‹ Contribution à l'étude de l'intradermo-réaction à l'histamine: Résultats obtenus dans certaines affections artériellesChapitre 22 sur 52 · RÉSULTATS GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

RÉSULTATS GÉNÉRAUX

Dans Ja plupart des cas, lés réactions cutanées à l’histamine pratiquées selon notre technique n'ont pas abouti à des résultats très différents de ceux qu'on obtient avec les autres méthodes. Toutefois, nous avons remarqué que la moyenne des surfaces, tant des œdèmes que des plaques érythémateuses, est supérieure à celle trouvée par différents auteurs, Drcker en particulier. Ceci tient vraisemblablement à la quantité d’histamine injectée ; il est probable qu’une dose totale dépassant 1 em? 5 stimule chacune des réponses cutanées et on est en droit de supposer qu’une action générale se surajoute aux phénomènes locaux. Il en est de même — et sans doute pour la même raison — de la durée d'évolution de la triade : la disparition totale des signes s’accomplit après un temps variable mais en général plus long que celui signalé quand il n’est pratiqué qu’une seule injection.

Quant aux éléments mêmes qui caractérisent la réaction, ils répondent en tous points aux descriptions antérieures. Le point rouge n’est pas observé de façon constante, les boules d’œdème représentent le symptôme le plus immuable de dla triade. Les plaques érythémateuses varient de forme et de grandeur sur le même individu, les chiffres observés en font foi. Et devant cette variabilité inattendue, les indices présentent un intérêt particulier.

C’est ainsi que l’indice général oscille entre 28 et 57. L'indice général moyen est de 40 — autrement dit,

la surface moyenne de la réaction cutanée à l’histamine est de 40 em? chez les sujets normaux, quand la dose totale d'histamine injectée dépasse un centimêtre cube. L'étude du rapport entre les indices des membres supérieurs et des membres inférieurs apprend que les surfaces moyennes des premiers peuvent être indifféremment plus ou moins étendues que celles des seconds sans toutefois que les différences excèdent une certaine limite ; très souvent égal à l’unité, ce rapport oscille entre 0,8 et 1,4. Il est indépendant de l’indice général, en présence duquel il doit être étudié pour les raisons que nous avons exposées plus haut, quand il s’agit de sujets atteints de maladie à retentissement circulatoire ou nerveux. Il est également indépendant de l’âge et du sexe, comme l’est l’indice général. Nous n'avons pas remarqué, en effet, que les sujets sains, ayant dépassé la cinquantaine, répondent d’une façon moins nette que les individus jeunes de 20 à 30 ans ; parmi les exemples que nous avons donnés, nous relevons un indice général de 40 chez un homme de 66 ans, un indice général de 43 chez un homme de 44 ans, un indice général de 28,5 chez une femme de 30 ans.

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