‹ Contribution à l'étude de l'opothérapie ovarienneChapitre 17 sur 23 · OBSERVATION XX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XX

Mme B..,, 50 ans. À eu 6 enfants. Réglée depuis 15 ans, toujours très peu. Règles encore régulières.

Depuis 6 mois vapeurs? à 3 fois par jour. Maux de reins. Douleurs abdominales. Constipation. Femme grasse à figure congestionnée, Organes génitaux NOTMAUX.

Du 19 mai au 14 juin 1896, 2 pastilles d’ovarine par jour de 0,25 pendant une semaine alternant avec une semaine de prises de seltz de Carlsbad.

Vapeurs moins fortes, moins fréquentes, même lors du travail. Maux de reins ont diminué. Selle quotidienne.

OBSERVATION XXI (Muret)

Mad. F.., 28 ans. Cessatio mensium præcox.

Antécédents. —Règlée à 16 ans. Ménopausestoujours peu abondantes, durée 2 jours, régulières. Mariée depuis 4 an 1/2 : dès lors règles plus fortes, mais irrégulières. Depuis décembre 1893, cessation complète des règles. Dès lors, vapeurs et maux de tête; a engraissé.

18 février 1895. Femme grasse, muqueuses bien colorées, très bonne mine. Colostrum dans les reins. Utérus petit, infantile; l’ovaire gauche, seul palpable, paraît kystique.

Pilules alocticoferratiques, bains de siège chauds : watus idem.

29 mai 1895. 20 pilules d’ovarine à 0,25, une par jour. L'aménorrhée persiste, on remarque quelques molimina ad menstruationem.

25 mai 1896. Pastilles d’ovarine de 0,3, deux par jour.

15 juin 1896. À moins de vapeurs qu'auparavant, par contre, sensations subjectives comme celles qui précédaient autrefois les règles.

| OBsERvATION XXII (Muret)

Mad. L... Paramétrite chronique atrophiante gauche. Hystérie.

Antécédents. — Dysménorrhée depuis Papparition des règles : celles-ci autrefois fortes etfréquentes sont devenues plus rares et toujours plus faibles pendant la dernière année. Stérilité.

Symptômes nerveux multiples et changeants.

Actuellement. Vapeurs et bouffées de chaleur à la tête, petite, maigre, utérus très petit, atrophié; à gauche, brides

paramétriques douloureuses. Hyperesthésie de la moitié gauche du corps.

À suivi un grand nombre de traitements : cure de Weir Mitchell, hydrothérapie, arsenic, pilules aloeticoferratiques, etc.

Amélioration passagère.

2 mai 1896. Pastilles d’ovarine à 0,3, deux par jour.

> Juin 1896. Moins de vapeurs, se sent mieux, appétit tres bon, a augmenté de 1 kilog.; les dernières règles sans douleurs.

OBSERVATION XXII (Muret).

Mad. A..., 40 ans. Neurasthénie irritable.

Antécédents. — Réglée très jeune, atoujours eu ses règles très peu abondantes, dysménorrhée. Depuis 2 ans, envies très fréquentes d’uriner.

Actuellement. Souffre de mictions impérieuses très fréquentes. Nervosité. Femme très grasse, figure congestionnée, utérus très petit de forme infantile, en légère rétroversion. Urèthre droit, urines normales.

ee

À suivi divers traitements avec alternatives d’amélioration et d’aggravation des symptômes. |

Du ?1 février au 10 mars 1895, 10 injections d'ovarine (0,5). Pas d'effet appréciable sur Pétat nerveux et sur les symptômes vésicaux.

OBSERVATION XXIV (Muret).

Mad. G...; 30 ans. Rétroflexio uteris-parametritis chronica sinistra. Menstruation irrégulière.

Antécédents. — Règlée à 18ans. Chlorose. Dès lors règles régulières jusqu’en 1892, durée 8 jours, peu abondantes. En 1889, accouchement normal.

Depuis 1892, règles tous les 4 mois environ, irrégulières; dans l’intervalle entré les époques, douleur névralgique dans l'hypochondre gauche. Depuis quelques mois ces douleurs sont continuelies, tres vives. Nervosité, mauxde tête, vapeurs et transpiration, surtout avant l’apparition des règles.

4er juin 1896. Se plaint de douleurs violentes dans le côté gauche. Femme grande, grasse, anémique. Névralgie intercostale bien caractérisée à gauche. Utérus rétrofféchi, un peu gros. À gauche, brides paramétritiques douloureuses. |

Cure de Weir Mitchell à Lausanne du 12 mars au 18 avril 1896; pessairs de Hodge après redressement de l'utérus. Augmentation de 10 kil. 300. Sort guérie, n’a plus aucune douleur.

