‹ Contribution à l'Etude de l'Organisation de la Lutte Antituberculeuse. Un Dispensaire Parisien de l'Office Public d'Hygiène Sociale en action. Statistiques de six années de fonctionnementChapitre 11 sur 98 · BAD EE · texte numérisé non relu

BAD EE

Depuis janvier 1926, 1.800 nouveaux logements ont été ache-

vés. Enfin 800 sont en construction.

Le malheur est que ces maisons, de par leur destination même, soient surpeuplées; il devrait être interdit aux locataires d'y introduire des personnes ne faisant pas partie de leur famille directe. D’autre part, si l’on doit d’abord admettre les familles nombreuses, il est indispensable de ne pas perdre de vue que c’est dans ces milieux que la contamination est la plus meurtrière. Il y aurait donc lieu, avant d'accepter une famille, de l’obliger à soumettre tous ses membres à l’examen médical du dispensaire de façon à en écarter tous les porteurs de germes.

Il y a encore d’autres inconvénients qu’il nous faut signaler expressément, en nous plaçant exclusivement sur le terrain de l'hygiène et de la prophylaxie

Dans ces grandes cités-maisons, qui pullulent d'enfants de tout âge, la promiscuité ou plutôt le mélange est trop fréquent. Combien de fois n’arrive-t-il pas que la femme, partant à son travail ou même à ses provisions, confie la garde de ses petits à une voisine incapable de sortir, souvent parce qu’elle est malade.

Il v a encore le danger des cours où s’assemblent tous les enfants pour jouer, sans aucune surveillance avertie qui pourrait souvent écarter les contagieux et surtout les contagieux connus. Dans ces cités-maisons, une surveillance médico-so-

.ciale serait, à notre avis, d’une grande utilité.

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