‹ Contribution à l'Etude de l'Organisation de la Lutte Antituberculeuse. Un Dispensaire Parisien de l'Office Public d'Hygiène Sociale en action. Statistiques de six années de fonctionnementChapitre 73 sur 98 · RÉFLEXIONS SUR LES STATISTIQUES · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS SUR LES STATISTIQUES

Les statistiques qui précèdent sont établies d’une part d’après les rapports mensuels fournis à l'O. P. H. $. par le dispensaire, d'autre part d’après l’étude des dossiers médicaux et sociaux. Certaines données essentielles manquent en effet dans les rapports mensuels. Une d’entre elles, particulièrement importante concerne la répartition des nouveaux cas de tuberculose diagnostiqués pendant chaque année. Les statistiques de JO. P. H.S. font rentrer les malades diagnostiqués 1 et 2 (bacillifères) et 3-et 4 dans la même catégorie : or, il y a là à notre avis une discrimination capitale à établir, aussi bien au point de vue de la précision du diagnostic qu’à celui de la conduite à tenir au point de vue de la prophylaxie familiale et sociale. D’autre part, ces chiffres globaux n’existent que depuis 1922. Nous nous sommes efforcés par le dépouillement des fiches de combler cette lacune. ;

Examinons maintenant les principales données fournies par l'étude des chiffres qui précèdent. La plupart des statistiques montrant le travail du dispensaire ne nécessitent aucune explication.

1° Le nombre des consultants par année de même que celui des nouveaux consultants et des nouveaux cas de tuberculose diagnostiqués présente une certaine fixité.

Ces chiffres restent vrais pour 1920, si l’on veut bien remarquer que la statistique ne porte que sur 7 mois environ de cette dernière année.

2° Le nombre de femmes est supérieur à celui des hommes : nous en avons déjà exposé les raisons.

3° Insistons sur le rapport entre le nombre de nouveaux consultants et les admis par transfert et celui des nouveaux e<as de tuberculose diagnostiqués.

Sur 1.397 H., 2.109 F., 1.802 E. — 5.308 nouveaux inscrits, 832 H., 1.065 F., 1.021 E. — 2.918 ont été diagnostiqués tuberculeux toutes formes.

Soit 59,5 % des hommes, 52 % des femmes, et 56.5 % des enfants.

4° Rapports entre le nombre des malades diagnostiqués tuberculeux bacillifères et celui des nouveaux inscrits d’une part et celui des tuberculeux toutes formes d’autre part.

AUS OA SAT Le LUN ul: Ga A TT TRE R- AP Ne RS De SRE NEA

FR VU Voici d’abord la statistique par année des tuberculeux pul-

monaires bacillifères (statistiques des bacillifères en charge et: sortants).

En 1920 74H33 FCO EN =CI0Z En. 1921; 83 H°.69-F.73 ET ‘ En:1992/98 6279 EUR 472 En 199588" GSM EM ETS En 1924 73 H,58 FS SE = 13

En 1925, 76 H.,72F, 2 E:— 150!

Soit au total :492 H, 369F; 11 EE 872;

a) Par rapport au nombre des nouveaux inscrits nous trouvons : 352% des H., 17,4 des F., 0,6 % des E.

Il y a donc plus de femmes inscrites mais moins de tuberculeuses bacillifères.

b) Par rapport au nombre des malades diagnostiqués tuberculeux de toutes formes : 592 % des H., 346 % des F., 1 % des E.

5° Rapport du nombre des enfants diagnostiqués 5 et 6 avec celui des enfants nouveaux inscrits : Sur 1.802 E., 859 ont été diagnostiqués 5 et 6 soit 47,7 %.

6° Nous avons dû reconstituer la statistique des placements en nous rapportant aux fiches. Signalons seulement que cette statistique est faite par année et non par malades placés.

7° On remarquera que le nombre des familles à surveiller où il y a un bacillifère est supérieur à celui des malades diagnostiqués bacillifères en charge (347 familles pour 312 malades), ce qui prouve l’activité du dispensaire qui cherche à dépister les tuberculeux même ceux qui refusent à se laisser examiner mais dont on possède un examen positif des crachats.

8° La statistique du mode de recrutement des malades donne les chiffres suivants :

34,2 % sont recrutés par le tes même (médecins, in firmières).

27,7 % par le F. C., les Hôpitaux et les diverses œuvres.

22,3 % par d’autres malades.

8,9 % par les médecins praticiens.

4 % par la propagande.

2,7 % par les écoles.

0,2 % par l'autorité militaire et les administrations.

9° Le nombre des sujets en contact (8), suivis au dispensaire,. est relativement très faible.

10° Le nombre des visites à domicile a décru en 1925 bien: que le nombre des malades ait augmenté.

Si l’on fait le rapport en 1925 entre le nombre de des rencontrés et le nombre d’heures passées en visites, on arrive au chiffre de 26 minutes par visite, dont il faut déduire le temps | nécessité par le trajet et celui perdu en visites sans effet lorsque le malade n’est pas chez lui. Si l’on fait le même FÉES avec le nombre de visites faites, on ne trouve plus que 18 mi-

nutes.

11° Le chiffre e consultants restant inscrits à la fin de cha= ÿ

que année, est en progression constante, surtout depuis 1923, ce qui atteste la bonne marche du dispensaire. ue

Celui des tuberculeux restant inscrits conduit aux mêmes conclusions. fs

CuTI-RÉACTIONS Celles-ci ont commencé à être pratiquées à partir du 1* Janvier 1924 d’une façon systématique. Nous étudierons d’abord les cuti-réactions positives puis les négatives.

1° Positives : \ FER

A°6-mois : 1 C. R.-posit. d'emblée | | 127

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Nedans 13 1 — 1 Négat. puis posit.

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