ETI
Suture bout à bout de l'intestin après avoir isolé une anse iléale de 15 centimètres de long. Une des extrémités de cette anse est attirée le plus possible hors de la vulve, et le nouveau vagin est légèrement sectionné en deux endroits pour éviter le rétrécissement de l'entrée. Guérison sans incidents. La ma lide se lève le 18 mars et quitte l'hôpital le 25 mars.
Un an après (1912) la malade se présente. Elle est mariée et satisfaite. Le coït est pratiqué sans douleurs et avéc satisfaction pour les deux conjoints. Pendant le premier mois, la sécrétion du néo-vagin était désagréable. Actuellement, elle a cessé presque complètement.
Ca
DEUXIÈME OBSERVATION
Femme R.., âgée de 30 ans. Le premier examen fait le 23 septembre 1913 montre le manque de vagin. Par le toucher rectal on sent à gauche une tumeur de la grosseur d'un: œuf d’oie. Sur l'insistance de la malade, qui est fiancée et qui a des désirs sexuels, on pratique l'opération de Baldwin, le 5 novembre 1913. Suture de l'intestin latéro-latérale. -
Un petit abcès, survenant: dans l’incision, retarde la guérison. | |
Sortie à 6 semaines de là: Suites opératoires comme dans le premier cas.
> ans et demie plus tard, le 4 février 1919, cette femme retombe brusquement malade. On diagnostique un iléus. Mon collègue Hahn (j'étais à ce moment-là en voyage) opère la malade. Il trouve à droite de l'ombilic une anse intestinale étranglée. Drainage à cause d'une gangrène intestinale menaçante. À trois jours de là, il se forme à la partie inférieure de l'incision abdominale une fisture stercorale, qui ne disparaît que lentement : .
La malade guérit bien ; la fistule se ferme mais pas complètement.
C'est pour cette raison que dix semaines plus tard, dans l'intérêt de la’ malade, mon collègue Hahn, que j'aidais, opère de nouveau.
Résection de l’anse intestinale qui formait la fistule sur une longueur de 15 centimètres.
Anastomose intestinale à l’aide de boutons de Murphy. Drainage. Le 12 avril, une selle s'évacue par la plaie. Le 28 avril 1919, mort par péritonite due à une perforation intestinale. |
XXVI Er XXVII OBSERVATIONS DE NEUGEBAUER
Zentralblalt Für Gynäkologie, n° 10, Mars 1922
PREMIÈRE OBSERVATION
Monika K..., 24 ans, célibataire, était toujours bien portante, mais n'avait jamais élé réglée. Depuis l’âge de 17 ans, elle avait tous les mois régülièrement de la céphalée et une sensation de pesanteur dans le bas-ventre. Ces troubles duraient 2 à 3 jours. Depuis quelques années elle avait aussi des épistaxis et des hématémèses. Elle ne s'était pas mariée parce qu'elle savait que ses organes génitaux n'étaient pas normaux. Pendant un essai unique elle n'avait ressenti aucun plaisir.
Femme sanguine et forte chez laquelle tous les caractères secondaires de son sexe sont développés. Seul le vagin manque: À la place de l'entrée vaginale se trouve une surface circulaire et plane.
Le 2 avril. - - Opération. Anesthésie à l’éther-scopolaminemorphine. Incision vulvaire longitudinale. Décollement de l'espace inter vésico-rectal jusqu'au péritoine. Le canal est élargi et on y introduit un tampon qui fait saillie dans le Douglas.
Laparotomie. — Résection d’une anse iléale inférieure de 15 centimètres de long. On fixé un fil solide à l'extrémité qui doit être amenée à la vulve. L'autre extrémité est suturée d'après Doyen). Entéro-anastomose latéro-latérale. Incision du cul-de-sac de Douglas . Une petite blessure vésicale est suturée. L'incision du cul-de-sac de Douglas est aussi agrandie. Le fil
fixé à l'’anse est alors tiré vers la vulve. Cette manœuvre $e fait facilement sans déchirures du mésentère. On réduit l'incision du Douglas. Fermeture de l'abdomen. |
L'anse iléale qui a une couleur normale et qui saigne est suturée à la vulve. s
Abstraction faite d’un kyste de l'ovaire droit, l’état des organes génitaux internes était le même que dans la plupart des cas de ce genre : ovaires bien développés, utérus et trompes rudimentaires.
