CONTAGION FAMILIALE
L'absence de statistique générale et même de statistiques précises pour la France, pour Paris, pour chaque arrondissement et pour chaque quartier ne nous permet pas d'apporter des conclusions générales ayant une valeur indiscutable.
Le nœud central de notre thèse, son chapitre capital, nous apparaît être l’étude des fiches d’un grand dispensaire rayonnant sur une population de près de 200.000 habitants et basée exclusivement sur l’analyse des fiches, telles qu’elles sont fournies par l’O. P.H.S.
Nous ne pouvons évideniment envisager tous les points d vue auquels se prêterait cette analyse et nous nous en tiendrons strictement à la question de la contagion familiale. C’est en effet, le caractère spécifique du dispensaire d'hygiène sociale de considérer non pas seulement le malade pris à part, mais sa famille entière, ses commensaux et son milieu. De cette base fondamentale découle naturellement son efficacité sociale.
Seul, le dispensaire, ainsi compris, peut permettre de préciser les conditions diverses et multiples de la contagion, en général, et déterminer plus tard les raisons qui provoquent les variétés si nombreuses et, en apparence, si-obscures dans leur origine, d'évolution de la tuberculose chez les sujets contaminés.
Le premier et le plus important des facteurs à mettre en lumière, c’est assurément le mode de contagion et l’agent de contagion.
Nous n'avons certes pas la prétention d'apporter une réponse définitive aux questions que nous venons de poser : il faudra encore beaucoup de travail et beaucoup de temps de la part de ceux qui s’orienteront vers l’étude de ces problèmes essentels.
Nous n’apportons que quelques modestes pierres à l’édifice qui, malgré tous les efforts antérieurs, commence seulement à s’ériger.
Les statistiques qui vont suivre ne valent que si l’on veut bien tenir strictement compte des conditions que nous nous sommes imposées, de propos délibéré.