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rapique ce qu'est le sérum antidiphtérique pour celle des antitoxines : une preuve de principe ». (Gilbert et Carnot).
Nous étudierons ici l’opothérapie ovarienne. Faisons d'abord l’historique des travaux qui se rapportent à cette étude :
Jayle pensant qu'après la castration de la femme «les phénomènes morbides post-opératoires sont dus en totalité ou en partie à l'absence d’une sécrétion ova-
rienne encore inconnue », se décide en mai 1895 à faire
de l’opothérapie ovarienne.Il dépose un mémoire à l’Académie de médecine le 27 février 1896 (1).
Mainzer (2) se livrait à des essais analogues à la clinique gynécologique du professeur Landau, à Berlin. Chrobak a publié (3) de son côté d’autres observations.
Mond (4) fait paraître un travail sur le traitement des troubles consécutifs à la castration chez la femme. Lissac (5) prend comme sujet de thèse : Du traitement des troubles consécutifs à la castration chez la femme, opothérapie ovarienne, thèse inspirée par Jayle. Ce dernier apporte une ‘nouvelle contribution à cette étude dans un article paru dans la Presse médicale (6).
(1) Presse médicale, année 1896, p. 221.
(2) Deuische médicinishe Woschenschsrift, 19 mars 1896.
(3) Centralbatt für gynækologie, 1896, n° 98. (4) Munch. med. Woch., année 1896, n° (4.
(5) Thèse de Paris, juin 1896.
(6) Presse médicale, 1896, p. 437.
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En 1893, Muret (1) privat docent d’obstétrique et de gynécologie à l’Université de Lausanne, avec le concours de M. Buttin pour la préparation technique du liquide ovarique fait quelques essais sur l’action de
l'ovaire dans certains états pathologiques de la femme. Il revient sur cette étude en 1896 et fait paraître un travail d'ensemble sur ses observations.
Spillmann et G. Etienne (2) font connaître au Congrès de Nancy de 1896 le résultat de l’action de l’ovarine et du suc ovarien dans le traitement de la chlorose. De même, notons les travaux de Jacobs (3) et de Touvenaint (4).
Tels sont les débuts de l’opothérapie ovarienne.
Depuis Mond a publié de nouvelles observations ; Fideli a étudié l’action de l’ovarine dans la chlorose; .Sénator, Ferodoff, Caratulo et Tarulli, Perré et Beston,
Latzko et Schnitzler ont repris l’étude de l’opothérapie ovarienne et Gomès dans une thèse récente a étudié les modifications urinaires que provoque lingestion d’ovaire.
Nous allons maintenant examiner :
1° Le mode d'administration et de préparation des ovaires.
2° Les indications du traitement ovarien.
3° Les résultats de cette thérapeutique.
(1) Revue médicale de la Suisse romande, 1896, p. 317. (2) Comptes rendus du Congrès de Nancy, 1896.
(3) Polyclinique, année 1896, p. 841.
(4) Société obstétricale el gynécologique, oct. 1896.