C. La chlorose
D. L’ostéomalacie.
E. Le goître exophthalmique ;
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A) Troubles consécutifs à la ménopause.
La ménopause est chez la femme tantôt — et c’est la grande majorité des cas — un phénomène normal qui s'établit lentement à la fin de la période sexuelle, tantôt un phénomène artificiel dû à un acte chirurgical.
Cette dernière variété de ménopause a un double caractère : elle est subite et elle est prématurée. Elle peut être la conséquence, soit d’une laparotomie, soit d’une hystérectomie :
Elle est la conséquence de la laparotomie toutes les fois que l’on sacrifie les deux ovaires (kystes, ovaire scléreux, kystique ou suppuré); lorsque l’on se borne à l’ablation d’un seul des ovaires, la ménopause ne se produit que si l'ovaire qu’on épargne est malade et partant incapable de satisfaire à sa fonction ;:
Elle est la conséquence de l’hystérectomie vaginale non seulement, lorsque le chirurgien, après avoir enlevé d’abord l’utérus, fait ensuite l’extirpation des annexes, mais encore si, se contentant de l’ablation de l'utérus, il abandonne dans l’abdomen, pour des raisons quelconques, les annexes d’un côté ou des deux côtés. Dans ce dernier cas, la ménopause se produit tout de même parce que l'ovaire qui n’a plus de connexions normales, s’atrophie ou, s’élimine.
Quelles que soient d’ailleurs les conditions (physiologiques ou pathologiques) dans lesquelles s'établit la ménopause, celle-ci se caractérise par un syndrome fonctionnel assez uniforme pour qu’on puisse en tenter une description clinique.
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« Les phénomènes congestifs sont, avec les troubles nerveux, ceux qu'on rencontre presque constamment.
«En général, les femmes ne s’en plaignent pas ; c’est seulement quand on attire leur attention de ce côté qu’on obtient ces renseignements. Elles accusent des bouffées de chaleur qui surviennent huit ou dix fois en moyenne par vingt-quatre heures », parfois toutes les demi-heures et en général « plus souvent le soir que la nuit. Les malades sentent le sang leur monter au visage; la face se couvre de sueur. Les oreilles bourdonnent; les yeux se voilent,puis au bout de quelques secondes ou de quelques minutes (2? ou3) le malaise disparaît. Nous avons observé quelques malades qui au moment de ces accès étaient forcées de se déshabiller,même par de basses températures ». Ces troubles peuvent ne survenir qu'au moment des règles. 11s sont d'intensité, de durée, de fréquence très variables et s’accompagnent parfois d’une menace de syncope.
Onasignalé aussi des vertiges, de la dyspnée,desefforts, des palpitations et enfin des hémorrhagies vicariantes.
Pauchet signale dans sa thèse 4 cas d’épistaxis et 2 cas d’hémoptisies se répétant successivement à plusieurs époques menstruelles. Quelquefois le processus vicariant ne va pas jusque là; il s’arrête en route ; tout se borne à la congestion d’un organe, des seins par exemple.
Les phénomènes nerveux, par leur importanee, doivent trouver place à côté des troubles congestifs.
Tlsconsistent surtout tantôt en une simple modification du caractère qui devient changeant, capricieux, ou tan-
tôt en un changement plus profond : telle se livre à tout instant à l’emportement et à la violence ; telle autre demeure au contraire somnolente, apathique et comme déprimée.
Les troubles mentaux véritables n’ont été qu’exceptionnellement observés. Et encore les voit-on survenir seulement chez les femmes dont l’hérédité est chargée. La castration d’ailleurs ne doit pas être mise en cause: on sait, en effet, que toute grande opération est capable de provoquer leur apparition.
A côté des troubles d’ordre intellectuel, il faut citer la rachialgie, les migraines, la lourdeur de tête, la céphalée peu violente, mais continue, la perte de mémoire ; quelques malades accusent aussi de l’insomnie, des cauchemars terribles. Tous ces troubles semblent tenir à un état neurasthénique.
Les rapports sexuels se font le plus souvent comme avant l'intervention; parfois cependant la femme présente de l’anaphrodisie et plus souvent encore de Phyperexcitabilité sexuelle.
Contentons-nous de noter qu’à la suite de la castration, la voix baisse de ton; qu’on constate parfois de légers troubles digestifs tels que dyspepsie flatulente, accès gastralgiques, constipation, « mais ces accidents existaient le plus souvent avant l’intervention », et enfin une véritable asthénie nervo-musculaire.
