‹ Contribution à l'Etude de l'Organisation de la Lutte Antituberculeuse. Un Dispensaire Parisien de l'Office Public d'Hygiène Sociale en action. Statistiques de six années de fonctionnementChapitre 76 sur 98 · CHATS, SUIVI LUI-MÊME AU DISPENSAIRE · texte numérisé non relu

CHATS, SUIVI LUI-MÊME AU DISPENSAIRE

On nous reprochera de nous en tenir à la contagion respiratoire. C’est, en effet, celle qui nous intéresse le plus. Mais nous tiendrons ultérieurement compte de contagions qui se mani-

festent ailleurs que dans le poumon (tuberculoses méningée, ganglionnaire, ostéo-articulaire, séreuse, cutanée, etc...)

Notre statistique se divise ici en deux chapitres. Le premier concerne les cas où il y a contact unique, le second ceux où! il y a deux ou plusieurs contacts concomitants ou peu éloignés.

Dans les deux éventualités nous avons fixé à deux ans le délai extrême du contact récent, ce qui, au point de vue scientüifique, n’est pas absolument correct et signifie seulement que, dans les statistiques qui vont suivre, nous ne tiendrons pas compte des contacts qui ont cessé d’exister plus de deux ans

avant la date où le nouveau malade s’est présenté au dispen-

saire. Les cas que nous exceptons seront classés sous la rubrique «contact ancien ».

1° TUBERCULEUX PULMONAIRES BACILLIFÈRES EN CONTACT ACTUEL OU RÉCENT (ne remontant pas à plus de deux ans).

a) Contact avec le père bacillifère :

a) Au-dessous de 30 ans :

1920, 1011921, 12 —— 1922,,6 -— 1923, 9 — 1924, 7, 1995, 9. Total : 53. é

b) Au-dessus de 30 ans : 0.

Ve NN

SU

b) Contact avec la mère bacillifère :

a) Au-dessous de 30 UTSS TOUR ETS 9999512 1993) 62 1094:3 249256):

Rotation | b) Au-dessus de 30 ans :

1920,,0 2% 1991::1:-21992-1993-1924 0022402522 Total,

Il n’est pas possible de donner à ces chiffres une trop grande importance, car ils ne sont répartis que sur six années et ne portent que sur des chiffres relativement faibles; cependant, il ne faut pas oublier que pendant ce laps de temps, le nombre des hommes tuberculeux pulmonaires bacillifères est notablement supérieur à celui des femmes. Bornons-nous à dire pour Pinstant que de tous les membres de la famille, c’est le père dont le contact semble le plus dangereux. Ce contact cependant est de beaucoup moins intime et moins prolongé que celui de la mère. La mère est plus soigneuse, elle est plus docile aux conseils d'hygiène. Par contre, le danger du contact du père devient nul, lorsque les membres de la famille ont dépassé trente ans; le danger persiste encore, mais très faible, lorsqu'il s’agit de la mère.

C) Contact avec un frère ou une sœur bacillifère : a) Au-dessous de 30 ans :

1920, 2 — 1921, 4 —— 1922, 0 — 1923, 3 — 1924, 2 == 1995, 5. Total : 16.

b) Au-dessus de 30 ans :

1920, 2 — 1921, 1 — 1922, 2 — 19923, 1 -— 1924, 1 — 1995, 0. Hotalr er, d) Contact avec un bacillifère commensal (parents, pensionnaires), camarade de travail, voisin de dortoir, etc. : a) Au-dessous de 30 ans :

1920, 0 — 1921, 0 —- 1922, 2: — 1923, 2 -- 1924, 2 —= 1995, 5. Rotal "11;

b) Au-dessus de 30 ans :

1920, 1 ——1921,/1::=1922, 2% :1993,.92 © 19949 26199597 Total : 10.

Ces chiffres montrent que le contact des commensaux, du magasin, de lPatelier, du dortoir, de l’hôpital, etc, persistent

contrairement au contact proprement familial après l’âge de 30 ans.

es chiffres de Pate: statistique, une autre déduction s’im

pose : : au-dessous de 30 ans, c’est la femme qui se contrepie

de plus souvent; 9 F., 2 H.; après 30 ans, c’est l’inverse : 7 H., SE

Nous ne dissimulons pas qu’aussi minutieuses qu’aient été

nos enquêtes, elles ne permettent pas, en raison de leur petit nombre, des conclusions définitives.

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