CHAPITRE IV
Principe de la mesure des coefficients de conversion.
4. Objet du présent travail. — L'examen auquel nous venons de nous livrer montre que les résultats expérimentaux cités ne permettent pas de savoir :
1° Quel est des deux schémas de transition examinés au paragraphe 4, celui qui correspond à la réalité ;
Lh ANDRÉ BERTHELOT
2° Quels sont pour chacun des deux quanta émis les coefficients de conversion.
En effet si nous résumons les valeurs données nous obtenons :
49 kev 37 kev : : ( (85 0/0 de transi- De Vaultet Libby . F ? 63 o/o estonien Grinberg et'Roussinow. 1 50 o/o , 43 o/o (K) a Siday re En eee Mob Te
On constate que si les ordres de grandeur sont les mêmes pour le quantum de 37 kev, il n’en est pas de même pour celui de 49 kev.
Les expériences dont nous allons maintenant donner la description ont été entreprises dans le but d’éclaircir ces différents points, et comme on le verra par la suite elles y ont réussi. Nous avons pu donner les valeurs des coefficients de conversion K et L de chacun des deux quanta, montrer que ceux-ci étaient émis en cascade et que les instants d'émission étaient séparés par moins de 2,3.107% seconde.
Avant de passer à l’examen de la méthode que nous avons élaborée nous signalerons qu'elle peut être appliquée dans tous les cas où l'état fondamental du noyau présentant l’isomérie est radioactif £. La réussite de son application au brome permet de prévoir qu'il en sera de même dans les autres cas. En effet nous avons rencontré dans le cas particulier étudié deux circonstances qui compliquent les mesures et qui ne se trouveront généralement pas réunies dans les autres cas: l'émission de deux quanta au cours de la transition et la faiblesse de l'énergie des raies de conversion.
2. Rappel du problème radioactif de deux corps. — La transition isomérique du brome suivie de la désintégration 8 du noyau dans l’état fondamental :
0Br" > 10Br + s0Kr (stable)
réalise le processus connu dans les traités classiques de radioactivité sous le nom de problème de deux corps (51). Nous nous bornerons à rappeler les résultats de celui-ci en nous limitant d’ailleurs aux seuls
points dont nous aurons à faire usage.
Soit un noyau À qui se transforme avec une période T; (constante radioactive À,) en un noyau B qui se transforme lui-même à son tour avec la période T; (constante radioactive X;) en un noyau stable C.
CONTRIBUTION À L'ÉTUDE DE L'ISOMÉRIE NUCLÉAIRE es)
Supposons pour un moment que ces deux transformations soient des désintégrations £ :
pre A e B FR (Ce et que la période T, soit plus petite que la période T, (x > li). Supposons qu’à un certain instant nous soyons en présence d’un mélange de N, noyaux A et N; noyaux B. Pendant un temps d{, il se détruira AiN;dt noyaux A et il se formera la même quantité de noyaux B, cependant que 2,N:d{ de ces derniers se détruiront. On
aura donc :
aN; — — ANidt dN: —= (UN = XN:)dé.
S'il se trouve que :
dN, NN,
dNs NN:
: : N: 0 il en résultera que le rapport & ne variera pas au cours du temps
bien que N, et N; diminuent séparément, C’est ce que l’on appelle l'équilibre de régime. Cette condition est obtenue lorsque :