Le 1er juin 1896. Pastilles d’ovarine à 0,3, deux par jour : on a trouvé l’utérus petit et la malade se plaint de vapeurs

et de transpirations.

16 juin 1898. Je reçois une lettre de la malade me disant

NO RTE qu’elle a eu ses règles il y a quelques jours (pour la première fois depuis longtemps, après un intervalle de 2? mois seulement). Depuis qu’elle prend les pastilles d’ovarine, elle a des maux de reins qui cessent lorsqu'elle interrompt ce remède (molimen menstruel?).

OBsERvA'rION XX V (Jayle).

H. L..., 19 ans. Réglée à 13 ans. Règles régulières, très abondantes, durant 8 jours, douloureuses. Es

Pas d'accouchement, ni de fausse couche.

Souïfre dans le ventre, surtout depuis son mariage il y a deux ans, et davantage depuis 2 mois. Quelques pertes jaunes.

Appétit bon, constipation opiniâtre, langue sale. Sommeil bon; amaigrissement depuis 2? mois. Migraine tous les jours.

Examen physique de l’appareil génital : col normal, corps fléchi sur le col; utérus en rétroposition. Dansle cul-de-sac latéral droit, près du cul-de-sac postérieur, on sent une tumeur grosse comme une noisette, assez douloureuse, mobile et qui paraît être l’ovaire prolabé. A droite, c’est à grand’peine que l’on sent les annexes.

En somme la malade se plaint surtout de ses migraines quotidiennes, de ses ménorrhagies, de ses douleurs de ventre.

Du 9 mai au 9 juin, elle prend quotidiennement un bol de 20 grammes d’ovaires de génisse crus. Pas d’autre traitement.

Le 21 mai, l’appétit, déjà bon cependant, était augmenté; les migraines avaient disparu presque complètement, les douleurs étaient moindres.

Les règles paraissent le 22 mai; elles sont terminées le 25. Elles sont aussi abondantes que d’habitude, ne sont pas douloureuses, et {a première fois de la vie de la malade, ne durent que 3 jours.

Le 9 juin l’état est le suivant : migraine une fois tous les huit jours, douleurs moindres. Appétit et sommeil meilleurs. Cessation du traitement.

29 juin. Depuis la cessation du traitement, le malade se trouve moins bien et demande à le reprendre. Les règles ont apparu le 20 et ont été très abondantes et très douloureuses pendant quatre jours.

Un cachet de 0 gr. 125 d’ovarine par jour est prescrit à la malade.

23 juillet. Les règles ont paru le 20 juillet et ont duré seulement deux jours et demi : elles n’ont pas été douloureuses. Bon état général; douleurs au ventre persistent.

26 août. Les règles ont été peu douloureuses et ont duré comme en juillet. L'état général est meilleur, la malade ne

souffre plus.

OBsERvATION XX VI (Jayle).

D,.., 37 ans. Souffre depuis une couche, remontant à 10 ans, de douleurs siégeant au niveau des annexes gauches, s’irradiänt dans la cuisse correspondante et les reins. Ces douleurs sont particulièrement vives avant les règles. Elles sont assez accentuées depuis quelque temps pour empêcher la malade de vaquer à ses occupations, qui l’obli: gent à rester debout.

Après échec d’un traitement médical longtemps continué, on à proposé l’ovariotomie gauche à la malade. L'examen

ex ho = démontre en effet que les annexes gauches sont hypertrophiés et prolabés.

Du 28 décembre 1895 au 10 janvier 1897 sont pratiquées 3 injections de 5 grammes de sérum artificiel. Le résultat obtenu est nul.

10 janvier. Première injection de 3 grammes de liquide ovarique. ;

413 janvier. Les douleurs ont été un peu moins vives. Deuxième injection de liquide ovarique.

14 janvier. Amélioration. Troisième injection.

20 janvier. Amélioration très marquée. La malade peut travailler et mieux marcher. Les douleurs sont légères. ‘Quatrième injection.

7 février. La malade se ‘trouve bien et les forces sont revenues. Depuis plusieurs années, elle ne s’est jamais aussi bien portée. L'intervention est remise naturellement à une date ultérieure.

C) Chlorose.

Le rôle considérable que jouent dans l’étiologie de la chlorose le sexe féminin, la puberté, les troubles menstruels à conduit presque fatalement les médecins à une théorie génitale de la chlorose.

Cette théorie remonte à Hippocrate et fut reprise par Gallien ; tous deux considèrent les « palles couleurs » comme le fait de la rétention du sang menstruel, dans l'utérus où il «s’altère et corrompt faulte d’être éva- Ccue ».

Cest à Rokitansky qu’on doit les premières recher-

ah és Li

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