J ACTION DE L’IONISATION SUR LES TUBERCULEUX PULMO
NAIRES.
Claude Pressat sous la direction de Chaïze a bien étudié dans sa thèse les réactions de l’organisme sous l'effet des perturbations ioniques de l'atmosphère. Observant les tuberculeux du sanatorium de Cambo, il a constaté que nombre d’accidents survenant à ces tuberculeux coïncidait avec un état spécial de l’ionisation. Ces accidents consistent surtout en hémoptysie, et encore en crises d’asthme, des migraines, des malaises, avec poussées fébriles, congestives, évolulives décelables cliniquement. Ces accidents se nroduisent en groupe, et concordent avec une hausse de Pionisation positive atmosphérique, pouvant aller jusqu’à la prépondérance accidentelle de ce signe, car à Cambo, l’ionisation normale est à prédominance négative. Ces perturbations atmosphériques, avec zugmentation de l’ionisation positive précèdent de quel-
A TTIS
ques heures à un jour l'apparition du vent du sud, et les chutes de neige, et cessent parfois quand ceux-ci deviennent perceptibles (nous trouvons là l’explication, pourquoi certains sujets sensibles comme les tuberculeux pulmonaires, rhumatisants, migraineux, u“sthmatiques sont des « véritables prophètes du temps », c’est qu’ils décèlent le trouble électrique de Vair, avant l’apparition des phénomènes météorologiques).
Les autres phénomènes météorologiques telles que les variations de la pression atmosphérique, la température, luminosité et insolation, hygrométrie, pluies, grêles, orages, vents autres que les vents du sud n’ont présenté à Cambo de relations avec l’apparition sur ies tuberculeux pulmonaires d’accidents en groupe. I1 semble bien démontré que c’est la variation de l’ionisation avec l’augmentation positive qui déclanche chez les tuberculeux les hémoptysies. Cette variation s’observant surtout par « vent du sud » et « teinps de neige », mais encore à un moindre degré par pression basse et faible hygrométricité, vents forts et secs, chaleur, insolation. Par contre Pressat a également constaté que tous les phénomènes qui diminuent la valeur de l’ionisation totale et tendent vers une augmentation de lionisation négative, sont dépourvus d'action nocive sur les tuberculeux pulmonaires, et que même certains d’entre eux, comme les vents faibles et humides, la pluie, le brouillard, les hausses de
pression, etc. ont une action sédative.
RC VF RS