On a beaucoup accusé la castration d’être la cause de l'obésité, mais cette accusation ne semble pas bien fondée. Si l’on élimine les cas de simple embonpoint qui sont dûs à ce qu'après l’operation, la santé générale T P]
s'améliore, on n’a plus qu’à examiner les cas d’obesité vraie.
Or, cette obésité apparaît chez des prédisposées, chez des arthritiques ; de telles malades seraient devenues, tôt ou tard, des obèses. D’autres fois, cette obésité est symptomatique; elle accompagne la glycosurie; elle est la manifestation d’un diabète qu’on ne saurait mettre sur le compte de la castration.
Nous laissons de côté dans cet exposé le symptôme douleur, Toute femme qui souffre après sa castration souffrait avant l’intervention ; on ne saurait accuser cette dernière et l’on doit mettre en cause pour expliquer ce symptôme, soit l’englobement des filets nerveux dans un tissu cicatriciel, soit la péritonite, soit la névropathie.
Il nous reste à dire un mot de l’état des diverses parties génitales après l’ablation de l'utérus ou des annexes.
Après l’ablation de l'utérus, le ou les ovaires restés en place s’atrophient; on ignore par quel mécanisme ce phénomène se produit.
Après l’ablation des annexes, l’utérus se sclérose. Lorsque l’opération date seulement de quelques mois, il semble avoir conservé son volume normal : la sclérose n’est pas encore atrophiante. ;
Lorsque l’opération remonte à 1, 2 ou 3 ans, l'utérus reprend le type de l’utérus infantile, surtout chez les femmes qui n’ont pas eu d'enfants: il est petit, et il est . dur; c'est un type d'utérus atrophique.
Les coupes histologiques qu’on pratique sur lui,
mettent en évidence ur certain nombre de faits inté-
ressants :
1° La topographie de la sclérose est nette. Autour d’un faisceau vasculaire comme centre, faisceau dont les éléments sont altérés (endo et périvascularite), on voit apparaître un anneau de sclérose qui grandit, s'étend, envoie des prolongements dans la masse musculaire et qui finalement augmente aux dépens de la fibre musculaire utérine vouée à l’atrophie.
2° La muqueuse utérine a été signalée tantôt comme normale, tantôt comme atrophiée.
Il reste à se demander la pathogénie de telles lésions ? L'absence de l'ovaire doit-elle être incriminée?
Les altérations de l’utérus doivent-elles être sonsidérées en pareil cas comme un trouble trophique résultant de la disparition des centres trophiques siégeant au niveau de lovare? Faut-il au contraire rapporter ces allérations de l'utérus à une infection concomitante, à une métrite chronique qui après avoir intéressé la muqueuse s’étendrait jusqu’au muscle lisse’?
Il est difficile dans l’état actuel de la science de donner une solution satisfaisante de ces diverses questions, aussi n’y insisterons-nous pas davantage pour aborder l'étude de l’opothérapie ovarienne.
Et d’abord comment agit l'ovaire? On a fait Phypothèse d’une sécrétion interne ; et cette explication semble bien fondée puisque nous voyons la substance ovarique faire disparaître les phénomènes produits par l’ablation de l'organe. Mainzer, de Berlin; Chrobak et Maid, de
Vienne ; Muret, de Lausanne, ont entrepris des expérienees pour vérifier cette hypothèse.
Avant eux, on n'avait employé l’ovaire que dans les cas de troubles nerveux sans caractère spécial; avec eux, on emploie l’ovaire dans un but déterminé. Cest l’ovaire qui fait la femme «propter solum ovarum mulier est quod est» et c’est sous son influence seule que se développent un grand nombre de caractères sexuels de la femme (menstruation, appareil génital, tissu adipeux au niveau des parties génitales, bassin à type transversal, appareil de lactation). Ges idées ont été vérifiées par l’expérimentation.
Sur des animaux ayant subi l’ablation des ovaires, le tissu adipeux s’est peu développé : le rut n’a pas eu lieu; le caractère est devenu doux et plus souple.
En somme, les résultats de toutes ces études ont été les suivants.
L’ovaire serait, non pas une glande antitoxique, mais plutôt un organe dont la sécrétion interne serait, sinon indispensable, du moins fort utile à la régularité du développement et du fonctionnement normal de l’organisme féminin. Ce fonctionnement régulier est troublé, lorsque ces organes n’existent pas, s’atrophient ou sont enlevés et l’organisme demande un temps plus ou moins long pour rétablir son équilibre qui se fait peut-être par la suppléance d’une autre glande à sécrétion interne. À ce sujet, les expériences de Hertoghe, d'Anvers, sont des plus intéressantes. Elles ont été faites avec des extraits de corps thyroïde.
Spillmann a émis une autre théorie: il pense que l’o-
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