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et la soudure se font progressivement en débutant au milieu du cordon génital. Il en résulte qu'au début les deux extrémités du cordon sont bifides. Le vagin est d'abord double et l'utérus est bicorne. Si l'embryon, qui est encore asexué, s'oriente vers le sexe féminin le cordon génital reste uniquement formé par les canaux de Müller et constitue le canal utéro-vaginal de Leuckart.
Le vagin se forme vers le quatrième mois. L'épithélium est le siège d’une active prolifération. Les cellules pavimenteuses statifiées forment la lame épithéliale de Tourneux.
Dans le mésoderme sous-jacent, prennent naissance des bourgeons, ébauches des futurs culs-de-sac. Du cinquième mois à la naissance, les cellules centrales du cordon vaginal se désagrègent. La cavité du vagin se trouve ainsi créée. Les colonnes et les plis de la muqueuse apparaissent. En même temps se forme le muscle vaginal d'origine mésodermique, qui arrive au contact de l'utérus vers le septième mois.
Suivant certains auteurs, la partie toute inférieure du vagin est formée par le sinus uro-génital. Tourneux et Wertheimer admettent, au contraire, que les canaux de Wolf participent à la formation du segment hyménal du vagin en $e fusionnant avec les conduits de Müller. Quoi qu'il en soit, lorsque le vagin manque, on observe très souvent l'existence d'une dépression vulvaire plus ou moins profonde.
L'absence congénitale du vagin peut s'expliquer par un arrêt de développement survenant au cours de la vie intra-utérine.
Si cet arrêt se produit très tôt, les conduits de Müller font complètement défaut. Il y a done absence non seu-
lement du vagin mais de l'utérus et des trompes. Le fait
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loi
n'a jamais été observé chez les adultes, car une telle anomalie s'accompagne de malformations graves incompatibles avec la vie. Le
Lorsque le développement des organes génitaux subit un arrêt plus tardif, la désagrégation de la lame épithéliale ne se produit pas et le vagin est remplacé par un cordon fibreux et dense, Parfois même, si la fusion des canaux de Müller n’a pu se faire, on trouve deux tractus distincts sur la paroi postérieure de la vessie.
Mais ce qu'il est important de retenir, c'est l'origine
commune mullériène du vagin, de l'utérus et des trompes. Ge fait nous explique l’atrophie plus ou moins complète de ces organes dans la presque totalité des cas d'absence congénitale du vagin.
Parfois même l'utérus est complètement absent (Rosenthal, Obs. xxx, Brouha, Baldwin, Herzen). Le plus souvent, il est rudimentaire ; il se présente sous la forme d'un cordon transversal terminé à ses deux extrémités par un renflement ou un nodule bicorne (Dhallium, Obs. xxxxHI), Girard à vu l'utérus représenté par trois noyaux fibreux réunis entre eux. M. le Professeur agrégé Costantini a trouvé chez sa malade un utérus infantile de trois em. de long (Obs. xxxvin).
Enfin, ce n’est qu'exceptionnellement qu'on trouve un utérus bien développé, ce qui d’ailleurs ne veut pas dire qu'il soit normal, comme le prouve l'observation d'A. Schwartz. Get auteur essaya sans succès, chez une malade atteinte d'absence congénitale du vagin et opérée suivant la méthode de Baldwin, de suturer l'utérus, qui était bien développé, au néo-vagin iléal. Au cours d'une opération secondaire, il enleva l'utérus inutile et put constater que sa caÿité centrale ne communiquait ni avec le col
ni avec les trompes.
Signalons que très souvent l'utérus est déplacé vers le canal inguinal, ce qui s'explique par l'arrêt de développement du-ligament rond.
Les trompes péuvent être normales, mais presque toujours elles sont à l’état de cordons pleins.
Une des trompes peut manquer.
L'état des ovaires n’est pas en rapport avec celui du vagin et de l'utérus. Cela s'explique par leur formation aux dépens d’un renflement des corps de Wolf et non des canaux de Müller. Dans de nombreux cas, les ovaires sont donc normaux et même à leur niveau, on constate l’existence de corps jaunes et de cicatrices. Très rarement ils sont hypertrophiés (Wright, Obs. xxx1). Souvent existent à leur niveau des tumeurs kystiques (Neugebauer Obs. xxvi, Sénéchal, Obs. 1v, Dhallium. Obs. xxxxim). Enfin, les anomalies de siège sont fréquentes.
En ce qui concerne les organes génitaux externes, on peut dire qu'ils sont toujours normalement constitués à cause de leur origine différente de celle du vagin.
Nous avons cependant trouvé les observations (Brosmann, Obs. xur, Weibel, Obs. xxxvr), de deux malades chez lesquelles les organes génitaux externes étaient anormaux (clitoris hypertrophié). Mais dans ces cas, il s'agissait certainement de pseudo-hermaphrodites. La vuive peut être infantile, Haüff, chez une femme de cinquante et un ans présentant une absence congénitale du vagin, a observé une vulve petite, mal développée, semblable à celle d’une fillette de dix ans.
Il est intéressant de noter l'existence fréquente, lorsque le vagin manque, d'un urètre dilaté. Cette anomalie, n’est pas due à des actes contre nature car on l’a observé chez des femmes non mariées et d’une moralité parfaite. Mais elle permet souvent aux conjoints de pratiquer à leur insu le coït utra-urétral,
Rufs S
Boursier a signalé, dans un cas, la présence au niveau de l'orifice de l'urètre d'un hymen en collerette.
Les malformations que nous venons de passer en revue, mises à part, les femmes, présentant une absence congénitale du vagin, sont par ailleurs bien constituées, normalement développées, vigoureuses et l'appétit sexuel existe dans la plupart des cas.