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« sant les conditions propices à de bons ré- « sullats. »
Très souvent il ne restait aux intubateurs que I°s enfants que les trachéotomistes avaient dédaignés comme {rop jeunes ou trop gravement alteints :
Faut pas croire non plus que les médecins américains restent auprès de leurs intubés.
L'opération faite ils les abandonnent aux soins de leur famille et vaquent comme à l'ordinaire à leurs occupations.
D'ailleurs les Américains ne sont pas les seuls à faire de l'intubation dans la clientèle. Le docteur Jacques, sur 158 intubations ne l’a faite que dix fois à l'hôpital et ces 158 cas lui ont donné une mortalité de 65,8 0/0, résultat qu'auraient envié bien des trachéotomistes avant la venue du sérum.
Egidi à Rome, Massei à Naples, Galatti à Vienne, Bonain à Brest, emploient couramment l'intubation dans la clientèle non seulement depuis la sérothérapie, mais avant et cela avec des succès supérieurs à ceux que donne la trachéotomie.
Ces quelques données suffiront, nous l’espérons, pour prouver que l’intubation n'est nullement impossible dans la clientèle et qu’elle y donne même des résultats remarquables.
Il arrive sans doute de temps en temps quelques accidents, plus même qu’à l'hôpital nous le reconnaissons volontiers : mais est-ce une raison suffisante parce qu’une méthode présente quelques
— 90 — à inconvénients de la rejeter complètement et de se priver des avantages qu’elle présente ?
Ah! si on avait pour la remplacer une méthode plus sûre ; mais c2 n’est par le cas de la trachéotomie.
L'enfant trachéotomisé en effet est un blessé qui demande des soins assidus qu'une personne ordinaire ne peut rendre. Le nettoyage de la canule, les pansements de la plaie, tout est mal fait, aussi les résultats sont-ils déplorables.
Et qu’on me permette de citer les deux faits suivants. 11] s’agit de deux médecins : l’un, au début de sa carrière, a fait dans une année cinq trachéotomies, les cinq enfants ont succombé ; l’autre, déjà vieux praticien, appelé par un confrère pour trachéotomiser un enfant lui répondait tristement : « La trachéotomie, j'en ai fait pas mal, Jen ai vu faire davantage, je n’ai vu guérir personne ! »
C'était sans doute un malheureux et un pessimiste; mais combien d’autres pourraient en dire autant! |
La trachéotomie dans la clientèle, surtout dans la clientèle de campagne, est une chose désastreuse et le médecin regarde à deux fois avant de se risquer à la faire, car l’échec est trop certain avec toutes ses conséquences. Et quand le médecin accepte la responsabilité de l'opération, la famille s’y oppose et l'enfant condamné d'avance meurt sans intervention.
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L'intubation en apportant au praticien une méthode sinon sûre, du moins facile à exécuter et facilement acceptée le tirera de cette cruelle alternative de laisser mourir les enfants atteints du croup ou de s’exposer à les tuer soi-même.
Et s’il arrive quelques accidents il aura conscience d’avoir fait pour ke mieux et entre deux maux inévitables d’avoir choisi le moindre.