‹ Contribution à l'étude de l'opothérapie ovarienneChapitre 19 sur 23 · A TE · texte numérisé non relu

A TE

qui est fonction de l’altération de la ‘sécrétion interne. Cette hypothèse a été admise par le professeur Revilliod (Suisse romande, 1895, n° 8) et Senator a imaginé de traiter l’ostéomalacie non par la castration qui supprime un organe en somme utile, mais par l’administration d’ovarine appelée à fournir à l'organisme un supplément de sécrétion interne et de sécrétion interne physiologique.

Senator a publié une observation à la société de médecine Berlinoise du 13 janvier 1897, où il montre l’action de l’ovarine dans un cas d’ostéomalacie, voici cette observation résumée :

OBSERVATION XXXII (résumée) (Senator)

« Femme de 27 ans, sans antécédents qui en 1888, après son troisième accouchement, est prise de faiblesse générale, de douleurs. Très vive sensibilité à la pression des troncs nerveux, des muscles, des ovâires. Rachis incurvé ; bassin rachitique.Ces deux os sont les seuls qui soient douloureux à la pression. Reflexes normaux et réactions électriques norniales. Pas de glande thyroïde appréciable.

Traitement : 1° d’abord traitement thyroïdien(thyroïdine) puis ?° ovaires.

Urines. — Le taux des urines a atteint son maximum pendant traitement par ovaire. Le taux d’urée qui était , de 6,32 avant traitement, monte à 7,32 pendant le traitement thyroïdien, descend à 5,9 pendant la période de repos et atteint 8,9 pendant le traitement par l’ovarine.

Le taux d'acide phosphorique a été pendant les périodes semblables, successivement de: 0,96, puis 1,944 et ensuite 1,45 et enfin 1,4244.

LRO

L’excrétion des corps atioxuriques s’est chiffrée pendant les mêmes périodes par les nombres de 0,154, de 0.19, de 0,172 et de 0,270. :

Jamais on n’a trouvé d’acide lactique.

L’alcanilité du sang a été trouvée très exagérée (1 seul examen).

L'examen microscopique du sang n’a montre rien de particulier. |

L'examen des fèces a montré un accroissement d’excréfon de la chaux pendant le traitement par l’ovarine (1,92 au lieu de 1,38).

Pour Senator, ces faits doivent faire admettre que l’amélioration survenue chez la malade est due non au traitement mais aux meilleures conditions d'hygiène dans lesquelles la malade s’est trouvée à l'hôpital.

Nous nous bornons à rappeler que l’opothérapie a été encore employée dansle traitementdes maladies mentales (Régis, Raulier), dans celui de l’épilepsie (Bodar) de la neurasthénie (Jacobs), de l’hystérie (Maïintzer),: mais comme les troubles psychiques vrais (c’est-à-dire les troubles liés à une lésion cérébrale et non à une altération ovarienne) ne sont nullement amendés par lopothérapie ovarienne, nous n’insisterons pas sur de pareilles observations.

E) Goître éxophtalmique.

Nous nous bornons à rapporter 2 observations de traitement ovarien de la maladie de Basedow. Ces cas sont trop peu nombreux, à symptômes trop frustes et se

Tres

développent dans des conditions telles qu’il est difficile . de tirer des conclusions.

OBSERvVATION XXXIIT résumée (Jugle)

Madame D..., 27 ans, hystérectomie vaginale, du 18 février 1898.

17 janvier 1896. Douleurs abdominales moins vives. La marche rapide et prolongée est impossible.

Bouffées de chaleurs persistantes etcéphalées vespérales. Douleurs dans les membres. Lassitude générale. Idées noires, neurasthénie, mauvaises humeurs, cauchemars, amaigrissement, hyperesthésie des désirs vénériens. Yeux saillants et brillants. Le corps thyroïde est hypertrophié.

Du 17 au 31 janvier. 9 injections de 3 c. c. de liquide ovarique et un paquet de 0,125 d’ovarine.

31 janvier. Cauchemars moins fréquents ; énervement un peu moindre, retour des forces, disparition des idées noires, de l’hyperesthésie vénérienne, bouffées de chaleur un peu moins vives. |

22 avril. 19 injections de liquide ovarique. Disparition de bouffées de chaleur et d’hyperesthésie vénérienne,

4 mai. La malade se plaint de rares bouffées de chaleur, de cauchemars, d’insomnie, de céphalée continue, de palpitations, de douleurs dans les membres, de fatigue continuelle.

On prescrit 10 gr. d’ovaire cru haché, par jour.

12 mai. Tous les troubles se sont QRRGE et ont disparu, sauf la céphalée.

On prescrit 20 gr. cru par jour.

23 mai. L'amélioration s’aceentue. « J'ai toujours, dit la

he ;

malade, un peu mal à la tête et je suis encore lasse ; mais

je suis plus forte, car je dors bien et je mange bien». La malade n’a pas été revue,

OBSERVATION XXXIV (Muret, 1894)

Mile J..., 42 ans, 15 août 1894

Règles à 17 ans, régulières, peu abondantes; très nerveuses au moment des règles qui sont marquées par des vapeurs. Se plaint de palpitations, de congestions céphaliques, d'angoisse précordiale. Femme grande, grasse, visage congestionné. Exophtalmie légère. Gros goître vaseulaire. Urines normales. Fibrome utérin allant jusqu’à lombilic. k

Diagnostic : neurasthénie, fibrôme, goître exophtalmique fruste.

15 août à 11 septembre 1894. Quatorze injections d’ovarine de 0,5. Vapeurs moins fréquentes.

11 mai 1895. À passé un bon hiver. Actuellement les vapeurs sont de nouveau plus fortes. À

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