11 avril. — Bonnes suites opératoires, sans fièvre, sans nécrose du néo-vagin, sans sécrétion.
12 avril. — On commence la dilatation avec les bougies de Hegar.
16 avril. — La bougie n° 26 passe facilement et sans pro-
voquer de douleurs ; on peut également introduire deux doigts dans le vagin, sans en atteindre le fond.
19 avril. — La malade est présentée au cercle des médecins de Mahrisch-Ostrau et des environs.
9 novembre 1921. — La malade n’a eu aucun rapport
sexuel. Sténose du néo-vagin située à 3 centimètres en arrière de la suture iléo-vulvaire. La bougie de Hégar n° 6, peut, seulement, passer.
21 novembre. — Opération. Anesthésie, éther-scopolaminemorphine. On coupe les points de suture. Les brides cicatricielles reliant le canal inter vésico-rectal et le néo-vagin sont encore lâches de sorte que ce dernier se laisse très facilement altirer au dehors. On constate alors que le rétrécissement ne porte pas seulement sur l’anse iléale, mais aussi sur le canal inter vesico-rectal, La partie rétrécie de l’anse iléale est incisée longitudinalement. De même la portion rétrécie du canal est fendue et dilatée. Le rétrécissement est d'ailleurs limité à l'orifice vulvaire. On peut alors faire pénétrer la bougie de Hegar n° 26. On suture l'anse à la vulve. Le 18 décembre, le Hégar 28 pénètre facilement et sans provoquer de douleurs.
DEUXIÈME OBSERVATION
Anna D.., 24 ans, mariée depuis » ans, jamais réglée. Jusqu'à 21 ans, aucune fatigue. A partir de ce moment toutes les semaines elle à régulièrement des « élancements » dans
l: bas-ventre qui duraient 8 jours. Jamais d’hémoptisies, ni d’hématémèses; cependant dans les mains et les pieds sensation de chaleur. Ses rapports sexuels avec son mari ne lui procurent aucun plaisir. Depuis son jeune âge, adiposité extraordinaire. Les caractères sexuels externes bien développés. Le vagin manque.
Le 31 octobre 1921. — Opération. Anesthésie, éther-scopolamine-morphine. Technique de Baldwin-Hæberlin comme dans le cas précédent. Les organes génitaux internes sont conformés comme d'habitude. À cause de l’abondance du tissu graisseux, de la profondeur du champ opératoire, de l’étroitesse du mésentère et de la distance considérable de la vulve au Douglas, l'opération est plus longue et plus difficile.
En particulier, l’abaissement de l’anse isolée est laborieux et peut être effectué seulement avec les doigts sans le contrôle des yeux. Finalement l’anse isolée est descendue avec peine jusqu'à la vulve où on la suture. Fixation de l’anse par quelques sutures séreuses. On néglige la suture de l’incision du Douglas. -
Le 9 novembre. — Guérison sans réaction, sans élévation d* température. À noter seulement une petite suppuration de l'extrémité inférieure de l’incision abdominale.
Dilatation avec les bougies de Hégar. :
Le 16 novembre. — Le vagin marque une tendance au rétrécissement. Au cours de la dilatation, il faut toujours débuter par les plus petites bougies.
On rencontre une certaine résistance et on provoque des douleurs chez la malade. Evacuation d’une sécrétion claire et fluide
Le 13 décembre. — La longueur du vagin mesure 17 centimètres, La bougie n° 28 passe facilement. La sécrétion du néo-vagin a presque totalement disparu. La malade quitte la clinique.
Le 19 décembre. — Le mari nous déclare que les rapports sexuels sont maintenant faciles et ne présentent aucune difficulté. Ils s’'accompagnent de sensations voluptueuses chez la femme.
XXVIIL er XXIX