RÉSULTATS
L'étude comparée des résultats obtenus dans les césariennes hautes et dans les supra symphysaires, montre que celles-ci ne le cèdent en rien aux premières. Il y a d'excellents résultats par les deux procédés mais ils semblent meilleurs encore dans l'O. C. basse, surtout si l’on songe que celle-ci est souvent entreprise dans des cas fort suspects d'infection, cas qui donneraient un résultat désastreux si l’on tentait la césarienne corporéale. Du reste, Risacher, dans sa thèse, nous apporte d’intéressantes statistiques : il cite 393 cas d’O. C. hautes faites de 1918 à 1927 à la clinique Baudelocque et à la maternité de Port-Royal. Il observe 20 morts, soit 5,08 %. Il réunit, d’autre part, 157 cas d’O. C. basses avec 5 morts,
soit 3,1 %. Faisant une classe à part des cas suspects et des cas purs, il trouve :
Cas purs
O. C. haute : mortalité 3,2 % ;
O. C. basse : mortalité o %, Cas suspects
O. C. haute : mortalité 5,9 % :
O. C. basse : mortalité 2,1 %.
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La césarienne basse donnerait par conséquent une mortalité près de trois fois moindre, dans les cas suspects, que dans la césarienne
haute.
La statistique, que M. le professeur Grosse a eu l’amabilité de nous communiquer, ne peut qu'améliorer encore ce résultat. La statistique personnelle (service d'hôpital — que nous avons
-pu suivre au cours de notre stage — et clientèle) porte sur 55 obser-
valions :
52 observations de césarienne basse conservatrice ;
3 cas où l’opération césarienne a été suivie d’hystérectomie — une fois pour des adhérences consécutives à des opérations césariennes (r corporéale — 2 supra-symphysaires) — deux fois pour des causes étrangères à l’opération césarienne basse (utérus fibromateux — fibrôme du segment inférieur). Nous laisserons de côté ces deux derniers cas où l’hystérectomie fnt faite pour des raisons absolument indépendantes de la césarienne supra-symphysaire.
Restent 53 observations : sur celles-ci, deux femmes sont mortes, mais pour des raisons étrangères à l'intervention (ictère grave — pneumonie double consécutive à des accidents d’anesthésie, à laquelle la femme a succombé alors qu’elle était chirurgicalement guérie), et il serait injuste d’en graver le passif de la césarienne basse.
Il reste donc 5r opérations de césarienne basse, sur lesquelles nous pouvons tabler pour fournir un pronostic. Elles donnent les résultats suivants 3
Mortalité maternelle : o.
Mortalité infantile : 1.
Cet enfant. était né intoxiqué et débile d’une mère opérée d’urgence pour toxémie gravidique.
Bien que plusieurs de ces femmes aient été opérées longtemps après la rupture des membranes, quelques-unes en état fébrile, les
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suites opératoires locales ont toujours été très satisfaisantes avec une cicatrisation parfaite de l’abdomen, sans réaction péritonéale, ni suppuration.
Six femmes seulement ont eu des suites opératoires fébriles trois fois la cause de la fièvre était étrangère à l’opération (pneumonie, infection intestinale antérieure, paludisme) ; dans les trois autres cas, la femme avait de la fièvre (2 cas), ou était en puissance d'infection au moment de l'opération.
Deux femmes ont eu une phlébite bénigne, l’une d'elles avait été opérée 70 heures après l’ouverture de l’œuf et avec une température à 38°3. .
Toutes les autres femmes ont eu des suites opératoires excellentes et rigoureusement apyrétiques.
Tous les enfants ont été sauvés, sauf dans ce cas d’ intervention faite pour toxémie gravidique.
Ces excellents résultats pour la mère et l’enfant montrent mieux qu'aucun commentaire la valeur de la césarienne basse et justifient sa vulgarisation.