‹ Contribution à l'étude de l'opothérapie ovarienneChapitre 7 sur 23 · MODES D’ADMINISTRATION · texte numérisé non relu

MODES D’ADMINISTRATION

L'administration de la glande ovarique peut se faire sous trois formes :

(A) L’ovaire est donné à l’état de nature.

(B) Ou en extraits glycerinés, liquide ovarique.

(C) Ou en poudre desséchée ou ovarine.

Les ovaires employés proviennent des races bovine, porcine et ovine.

A. L’ovaire en nature se prépare de la façon suivante :

On hache les ovaires frais en menus morceaux et on les donne à la dose de 10 ou de 20 gr. par jour. Ces bols peuvent être dissimulés dans des pains azymes, soit dans du lait ou dans du bouillon ; on les emploie quelquefois légèrement frits dans une omelette ou enrobés dans de la confiture.

Ce mode présente l'avantage de faire absorber l’ovaire non modifié. Ses inconvénients sont nombreux : il faut se rendre fréquemment aux abattoirs pour avoir des ovaires frais, car, ils se conservent à grand’ peine deux ou trois jours, même dans la glace; ils provoquent de

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la répugnance chez les malades, à moins de cacher soigneusement leur provenance. Parfois l’ovaire cru amène des vomissements et il en a été ainsi dans une observation de la thèse de Lessac (Paris 1896) où on a dû substituer une autre préparation.

B. Le liquide ovarique se prépare d’après la méthode de Brown-Séquarà et d’Arsonval. Cest un liquide incolore transparent, contenant 1 gramme de substance ovarique pour 5 grammes de glycérine. On peut suivant la méthode de M. Jayle, ie conserver dans des ampoules de verre, d’une contenance de'8 ou 5 centimètres cubes que l’on brise au moment de l'injection.

Le lieu d'élection siège sur les deux côtés de l’abdomen ; M. Muret fait ses injections dans les fesses.

Après une antisepsie rigoureuse de la région choisie, l'aiguille de la seringue étant amorcée, est enfoncée dans le tissu cellulaire sous-cutané et l’on fait pénétrer le liquide. L’absorption est certaine et facile surtout quand on a la précaution de pratiquer un léger massage.

La dose est de 4 gramme à un demi gramme par jour.

L’injection est difficilement acceptée par la malade ; elle provoque de appréhension, une sensation de douleur cuisante. surtout la première fois. Quand cette douleur persiste, il suffit de diluer ce liquide; les douleurs disparaissent alors rapidement. Quand les précautions aseptiques sont suffisantes, il n’y a pas à redouter les abcès.

C. L'ovarine est obtenue par la dessication de l'organe. Cette dessication doit s’opérer à la température de l’animal à qui appartenait l'ovaire; pourtant la température

de 25° peut être prise pour type. Pour ne modifier en rion la substance ovarique il importe de plus de dessécher rapidement.

Jayle donne l’ovarine brute de génisse ou de brebis à la dose journalière de 125 -milligrammes en cachets aussi petits que possible ; le cachet se prend an quart d'heure avant le repas de midi.

Muret a employé des pastilles comprimées d’ovarine préparées d’après les modes cités plus haut, contenant chacune 25 centigrammes ou 30 centigrammes d’ovaire desséché, à la dose de ? ou 3 par jour. Ses résultats lui ont montré que l’action de ce produit est aussi efficace que celle des injections.

Mainzer a prescrit dans ses observations des pastilles contenant environ 90 centigrammes de substance sèche d’ovaire de race bovine et porcine, à la dose de 2? à 6 pastilles par jour. Chaque pastille correspond à environ 3 grammes de substance fraiche. |

Touvenaint s’est servi de pilules contenant chacune 12 centigrammes de poudre desséchée d’organe, c2 qui correspond à 80 centigrammes d’ovaire frais. Il prescrit 2? à 8 pilules par jour, à prendre un quart d’heure environ avant Les repas.

L'administration de l’ovarine peut encore se nu de la facon suivante :

Ovarine LS PNEU 1 gr. 50 KaOlin "SR SEP EREe ee 3 QT.

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Mucilage de gomme adragante . JS PRÉNOL. HR NI Re 0 gr. 020

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Pour %5 pilules.

La dose journalière est de une pilule à prendre avant chacun des deux principaux repas.

Jacobs pense que l’ovarine en poudre se digère difficilement chez beaucoup de personnes et a choisi comme mode d'administration l'extrait d’ovaire, qu’il prescrit en suspension dans du vin. Ce médicament, d’après lui, s’absorbe très facilement sans aucun dégoût et ne produit ni trouble, ni accident, même après l’ingestion de doses exagérées.

En résumé, la dose moyenne de poudre desséchée d’ovaire est de 24 à 36 centigrammes par jour, elle peut être prescrite sans danger et même continuée longtemps. Il suffit de surveiller les malades et de voir s’il n’y ani nausées, ni vomissements, pas d’élévation de la température, ni d'accélération du pouls.

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