OBSERVATION PERSONNELLE
Mme V..., père mort d’une apoplexie. mère morte à la suite de phénomènes cardiaques.
Peu d’antécédents :rougeole à6 ans; réglée à 13ans; crises d'hystérie au moment de la puberté : sensations d’étouffement, douleurs ovariennes, hyperesthésie cutanée passagère.
Mariée à 18 ans; pas d'enfant, jamais de fausse-couche.
La malade,à l’âge de 47 ans, est sujette à des phénomènes de dyspepsie qui sont rattachés à laneurasthénie; en même temps les règles qui avaient toujours été abondantes, régulières, d’une régularité exceptionnelle avec cette particularité qu’elles avançaient de quatre jours chaque fois, deviennent irrégulières et dans leur mode de retour et dans leur quantité.
La malade, alarmée, entre à Cochin, pavillon Pasteur, salle Lorrain, lit n° 12, où elle à été opérée d’une hernie au mois de juin dernier. On lexamine au point de vue des lésions possibles du côté de l'utérus ou des annexes, l’examen est négatif; on rapporte les troubles menstruels et la
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dyspepsie qu’elle présente à la ménopause, on conseille l'emploi de capsules d’ovarine. La malade a été revue le lundi 21 novembre. Elle a pris régulièrement des capsules d’ovarine dans les quatre jours qui précédaient ses règles et pendant la durée de ses règles. Le résultat est excellent : les vertiges, la lourdeur d'estomac, les bouffées de chaleur et l’irritabilité que présentait la malade dès le moment où les menstruations sont devenues irrégulières, toutes ces manifestations sont disparues.
Notons que la malade, depuis le mois d'octobre dernier, n’a pas revu ses règles.
OBsERvATION I (Muret, 16 décembre 1893). (1)
Madame M..., 54 ans, a eu 10 enfants. Ménopause à 52ans. Depuis nervosisme, vapeurs.
Actuellement vapeurs fréquentes, jour et nuit; maux de
reins violents ; femme très grasse ; organes génitaux en voie
d’atrophie.
Diagnostic : Troubles de la ménopause.
Traitement : 7 injections d’ovarine en 15 jours, de 0,5 cha-
cune.
Résultats : Dès la première injection grande amélioration, vapeurs moins fréquentes ; retour du sommeil; maux de reins graduellement disparus. Depuis malade bien portante (juin 1896).
OBsERvATION II (Muret, 20 avril 1894)
Mademoiselle T..., 47 ans; depuis 2 ans, règles irrégulières ; nervosisme; dépression; manque d'énergie et de
(1) Nous n’avons relaté dans notre thèse que des observations qui n’ont pas été publiées dans la thèse de Linac ni dans celle de Gomès.
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volonté; vapeurs, syncopes, faiblesses, angoisses, Sensation de chaleur.
Actuellement règles irrégulières, flueurs blanches ; faiblesse générale, nausées, angoisses qui lempêchent de vaquer à ses occupations.
Diagnostic : Anémie grave, catarrhe du col avec érosions papillaires ; troubles de la ménopause.
Traitement : Après l'emploi de divers médicaments qui furent sans effet, on fait du 20 avril au 6 juillet 1894, 25 injections d’ovarine (de 0,5 chacune). Après les 10 premié- ‘res injections grande amélioration (moins agitée, moins de vapéurs, plus de nausées). Après la 15° injection, plus de syncopes, appétit meilleur, plus de mal aux reins ; peut reprendre vie active; règles plus fréquentes mais peuabondantes.
En août, se trouve moins bien.:
Du 30 août à fin novembre, injections d’ovarine de 0,5 (30 grammes en tout).
Depuis bonne santé habituelle (juin 1896).
OBSERVATION II (Muret, 3 octobre 1894).
Madame de V.., a eu un enfant à 24 ans; ménopause il y à 8 ans; a actuellement54ans. Accuse nervosité, faiblesse, fatigue générale, vapeurs, névralgies intercostales; de plus, agitée, insomnie, vapeurs constantes; maigre et pâle ; organes génitaux sains (M. Pinard). Tachycardie. Diagnostic : Troubles nerveux consécutifs à la ménopause.
Traitement : Bromure, valériane, massage; 11 injections d'ovarine de 0 gr. 50; amélioration sensible (teint meilleur, traits moins tirés, sensations anormales diminuées). Du
28 octobre au 7 novembre, 5 injections nouvelles, Passe un
bon hiver à Paris et redemande parfois des injections d'ovarine.
