EN
FÉADEE
Connaissant bien ceux qu’elle doit visiter, sachant ce qu’elle a, chez chacun d’eux, à rechercher, voir et dire, l’infirmièrevisiteuse part dans son secteur pour y faire une moyenne de dix à quinze visites. Hélas ! Les chiffres supérieurs sont la règle à Marcadet, depuis six ans — c’est un fait déplorable, car comment, dans ces conditions, obtenir un rendement utile ? La visiteuse soumise à un tel régime de travail, se fatigue sans profit et le but de l’œuvre n’est même pas approché.
Les infirmières de Marcadet prolongent leurs visites jusqu’à une heure de l’après-midi : c’est en effet, de midi à une heure, qu’elles peuvent rencontrer nombre de malades, constater à ce moment où toute la famille est réunie, si tous les conseils d'hygiène donnés sont suivis.
Assez souvent une ou deux visites jugées urgentes par l’infirmière-chef ou demandées par téléphone par l'O. P. H. $. ou le fichier central, oblige la visiteuse à retourner dans son. secteur, lorsqu'elle revient au dispensaire à deux heures.
Habituellement, elle consacre son après-midi aux écritures. En rédigeant ses fiches, elle met au fur et à mesure la visiteusechef au courant des visites faites dans la matinée, des résultats obtenus, des malades rencontrés ou absents, de la raison de l'absence, des départs à la campagne, des renseignements recueillis par les membres de la famille placés, rentrés à la maison, des désinfections à effectuer et en général, de tout ce ‘qui intéresse son secteur. Tous ces renseignements sont inscrits sur la fiche complémentaire, fiche jaune, et, s’il y a lieu, mais seulement ce qui s’y rapporte, sur la fiche sociale rose.
(Le dossier social doit théoriquement être établi lors de la première visite, dite d'enquête, qui suit la première consultation du malade au dispensaire. I y a souvent lieu de le compléter au cours des visites ultérieures).
Elle barre sur la fiche-date la visite faite et inscrit la date de la prochaine visite; elle place immédiatement la carte au quantième du mois correspondant.
Si le malade n’a pas été rencontré, la visite et par conséquent
la fiche sont reportées à une date ultérieure plus ou moins rapprochée,
Sur la fiche-rue, l'infirmière coche les visites faites. Elle met ensuite à jour son rapport journalier, avec indication des heures d’arrivée et de départ, du nombre, de la nature et du résultat des visites faites aux malades et du temps konsacré aux visites, aux consultations et aux écritures. À la fin du mois, elle aide la visiteuse-chef à établir le très long et très minutieux rapport mensuel.
Ce travail terminé, l’infirmière-visiteuse procède à l’inter-
rogatoire médical des nouveaux malades inscrits, spécialement convoqués. | à | :
Nous aurons à revenir sur cet interrogatoire. Elle remplit également les feuilles de demandes de placement. Sur tous ces points, le travail de l’infirmière-visiteuse et celui de l’infirmière-chef se confondent.
Le dispensaire devant toujours être ouvert, le travail de l'après-midi est constamment interrompu par la visite de personnes venant donner des nouvelles des leurs, demander un conseil, un encouragement, une bonne parole, et c’est souvent à ce moment que se juge la valeur d’une infirmière-visiteuse. :