LIAISONS AVEC LES GRANDES COLLECTIVITÉS
Maisons pour familles nombreuses, habitations à loyer mo-
| déré, usines, ateliers, grands magasins, grandes administra-
tions, etc Nécessité d’une infirmière-visiteuse sociale attachée à chaque dispensaire.
La première et indispensable liaison devrait être avec la commision des logements insalubres. Les infirmières auraient à visiter les habitants de ces logements et le médecin du dispensaire signalerait à la commission les cas de tuberculose contagieuse par logements et par maisons.
Il devrait en être de même et à plus forte raison pour les habitations construites par la Ville, le Département ou des Œuvres privées, pour les familles nombreuses.
Familles nombreuses, cela veut dire beaucoup d'enfants; maisons construites pour eux, cela signifie larges couloirs.
Nous savons bien qu’il est interdit par le règlement aux en-. fants de jouer ensemble dans les couloirs et dans les cours de l'immeuble. Il suffit d’avoir visité ces maisons pour être certain, qu'à moins d’une surveillance rigide, ces règles ne seront jamais appliquées. É
De telle façon que ces immeubles, édifiés dans un but d’hygiène générale et individuelle et d’utile prophylaxie sociale, réunissent toute une agglomération d’enfants, particulièrement réceptifs à toutes les infections. |
Une visite médicale préalable et particulièrement stricte, de tous les membres d’une famille désirant entrer dans ces logements, nous parait d’une nécessité aussi élémentaire qu’absolue.
Il faudrait y ajouter une surveillance régulière par une infirmière-vVisiteuse sociale possédant les connaissances nécessaires et rattachée au dispensaire de son secteur.
Cette infirmière devrait avoir à visiter non seulement les habitations pour familles nombreuses, les immeubles à loyers modérés, mais encore les usines, les ateliers, les grands magasins, les boutiques, etc. où la contagion est, d’après l’expé-
rience de six années au dispensaire Marcadet, d’une singulière fréquence.