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Fig: 30.
&. L’absorption d’une raie monocinétique d'électrons. — Avant d'entreprendre la discussion de la courbe précédente nous commencerons par rappeler un certain nombre de résultats relatifs à la forme de la courbe d'absorption obtenue avec une raie monocinétique d'électrons.
Il aurait été intéressant que semblable étude ait été faite en utilisant un dispositif de compteurs en coïncidences analogue à celui que nous avons utilisé. À notre connaissance ceci n’a pas été fait.
Les premières mesures dont nous ferons état sont celles de Schonland (61) (62) et datent d’une vingtaine d’années. Cet auteur a étudié le passage des raies cathodiques à travers des écrans métalliques. Il ne déterminait pas la fraction transmise en comptant les électrons mais en mesurant le courant qu'ils transportaient. Chaque électron transportant la même charge, ce mode de mesure ne diffère donc pas essentiellement d’une numération ce qui légitime l’utilisation de ces résultats pour la discussion des nôtres. Ceci n'aurait pu se faire dans le cas, par exemple, de mesures à la chambre d’ionisation.
Nousneciterons parmi les résultats de Schonland que ceux qui nous seront utiles. [ls concer-
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Fig. 31. ceau incident transmise lorsque l’on fait varier l'épaisseur des écrans absorbants. Nous reproduisons (fig. 31) les courbes d’absorption dans l’aluminium relatives à des électrons de 41,4 kev et de 86,9 kev d’après la figure 5 du second mémoire de Schonland, et nous porterons notre attention sur les points suivants : 1° Ces deux courbes comportent une partie rectiligne assez étendue que l’on peut facilement utiliser pour une extrapolation et qui permet de définir par intersection avec l’axe des abscisses le € parcours extrapolé » correspondant à chacune des énergies. C’est une quantité qui apparaît bien définie.
2° Au delà du parcours extrapolé subsiste une « queue » d'électrons pouvant traverser une épaisseur sensiblement plus élevée.
39 Du côté des faibles énergies la courbe d'absorption présente une concavité vers le bas. De là résulte que l'intensité incidente sur l'écran absorbant est plus faible que celle que l'on obtiendrait par une extrapolation rectiligne. L'erreur serait respectivement de 7,5 0/0 et 1/4 0/0 pour les deux raies considérées.
Nous considérerons maintenant des mesures plus récentes de Arnoult (63) faites avec des électrons de conversion séparés au spec-
CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DE L'ISOMÉRIE NUCLÉAIRE a
trographe magnétique. Les électrons sont enregistrés par un compteur de Geiger simple, ce qui rapproche sa façon d'opérer de la nôtre. Toutefois les écrans absorbants ne sont pas en aluminium mais
en acétate de cellulose.
Notre figure 32 reproduit d’après la figure 11 du mémoire d’Arnoult les courbes d’absorption pour des raies de 24,5-36 et 60,5 kev.
Nous y retrouvons les mêmes caractères que surles courbes de Schonland.
/0 /5 20 MIcronf
Fig. 32.
De ces deux travaux nous extrairons les résultats numériques suivants dont nous aurons à faire usage.
o Porcour/ dans les écrans
+ Parcours réeb =)