CONTACTS AVEC LES HOPITAUX ET LES AUTRES DISPENSAIRES DE L’0. P. H.S
Le dispensaire Marcadet est à proximité de nombreux hôpitaux et dispensaires. Il se trouve entouré d’hôpitaux de l’Assistance Publique : Bichat, Lariboisière pour les adultes; Bretonneau pour les enfants.
Il existe en outre, dans le secteur, ou dans son voisinage immédiat, des hôpitaux privés; hôpital Rotschild, (rue Marcadet), hôpital des Femmes de France, (rue de la Jonquière) et de très nombreux dispensaires municipaux ou privés, ces derniers confessionnels pour la plupart, des crèches, des garderies d’enfants, des écoles de plein air, des patronages, etc.
Les dispensaires voisins appartenant à l'O. P. H. S. sont celui du 17° (rue Brochant), celui du 9: (hébergé au dispensaire de la rue Marcadet), celui des quartiers de la Goutte d'Or et
REA Er aa
de La Chapelle (rue du Simplon), celui de St-Ouen. En outre, le dispensaire de la rue du Mont-Cenis, sans secteur particulier est agréé par l’O.P.H.S. dont il Vo des moyens d'action.
Enfin, depuis le 10 décembre: 1925, s me ouvert rue des Cloys, un nouveau dispensaire qui a modifié les limites du secteur réduit maintenant au quartier des Grandes Carrières. “
II faut se féliciter de cette multiplicité d'œuvres encore insuffisantes, si l’on se reporte au chiffre de la population : celui d’une très grande ville . (180.000 habitants environ). Toutes poursuivent, par leurs moyens propres et des méthodes un peu variées, le même but essentiel d'hygiène et de prophylaxie. Toutes doivent se connaître et se renseigner mutuellement, s’entr’aider : c’est là une’tâche à laquelle nous croyons que le dispensaire Marcadet n’a jamais failli.
e es
Comme dans d’autres circonscriptions l'installation d’un dispensaire d’O. P.H.S$S. a provoqué au dispensaire de la rue Marcadet de nombreuses et tenaces protestations des locataires de la maison, craignant la contagion.
Voici la réponse donnée par l’Académie de Médecine do sa séance du 2 février 1918, adoptant les conclusions de son rapporteur M. le Professeur Léon Bernard, au sujet des établissements qui hébergent des tuberculeux, et qui est, à plus forte raison, applicable aux dispensaires où les tuberculeux ne font que passer, sans échapper un instant à la surveillance des Infirmières.
« D’une maison bien tenue qui héberge des tuberculeux, la < maladie ne peut s'évader. En effet, la contagion tuberculeuse, < qui se transmet par les crachats, est évitée par l’application «de mesures simples; celles-ci ont été définies et précisées < dans un programme établi par la Commission permanente «de la Tuberculose. Un établissement tuberculeux ne saurait «être assimilé à un établissement insalubre, il ne crée aucun < danger pour le voisinage et constitue une défense pour la < population. Il est indispensable, pour le succès de la lutte en- < treprise contre la tuberculose, que ces notions, mises hors de « doute par la science médicale, soient comprises, acceptées <et soutenues par l’opinion publique ».