XIX
OBSERVATION DU D' WEIBEL (Résumée)
Geburtshilflich Gynäkologie Gesellschaft in Wien Slizing,
9 décembre 1919. — In Zen. Für Gynäk, n° 13, Mars
Femme âgée de 24 ans. Depuis l’âge de 14 ans, molimen menstruel. Désir sexuel intense, elle est fiancée et veut se marier ; elle désire se faire opérer.
Les bords de l’hymen sont précis, reconnaissables. Derrière on trouve un cul-de-sac profond seulement de quelques millimètres. Organes génitaux externes bien développés. Aucune difformité. Par le toucher rectal on sent entre la vessie et le rectum une masse mobile médiane, grosse comme une cerise qui semble être utérus rudimentaire. À droite, sur le côté du bassin, on peut palper un ovaire. À gauche, on ne sent rien.
30 octobre 1919. — Opération d'après la technique de Baldwin. Création d’un canal entre l'urêtre et la vessie, d'une part, et le rectum, d’autre part, jusqu’au péritoine. Ensuite laparotomie. La masse placée entre le rectum et la vessie peut être considérée comme l'utérus. Des deux côtés de cet utérus se trouvent deux tubercules d’un doigt d'épaisseur, fusiformes qui sont manifestement les cornes de l'utérus. De ces cornes partent deux trompes qui se dirigent vers les ovaires. L'ovaire droit est situé au niveau de la ligne innominée, le gauche beaucoup plus haut.
Libération de l’anse iléale la plus inférieure sur une longueur de 20 centimètres environ, Entéro-anastomose latérolatérale. Large incision du cul-de-sac péritonéal en arrière de l'utérus rudimentaire. A travers cette fente on attire l’anse iléale libérée dans le canal inter vésico-rectal. Elle est fixée par un sommet à la vulve. L'anse iléale est ainsi en forme d'U. Les lèvres de l’incision du sommet de l’U iléal sont suturées par des points À la soie aux lèvres de l'incision vulvaire. On
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ne fixe pas l’anse à l'incision péritonéale à cause de l'accès difficile.
Suites opératoires sans incident, Deux semaines après on peut faire pénétrer sans difficulté un doigt dans le néo-vagin. Dilatation avec les bougies de Hégar jusqu’au n° 30. Il existe un éperon qui pourra facilement être incisé plus tard.
OBSERVATION DU D' BRENNER (Heidelberg)
(Résumée)
MonalsSchrift für Geburtshilfe und gynak. Bd LIV-Hft 2. In Zenir. Für Gynäk., n° 25, 1921
Femme âgée de 23 ans. Elle n’a jamais été réglée et n’a jamais eu de molimen. Elle à un aspect florissant et sain, A la place de l'entrée du vagin on trouve une membrane inin- Lerrompue : absence complète du vagin, organes génitaux internes rudimentaires.
La malade accepte l'opération car elle désire se marier.
On suit axactement la technique fixée par Mori. La cicatrisation se produit sans incidents, abstraction faite d’une bande de nécrose au niveau de la suture vulvaire. Cependant cette portion de la muqueuse du néo-vagin s’épidermise après une dilatation à l’aide de bougies poursuivie assez longtemps.
OBSERVATION DE ZWEIFEL (Résumée)
Zentral Für Gynäk., n° 27, 1921
Jeune femme d'une constitution parfaite présentant tous les caractères sexuels secondaires de la femme. Organes génitaux externes normaux, sensibilité sexuelle normale.
Opération de Baldwin. La malade accepte l'opération malgré ses dangers, preuve de l'infortune de ces femmes qui préfèrent risquer une opération que de vivre dans un état de moindre valeur.
Péritonite. — Phénomènes de perforation intestinale. Opé-
ration. On trouve auprès de l’entéro-anastomose un trou de la grosseur du petit doigt. Pas de sphacèle du vagin artificiel.
Il est clair que la perforation intestinale ne fut pas faite au cours de l’opératfon. Elle a été provoquée par du sphacèle de l'iléon probablement dû à la trombose d'une artère mésentérique.
OBSERVATION DU D' BENTHIN Zentralblalt Für Gynäk., n° 37, Septembre 1921
IT s’agit d'une couturière de 27 ans, qui consei'lée par son Iari vint à la consultation médicale de la « Polyclinique » pour que l'on remédie à son infirmité. Elle accepta avec joie l proposition de lui faire un vagin artificiel et elle persista dans sa résolution malgré les risques auxquels elle s'exposait. La conformation générale de la malade ne présentait aucune patlicularité, Cette femme était forte, elle avait un visage res-
plendissant de santé et était bien conformée : seins développés ainsi que les poils. Les organes génitaux externes ne laissaient pas supposer une absence de vagin. Cependant, à la place du vagin existait une dépression laissant pénétrer l'extrémité du petit doigt. On ne pouvait percevoir, par le palper, l’utérus ; on sentait seulement à droite et À gauche deux cordons divergents. Sous anesthésie on pouvait palper les ovaires de la grosseur d’un haricot, situés sur les côtés du bassin. Après une préparation soigneuse de l'intestin, nous avons opéré la malade en suivant exactement la technique décrite par Stœkel dans un article intéressant paru dans la Zentr. für. Gynak, n° x,
Anesthésie intra rachidienne. Section transversale vulvaire. Décollement des tissus jusqu'au cul-de-sac péritonéal qu'on ne sectionne pas.
Après avoir bourré de compresses, on pratique la laparotonie. s ,
Environ à 20 centimètres du cæcum, on voit une anse dont le mésentère est assez long. On isole 20 centimètres d'’intestin. On suture les 4 surfaces de section entéro-anastomose latéro-latérale. Je passe un fil au milieu de l’anse exclue et à l’aide d’une pince-clamp, je l’attire à la vulve. Cette manœuvre se fait un peu difficilement ; pendant la traction de l’intestin la vessie avait tendance à se glisser dans le canal préparé pour recevoir le néo-vagin.
On s'aperçoit que pendant la traction des vaisseaux mésenteriques, l’anse est änimée de fortes pulsations. Fermeture de l'abdomen après avoir placé un drain par lequel on injecte à titre préventif, 200 centimètres cubes d'éther dans la cavité péritonéale.
L'opération a été bien supportée. Quoique la malade ait eu une élévation de température, la situation n’a jamais été inquiétante. La sécrétion péritonéale était minime et séreuse. 6 jours après l'opération la sécrétion a une odeur fécaloïde ; 10 jours après, elle était redevenue séreuse.
11 jours après on enlève le drain. L'ouverture marquant son emplacement se forme rapidement.
Le 14° jour, la malade peut quitter le lit. Le 18° jour, je peux déjà la présenter comme guérie au cercle des médecins.