OBSERVATION IV (Muret, 8 octobre 1894).
Mademoiselle M..., 61 ans; ménopause à 55 ans; dès lors pollakiurie nocturne, polyurie, vapeurs, congestion céphalique, faciès violacé. Craint la chaleur. Urines normales.
Diagnostic : Troubles nerveux consécutifs à la ménopause.
. Traitement : En octobre et novembre 1894, injection de 15 grammes d’ovarine; amélioration lente, graduelle, sûre qui persiste jusqu’en juin 1896. N’urine la nuit qu’une ou deux fois (au lieu de 8 ou 10). La pollakiurie n’existe plus quelors des changements de temps et pour quelquesheures.
OBSERVATION V (Muret, 8 octobre 1894).
Madame D...; ménopause depuis un an; depuis lors, beaucoup plus nerveuse; vapeurs, céphalée, transpirations subites.
Actuellement vapeurs pénibles, fréquentes, ne peut supporter la chaleur, maigre et pâle, urines normales; organes génitaux atrophiés.
Du 8 décembre 1894 au 29 février 1895, 21 injections d’ovarine de 0,5; amélioration considérable dès la 3 injection, vapeurs moins fréquentes, moins fortes: peut rester près du feu; dort mieux, moins nerveuse; après une interruption de 15 jours de traitement, s’est sentie moins bien. Depuis le 29 février 1895, amélioration durable malgré persistance de nervosité.
OBSERVATION VI (Muret, mai 1896).
Madame W...,53 ans, ménopause depuis 1 an et 2 mois; depuis lors à engraissé et accuse des vapeurs, des transpirations abondantes. Constipation. Prurit vulvaire. Maux de reins. Adipose générale. Anémie. Utérus petit en rétroflexion. Vulvite sénile.
Pastilles d’ovarine de 0,25, deux par jour du 11 mai au 28 mai 1896.
28 mai 1896, vapeurs moins fréquentes mais plus intenses. Transpiration. Maux de reins diminués ainsi que constipation. Dort mal.
Prescription d’ovarine (3 pastilles par jour de 0.3).
OBSERVATION VII (Muret, mai 1896).
Madame R...,58 ans. À eu 4 enfants. Ménopause depuis 7 ans. Vapeurs et transpirations profuses, subites, depuis 3 ans.
Diagnostic. — Troubles nerveux de la ménopause.
Actuellement vapeurs, transpiration. Envies fréquentes d’uriner. Douleurs aux reins, bras, jambes. Pâle et maigre. Utérus en état d’atrophie sénile. Urines normales.
29 mai 1896. 3 pastilles d’ovarine par jour de 0,25.
9 juin 1896. — Vapeurs moins fréquentes, plus de trans-
pirations, appétit meilleur, plus d’entrain et de courage. Ni douleurs, ni troubles sérieux.
10 juin 489%. Continue à se sentir bien. N’a plus guère de vapeurs.
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OBSERVATIONS VIII et IX (Touvenaint).
On trouve dans le travail de Touvenaint 2 observations qui ont trait à des malades chez lesquelles les troubles de la ménopause physiologique furent intenses. Dans l’un et l’autre cas, l’administration de substance ovarique a causé une amélioration considérable.
2° Ménopause chirurgicale.
Les accidents dus à la ménopause chirurgicale ont quelques caractères utiles à retenir.
Outre qu’ils peuvent se prolonger, sans accalmie, et assombrir l’existence, ces accidents ont parfois une longue durée. En thèse générale, on peut dire qu’ils durent d’autant plus longtemps que l’opérée est plus jeune,qu’ils sont d'autant plus intenses que la lésion annexielle qui détermine à la castration est récente et peu prononcée. Ils mettent des mois, des années (1) même à disparaître spontanément, tant est long souvent à se rétablir cet équilibre physique etmoral qu'avait détruit la castration.
OBSERvVATION X (Muret)
Mme P..., 29 ans, 19 février 1894. Troubles nerveux consécutifs à une oophosalpingectomie double.
Antécédents. — À eu un enfant et une fausse couche. En 1892, oophorosalpingectomie double en Amérique (salpingite blennorrhagique et ovaires microkystiques). Dès lors,
(4) Le plus souvent un à deux ans.