CHANGEMENTS DE DIAGNOSTIC
Cette statistique (1) est à notre avis d’un grand intérêt car elle indique soit une erreur de diagnostic, soit une poussée évolutive difficile à prévoir, soit, et vraisemblablement le plus souvent, un cas de réveil d’un foyer tuberculeux plus ou moins ancien.
Il est, à ce point de vue, naturel et significatif, que ce soient les malades étiquetés 3 et 4, c’est-à-dire malades n’ayant pas de bacilles dans leurs crachats, mais présentant des signes cliniques ou radiologiques de tuberculose pulmonaire, qui forment le principal contingent des sujets devenus bacillifères; ceci prouve que l’observation clinique peut parfois primer le laboratoire.
Nous en avons relevé 35 cas dont 18 ont entraîné la mort. Il faut ajouter en outre, un malade étiqueté 4 qui a fait une pleurésie séro-fibrineuse (7).
Deux cas diagnostiqués 7 sont devenus pulmonaires bacillifères avec un décès.
Cinq sujets, en contact (8) avec un pulmonaire bacillifère, ne présentant aucune lésion appréciable au début, sont devenus pulmonaires bacillifères avec un décès. Un autre a présenté une pleurésie (7).
Parmi les malades diagnostiqués non tuberculeux, un seul est revenu au dispensaire présentant des bacilles dans les crachats et un second s’est présenté avec une pleurésie.
En ce qui concerne les enfants, nous avons relevé 6 cas présentant antérieurement des signes cliniques ou radiologiques
(1) Les chiffres donnés dans ce chapitre sont les chiffres globaux portant sur 6 années.
probables de tuberculose (6) : 2 ont fait des manifestations certaines de tuberculose extra-pulmonaire (7) et 4 des manifestations de tuberculose pulmonaire bacillifère avec trois décès.