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ie ER
| £Enercie 10 yodts
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Fig. 33.
40 so
En ce qui concerne les parcours extrapolés
dans l’aluminium on peut à l’aide des valeurs LA données par Schonland dresser la courbe énergie-parcours des électrons de faible énergie (fig. 33).
Des courbes d’Arnoult nous tirerons la
valeur du rapport de l'intensité extrapolée à
l’origine à l'intensité réelle à l’origine. Pour les trois raies indiquées nous trouvons 1,02, 1,06 et 1,12. Ce rapport est une fonction de l'énergie et à l’aide de ces trois points nous pouvons tracer une courbe qui nous donnera la correction à effectuer pour (les énergies différentes (fig. 34). Nous admettrons que cette correction est la même pour l'aluminium que pour l’acétate de cellulose.
5. Les parcours des raies de conversion ’Br°. — Reportons-nous à la figure 28. Nous constatons que la courbe d'absorption présente un certain nombre de cassures séparant des parties rectilignes. C’est la traduction du fait connu que le rayonnement émis par “Br comporte un certain nombre de raies de conversion. Les parcours extrapolés de ces raies seront les points d’intersection des parties rectilignes de la courbe. Nous désignerons par À, B, C, D, E les cinq portions que l’on peut distinguer. Dans la portion À, il n’y a pas d’électrons de conversion. On y trouve seulement bornes des rayons Ê de $0Br. En effet nous avons reporté en «ë la droite de la figure 26 qui représente cette absorption rapportée à 1 pour l’écran de référence. Nous voyons que dans toute la région A les points expérimentaux se placent sur cette droite.
La région B correspond à l'apparition des électrons de la raie de h7,2 kev. Le parcours de cette raie correspond à un écran de 3,79 mg./cm?. |
La région C correspond à l'apparition des électrons de la raie de 35,5 kev. Il existe une queue du genre de celles que nous avons vues sur les figures 31 et 32. Le parcours extrapolé est indiqué par l’intersection des sections rectilignes B et C. Il correspond à 2,05 mg./em?°.
La région D correspond à l'apparition des électrons de la raie de 23,6 kev dont le parcours nes bien défini — 0,95 mg./cem? d'écrans d'aluminium.
Enfin la région E indique l'existence d’une raie dont le parcours dans les écrans d'aluminium est 0,38 mg./cm°. Cette raie n'a pas été observée au spectrographe magnétique. Il est vrai que Valley et Mac Creary ont signalé que leurs plaques photographiques n'étaient pas sensibles aux faibles énergies. Nous pensons qu'il s’agit là d’une raie formée par les électrons Auger du brome. En effet lorsque la conversion dans la couche K a eu lieu le retour de l'atome à sa configuration normale se fait par chute d’un électron extérieur dans la case devenue libre et émission du quantum X correspondant. Mais ce quantum peut à son tour être converti dans le même atome en extrayant un électron L, M, N (effet photoélectrique composé ou effet Auger). La probabilité qu'a l’atome d'émettre réellement le quantum X est bien’ connue et est égale à 55 o/o dans le cas du brome. On doit donc, dans 45 o/o des cas de conversion dans la couche K, avoir émission subséquente d’un électron Auger. L'énergie d’un quantum X du
brome étant 11.9 kev, l'énergie de l’électron Auger variera selon la couche dont il sera extrait de 11,9 kev à 10,35 kev. La présence de ces électrons Auger avait été déjà signalée par Siday (55) dans le travail à la orale de Wilson dont nous avons parlé.
Les parcours extrapolés réels des raies de conversion ne sont pas les valeurs des épaisseurs d'écrans que nous avons données. En effet avant d'atteindre les écrans les rayons traversent un premier compteur rempli de vapeur d'acétone sous 23 mm. de pression à la température ordinaire, Il faut en tenir compte pour évaluer le parcours. Ce parcours dans la vapeur, de longueur 25 mm., représente une masse superficielle de 0,20 mg./em?.
De plus nous savons que le brome radioactif est réparti dans la masse d’une feuille d'aluminium battu de o,10 mg./em? d'épaisseur. Les rayons ont donc en moyenne 0,05 mg./cm? de support à traverser.
