‹ Contribution à l'étude de l'opération de BaldwinChapitre 38 sur 46 · COR · texte numérisé non relu

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d'un demi centimètre de profondeur. Le toucher rectal ne

permel pas de sentir trace del’utérus. Il n’y a également jamais eu de douleurs à forme périodique.

La malade et son inari réclament une intervention ; elle entre à l'hôpital et je l'opère le 14 décembre 1921. La guérison à été obtenue rapidement malgré une élévation marquée de température due à un abcès qui s’est évacué par le néo-vagin. ‘Le 7 janvier 1922, elle pouvait rentrer chez elle.

nl existe un double conduit. C’est le gauche le plus court qui se présente naturellement ; deux doigts pénètrent facilement ; la malade calibre du reste son orifice avec un mandrin Péfique, La sécrétion muqueuse n'est pas abondante.

OBSERVATION DU D' ROSENTHAL Zentralblatt für Gynäkologie, n° 27, 1922

Il s’agit d’une jeune fille de 21 ans, grande, forte, d’une santé florissante, d’un type absolument féminin. Les différents appareils sont sains. Poils bien développés. De même les grandes et petites lèvres et le clitoris. Le palper bimanuel ne décèle aucun utérus. La malade déclare que tous les mois, elle a dans le bas-ventre des tiraillements. On pense: alors qu'il s’agit d'une atrésie du vagin et comme la malade, lors de l'examen bimanuel, se contractait violemment, on l’examine sous anesthésie générale. Ce nouvel examen ne permet pas non plus de senüir l'utérus.

Le conduit urinaire est large et laisse passer sans peine l'index. Entre temps, la jeune fille nous avait dit qu'elle était fiancée et qu’elle désirait se marier, Mais que son fiancé et elle-même voulaient savoir si le mariage était possible.

On expose la situation à la jeune fille, à son père et à son fiancée. On leur déclare qu'il était possible de former un vagin par une opération, de sorte que les relations sexuelles

OR

pourraient avoir lieu. Mais que les règles et la grossesse étaient impossibles. L'opération est acceptée. Elle fut pratiquée le 8 janvier 1921, selon la technique de Baldwin. Je choisis cette méthode parce que je voulais constater par la laparotomie s'il n'y avait réellement pas d’utérus. Les douleurs mensuelles qu'éprouvait la jeune fille me laissaient dans le doute.

Et je voulais, au cas où j'aurais trouvé un utérus normal, essayer de le mettre en communication avec le néo-vagin, chose impossible à réaliser avec « le Schubert ».

Opération. — La malade est placée en position déclive, 12 bassin soulevé par un pelvis ; de sorte qu'on pouvait sans grand déplacement opérer sur l'abdomen et sur la vulve.

Laparotomie médiane, sous-ombilicale. L'utérus et le vagin manquent. complètement. Une gouttière se trouve placée au niveau de la voûte vaginale et se dirige vers le haut. À chaque extrémité se trouve un tubercule de la grosseur d’un haricol. |

Les deux ovaires sont grands et bien développés. On cherche l’anse grêle la plus abaissable. Elle se trouve à environ 70 centimètres du cæcum. Exclusion de 15 centimètres d'’intestin, d’après la technique habituelle. On pince l'intestin et on placé quatre sutures. Incision. Anastomose latéro-latérale en respectant le péristaltisme.

Je n'incise point le mésentère de l’anse exclue. Je l’ai laissé en complète union avec celle-ci.

Décollement de l’espace urétro-vésico-rectal.

Incision vulvaire avec excision d'un lambeau circulaire. On arrive au cul-de-sac de Douglas. On établit ainsi un espace libre dans lequel sera logé le néo-vagin. Fente du Douglas. On place sur l’anse exclue un fil attaché à une sonde placée dûns l’espace vésico-rectal.

On amène ainsi l’anse exclue à la vulve. Cete manœuvre se fait facilement sans tension. On fixe l'extrémité supérieure de l'anse dans l’incision du cul-de-sac péritonéal.

Suture de la paroi abdominale par plans successifs, après avoir placé un drain dans le bassin.

On ouvre ensuite l’anse exclue à environ 4 centimètres de l'extrémité inférieure, On suture l’anse à la vulve et on y introduit un gros drain.

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