littérature tous les cas de Coma diabétique ainsi traités et de faire une mise au point aussi exacte que possible de la question de l'emploi de l'Insuline dans le traitement du Coma diabétique et du précoma, en nous défaisant de tout enthousiasme irréfléchi ou de toute défiance exagérée pour ce nouveau médicament.
Nous avons rassemblé un assez grand nombre de faits sur la question; malheureusement notre tâche est rendue difficile par le fait qu'en thérapeutique ce sont surtout les succès d'une méthode qui sont publiés, alors que les échecs, qui cependant, en matière scientifique, sont aussi importants, sinon davantage que les résultats heureux, sont très disséminés dans la bibliographie.
Nous croyons cependant être arrivé à nous faire une opinion sur la valeur de ce nouveau remède dans le coma. Nous avons divisé notre travail en deux parties: dans la première, consacrée à l’'Insuline ellemême, nous avons étudié les travaux qui ont amené sa découverte en un historique un peu long, comme dans toute question nouvelle. Nous avons ensuite rapidement exposé les préparations de l'Insuline ave: leur litrage; nous avons enfin terminé cette première partie par l'étude de son action chez les animaux et. chez le sujet diabétique.
Dans la deuxième partie, plus importante, nous envisageons l'Insuline dans le traitement du Coma diabétique et du précoma avec sa posologie dans ces complicalions spéciales, son action, et les accidents
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qu'elle peut causer chez le malade. Ensuite nous discutons nos observations pour lâcher enfin d'en dégager les indications essentielles et la valeur thérapeutique réelle de ce nouveau traitement.
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