‹ Contribution à l'étude de l'opération de BaldwinChapitre 18 sur 46 · ETAT · texte numérisé non relu

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six ans et demi après l'intervention, a pu se rendre compte que le résultat fonctionnel se maintenait très satisfaisant (Congrès de chirurgie 1919).

Neugebauer a fait la même constatation chez ses malades, dix ans, neuf ans, sept ans après l'opération. Le mari de l’une d'elles ne voulait pas croire au vagin artificiel (Obs. xvn). Lamas déclare que sa malade, revue au bout de deux ans, est parfaitement satisfaite. Rosenthal (Obs. xxx), Walerstein (Obs. xxiv), Benthim (Obs. xx), plusieurs mois après l'intervention, retrouvent leurs opérées chez lesquelles le résultat opératoire se maintient satisfaisant, Cependant il nous faut signaler deux inconvénients légers observés dans quelques cas. C'est d’abord la persistance de la sécrétion au niveau du néo-vagin iléal. Au début surtout elle peut être abondante et gêner la malade. Mais cette sécrétion ne tarde pas à se tarir quelque temps après l'opération ainsi que l’ont constaté Neugebauer (Obs. x1v) - Wallerstein (Obs. xxiv), Sénéchal (Obs. 1v), Hortolomeïi, Liebl (Obs. x - x1).

D'autre part, il arrive parfois que les premières tentatives de coït s'accompagnent de sensations désagréables, Le plus souvent elles ne sont pas intenses et disparaissent complètement dans la suite (Neugebauer). Dans deux cas seulement ces douleurs étaient violentes et persistantes.. Dans le premier, A. Schwartz attribue ces coliques douloureuses à l'utérus développé qu'il avait négligé d'enlever. Au cours d’une opération secondaire, il pratiqua l'hystérectomie et sectionna le coin mésentérique devenu inutile, Depuis la malade n'a plus éprouvé de symptômes douloureux.

Dans le second cas (Baumgartner), l'opération fut rendue difficile à cause d'une mésentérite rétractile. Les coliques intenses observées à la moindre tentative de

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dilatation vaginale étaient probablement dues à la briève: té accidentelle du méso. Baumgartner fut obligé de sectionner secondairement le pédicule mésentèrique et les phénomènes douloureux cessèrent. Ce sont donc des circonstances exceptionnelles qui ont provoqué dans les deux cas ces douleurs intenses et nécessité une deuxième opération.

Nous avons vu au début de ce chapitre que Mori modifiant la méthode de Baldwin préconisa la suture à la vulve d’une des extrémités de l’anse. Il n'est pas toujours possible d'agir ainsi. Chaton, Abadie, Juvara, par exemple, voulaient faire un Mori et durent se résigner à suturer à l'orifice vulvaire le sommet de l’anse exclue. La brièveté du mésentère de l’anse iléale ne permet pas toujours son abaissement longitudinal. Et mème lorsque je Mori est possible, il exige inévitablement des tiraillements du méso. Le rétrécissement, survenu chez une malade de Neugebauer (Obs. xv) provoquant un raccourcissement du vagin en est probablement la conséquence. D'autre part l'extrémité libre de l’anse a quelque peine à s'adapter sur tout le pourtour de l'orifice vulvaire, notamment en arrière du méat urinaire. Une déchirure du méso à ce niveau peut se produire. C’est ce qui explique le rétrécissement de l'orifice vaginal, observé par Neugebauer (Obs. xxvi et xxv) chez deux autres opérées. Heureusement la dilatation aux bougies de Hégar put rétablir la perméabilité du vagin. D'ailleurs l'existence de deux néovagins ne présente aucun inconvénient. Dans de nom- ‘breux cas une des branches intestinales s’efface d’ellemême. Au cours des séances de dilatation faites après l'opération, cet effacement s’accentue encore si on a soin d'introduire les bougies de Hégar toujours dans le même néo-vagin. Papanicol a même signalé la rétractation

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spontanée de l’éperon, et il conclut qu'il ne faut pas se hâter de le sectionner. Si cependant l’éperon persiste, on le supprime par section ou par écrasement ce qui 4e présente aucune difficulté.

Aussi nous croyons qu'il est préférable de suturer à la vulve le sommet de l’anse ou mieux encore, comme l'a proposé Renon (1), sa partie convexe qui se laisse le plus facilement attirer vers le bas. On obtient ainsi deux va-

gins accolés en J.

(1) Thèse Foucauld, Bordeaux, 1913.

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