En conclusion il faudra majorer les parcours mesurés de 0,20 mg./cm°. Nous obtenons donc comme parcours :
Ra KV ES,» -me./cm?. +, 35,5 kev : 2,25 mg./cm° ONG EX PE) ES 0 D Din UN FO, 09 Guur,0. Kev:"0,08 »
Sur la figure 53 nous avons reporté ces points ainsi que la courbe de nb et nous voyons que seul le point relatif aux électrons de 23,6 kev se place sur ladite courbe. Le point d'énergie inférieure se place au-dessus de la courbe tandis que les deux points d'énergie supérieure se placent au-dessous.
Le désaccord entre nos résultats et ceux de Schouland est donc assez important surtout en ce qui concerne la raie d'électrons Auger dont le parcours se trouve être sensiblement le double de ce que nous attendions. On pourrait supposer dans ce cas que notre attribution est erronée et que les électrons en question correspondent à une raie de conversion plus énergique (environ 17 kev) et non signalée jusqu'ici, mais ceci nous semble peu probable. Nous pensons plutôt que la différence des résultats doit être recherchée dans la différence des dispositifs expérimentaux utilisés, sans toutefois pouvoir préciser davantage. Il nous paraît important d'obtenir l’éclaircissement de cette question et nous espérons que cles expériences conçues dans ce but pourront être entreprises prochainement.
Quoi qu’il en soit les quatre points obtenus nous permettent de tracer une courbe énergie-parcours valable pour notre dispositif ex périmental (fig. 33). Plus simplement même nous pouvons tracer la courbe donnant le parcours dans les écrans en faisant abstraction de la correction de 0,20 mg./cm? puisque celle-ci est toujours la même. Cette courbe nous permettra de déterminer l'énergie d’une raie lorsque nous en aurons mesuré le parcours dans les écrans d’aluminium.
6. Les intensités mesurées des raies de conversion. — Nous allons maintenant chercher à déterminer le nombre d'électrons contenus dans chacune des raies dont la courbe d'absorption indique l'existence. Pour cela il faut procéder à une extrapolation pour un parcours nul de l'intensité de chaque raie. Le zéro de la figure 28 étant relatif seulement aux épaisseurs d'écran, le parcours nul correspondra à l’abscisse — 0,25 mg./cm?.
Extrapolation des rayons 8 : d’après la courbe de la figure 26 nous pouvons sans erreur extrapoler en ligne droite, ce qui nous donne pour 100 rayons 8 mesurés avec l'écran de référence, 114 rayons Ê mesurés sans absorption.
Si nous extrapolons en ligne droite les différentes parties linéaires B, C, D, E nous trouvons respectivement comme électrons mesurés dans chacune des raies pour 114 rayons £ :
DES CE D : 4o H189
et si nous tenons compte maintenant des facteurs correctifs tirés de la figure 34 nous avons :
Bet C : 106 D : 39 E : 83.
7. Mesure du rendement des compteurs. — Les électrons des raies de conversion étant plus ionisants que les rayons £ nous devons nous attendre à ce que le rendement des compteurs soit plus élevé pour les premiers que pour les seconds. Ceci tendrait à majorer en valeur relative le nombre des électrons de conversion. Il est donc indispen-
sable de corrizer cet effet et pour cela
RE nee de mesurer le rendement des compteurs ST SÈ dans ces deux cas.
4 2 L > IN 1! Nous avons effectué cette mesure de
REP Fr la façon suivante. La source étant dis-
comeroences l'scoqueuses posée à droite du compteur D (fig. 35)
envoie des électrons de conversion et
des rayons & dans les quatie comp-
teurs ÀA;-B, CD:
Entre A et B d'une part, entre C et D d’autre part, nous avons disposé des écrans très minces (1 et 1) simplement pour éviter l'entrainement et entre Bet C nous disposons soit un écran très mince (31) soit un écran arrêtant tous les rayons de conversion (19).
Nous considérons un rayon émis par la source et qui donne lieu à une coïncidence entre A et D, le rendement des compteurs B et C en coïncidence est égal à la probabilité pour que ce rayon donne lieu à une coïncidence entre B et C.
Nous enregistrerons donc les coïncidences A, D pendant un certain temps et pendant le même temps nous mesurerons le nombre de celles