‹ Contribution à l'étude de l'iridocyclite et l'iridochoroidite à méningocoqueChapitre 11 sur 18 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Nous n’aurons. ici en vue que le.traitement spécifique de l’iridocyclochoroïdite par le sérum antiméningococcique, seul traitement rationnel et sur lequel: on:est en, droit d'espérer des bons résultats.

Les difficultés auxquelles on se heurtait, dès qu’ik s'agissait d’appliquer la sérothérapie à l'infection méningococcique de l’œil, procédaient de l’impossibilité: d'y faire parvenir une quantité suffisante: de sérum autrement qu’en faisant l'injection directe ment. dans l’œil.

Ni l'injection sous-cutanée, ni celle du canaï rachidien n’a aucune action sur l’évolution de la. lésion.

« La résistence de l’iridocyclite méningococcique: àla sérothérapie intrarachidienne ne:doit. pas. nous surprendre.Ëlle tient aux mêmes causes qui rendent. inefficaces. dans la méningite cérébro:spinale le: sérum, anti-méningococcique injecté: dans le tissw cellulaire sous-cutané » (Netter). Peut-on espérer de meilleurs résultats avec. des injections intra-veineuses ?

Les recherches. faites, à ce sujet par Rœmer et

Salus, reprises plus tard par Mihyasita ont toutes abouti aux mêmes résultats ; tous ces auteurs constatent que les agglutinines passent le plus facilement dans l’humeur aqueuse, les bactériolysines passent plus difficilement et ensuite viennent les hémolysines; quant aux compléments on ne peut en trouver aucune trace.

Il est très vraisemblable que la quantité de sérum qui parvient jusque dans les milieux oculaires est en tout cas fort minime et incapable d’avoir une action appréciable.

Devant le peu de bénéfices qu’on est en droit d’escompter de l'injection intraveineuse et élanl donné les dangers qu’elle comporte on doit renoncer à cetle voie.

Reste l'introduction du sérum directemeut dans l'œil.

Ici encore l’expérimentation n'a pas été très encourageante.

Probesting essaya d’injecter à un lapin son propre sang. [l constata une décoloration du fond de l'œil, à l’examen microscopique une destruction des globules rouges (Gruefes Archiven fur Augenh, 18u2, t. XXX VIII, p: 114).

Zur Nedden injecta à des lapins du sérum humain, dans la chambre antérieure ; aucune inflammation intense ne survint. Une seule fois il y eut iritis avec formation d’'exsudat (Graefes Arch., 1906, t. LXI, g. 195).

Deutschmann dans un cas de décollement de la

rétine chez l’homme, injecta du vitré provenant d’un lapin. La réaction fut terrible et l’on crut à un certain moment à la formation d’un abcès.

Filatow’s, d'Odessa, injecta dans le vitré et la chambre antérieure du lapin, du sérum provenant de lapin, de chien, de loup. Avec le sérum de lapin il n’eut pas de phénomènes inflammatoires; avec les autres il eut des iridocyclites. Même résultat en employant le sérum d'animaux immunisés.

Sattler lui aussi essaya d’injecter du sérum sanguin dans l’œil ; ses recherches non plus ne semblent pas favorables à la sérothérapie :

« Le sérum de lapin injecté dans la chambre antérieure ou dans le vitré d’un lapin ne produit aucun symptôme d’inflammation. Le sérum d’un animal d'espèce différente provoque uniritis dans la chambre antérieure, ou, après une incubation de quelques jours, une violente inflammation du segment antérieur si l'injection a été faite dans le vitré. »

Malgré ces expériences si peu encourageantes MM. Valude, Rochon-Duvignaud et Debled ont tenté d’injecter quelques gouttes de sérum antiméningococcique «dans le vitré.Les résultats qu'ils ont obtenus ont été des plus encourageants.

Pami les observations que nous rappertons, il en est sept où la sérothérapie a été instituée. Les résultats ont été de deux guérisons complètes, deux ont conservé la vision avec une diminution de l’acuité visuelle peu accentuée. Un cas de guérison avec une très forte diminution de la vision. Un enfant est

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mort de son'infectionet dans:un:seul cas, l'injection n'a produit aucune modifications.

Il convient donc de ne: pas abandonner cette mé-thode qui semble donner de bons résultats.

La-sérothérapie s'est montrée: d'autant plus: eff: cace qu’elle a: été instituée à une époque: plus: rapprochée du début de:l’affection, d’où l& nécessite: defaire: le diagnostic au plus tôt.

La diversité de race du méningocoque nécessite: de même l'emploi de sérumipolyvalent.

Nous espérons que: la généralisation de cette: méthode de thérapeutique, si conforme à l'esprit scientifique moderne, rendra le pronostic de l’iridocyclochoroïdite: moins sombre: qu'il: n’a: été jusqu'à

présent,

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