RELATIONS AVEC LA MUTUALITÉ
Malgré les accords conclus entre les délégués des sociétés de Secours Mutuel et l’'O.P.H.S., aucun mutualiste ne s’est pré-! < senté à ce titre au dispensaire Marcadet depuis cinq ans et.
. demi. 1:
I n'y a là que la constatation d’un phénomène d'ordre social. Grisée par un succès considérable, la mutualité a cru, il y a une vingtaine d’années qu’elle pourrait s'arrêter, comme si D line dans la vie des sociétés n’était pas la mort. je
Il est juste de faire remarquer que, dans toute sa période de en prospérité, elle n’a vécu que grâce aux sacrifices volontaires et presque toujours méconnus des médecins, qui, mieux éclairés, se sont lassés. DA
Abandonnant son rôle d’avant- -garde, la mutualité, en géné- ui ral sans rendement social utile, ne pouvait plus comprendre la mission trop nouvelle ou trop audacieuse des Offices pubHes® d'hygiène sociale. (TA
L'institution plus ou moins proche des Assurances Sociales “ permet d’espérer un renouveau, dont il est déjà facile de saisir AE les premières manifestations, dans les Congrès mutualistes. .
RAPPORTS DES DISPENSAIRES AVEC L'ASSOCIATION AGRÉÉE ET AVEC LES MULTIPLES ŒUVRES PROFESSIONNELLES OÙ CONFESSIONNELLES.
Ces rapports doivent être constants. Ceux de l'association privée prévus par les statuts de PO P.H.S. sont de premier ordre; mais il est assez délicat de constituer, dans certains milieux, trop jaloux de leur individualité, une telle association, qui, se basant sur la notion du devoir de solidarité sociale &t sur l'intérêt propre bien compris de tous ses membres, pourrait aider le dispensairre à remplir plus complètement sa tâche.
A la porte du dispensaire devraient être abandonnées les convictions politiques, confessionnelles et surtout personnelles.
N’avant pu trouver ces conditions réunies, le dispensaird Marcadet n’a pas eu, pendant six ans, d'association agréée. C’est là, la raison qui paraît primordiale et qui cependant aurait pu être tournée, si, dans un grand arrondissement comme le 18:, chaque dispensaire et non pas chaque arrondissement avait son association propre.
Mais, même sans association agréée officielle, le dispensaire Marcadet a rencontré beaucoup de bienfaiteurs.
Avec toutes les œuvres de lutte contre la maladie, le dispensaire a toujours entretenu de bonnes relations. Elles ont été malheureusement trop rares avec les œuvres municipales (crèches, bureaux de bienfaisance, etc...) parce que le dispensaire est une œuvre nouvelle dont on redoute l’influence, alors qu’il ne veut méconnaître, ni réduire en rien leur rôle et leur importance.
À Montmartre, la lutte est ardente entre les diverses œuvres confessionnelles. La lutte, c’est la condition même de la vie, c'est l’action et l'efficacité. De cette action, d’où qu’elle vienne, en observant une scrupuleuse impartialité, le dispensaire Marcadet s’est toujours efforcé de tirer tous les avantages. Il leur a rendu service toutes les fois qu’il l’a pu; il a demandé leur concours, chaque fois qu’il en a eu l’occasion.