‹ Contribution à l'Etude de l'Organisation de la Lutte Antituberculeuse. Un Dispensaire Parisien de l'Office Public d'Hygiène Sociale en action. Statistiques de six années de fonctionnementChapitre 96 sur 98 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Ce travail a pour but de préciser la valeur et de démontrer l'efficacité de l’œuvre de prophylaxie organisée par les Offices Publics d'Hygiène Sociale (0. P. H.S.).

Pour cela, nous avons exposé le travail d'un grand dispensaire parisien de l’O. P.H.S$S. du département de la Seine, pendant une période de près de six années —— mai 1920, à fin décembre 1925.

DANS UNE PREMIÈRE PARTIE, NOUS nous sommes attaché à décrire longuement, minutieusement, le fonctionnement régu- | lier du dispensaire Marcadet.

Nous nous bornerons à noter que le secteur de ce dispensaire comprenait tout Montmartre. Le milieu s’y est toujours montré intelligent et accessible aux conseils. >

Après le milieu dans lequel il travaille, nous avons successivement décrit l’installation du dispensaire, ses services, son personnel, ses moyens d’action, son fonctionnement régulier, etc.

Le rôle de l’infirmière-visiteuse fait l’objet d’un très long chapître. C’est elle qui, guidée par le diagnostic et les indications données par le médecin, voit et suit le malade, à domicile, chez lui, dans son milieu. C’est elle qui assure la liaison constante et confiante entre le dispensaire et le malade et sa famille. C’est grâce à elle que peuvent être mises en pratique et régulièrement observées les règles élémentaires de l’hygiène et celles plus spéciales de la prophylaxie antituberculeuse.

L'action de l’infirmière-visiteuse créée et conditionne la vie du dispensaire ;

Nous avons aussi consacré de nombreuses pages au rôle de premier plan que doit remplir l’infirmière-chef.

Le médecin du dispensaire ne peut se borner à établir un diagnostic ni même à tirer les conséquences qu’il entraîne dans chaque cas particulier.

Certes, c’est là un devoir essentiel : si le médecin y manquait, tout le rendement utile du dispensaire serait compromis.

Mais, le médecin doit être en même temps l’hygiéniste qui a la charge d’instituer et d'organiser sur des bases solides la prophylaxie familiale et sociale.

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L'établissement et la tenue régulière à chaque consultation du dossier médical est indispensable;

Non moins indispensable est l’étude et la mise au point du dossier social établi par l’infirmière-visiteuse : lui seul permet de connaître le milieu dans lequel vit le malade et de prendre à son égard et vis-à-vis de sa famille les décisions utiles. Le dossier social, tenu à jour par l'infirmière, doit être présenté au médecin à chaque consultation. C’est d’ailleurs, pour celui-ci, le seul moyen de juger et de diriger utilement le travail des infirmières.

Le rôle du médecin de dispensaire ne peut être dissocié de celui des médecins praticiens exerçant dans le même secteur. Sans le concours des médecins praticiens, le dispensaire ne saurait réaliser complètement la tâche sociale qu’il doit assumer.

L'expérience de six années de fonctionnement du dispensaire Marcadet prouve surabondamment qu’un dispensaire peut non seulement réaliser la plénitude de son action, sans léser en rien les légitimes intérêts des médecins praticiens, mais encore vivre en plein accord avec eux.

Jamais une plainte n’a été formulée par un membre du corps médical de Montmartre contre le dispensaire Marcadet et d’année en année, plus nombreux ont été les médecins qui lui ont adressé leurs malades, considérant que le dispensaire devait et pouvait les aider dans leur tâche.

Dans UNE SECONDE PARTIE, nous avons exposé les rapports du dispensaire avec les administrations officielles, les œuvres d’assistance, etc.

Ne pouvant rappeler ici les nombreux chapitres consacrés à ces rapports, nous nous bornerons à résumer un certain nombre de conclusions. R

Les chiffres relevés montrent que les rapports qui devraient exister normalement avec les organisations officielles ou plutôt avec leurs médecins, sont loin d’être entrés dans le domaine de la réalisation (médecins des écoles, des crêches, des orphelinats, de lassistance médicale, des postes, des chemins de fer, etc...)

En un mot, la liaison entre Œuvres qui se complètent, pour être efficiente, doit devenir effective.

Le dispensaire réussit à placer la plupart de ses malades et presque tous les enfants dont il a la charge. Le plus grand nombre de ses placements se font dans les établissements de l'O. P. H. S. (placement familial, préventoriums, sanatoriums,

etc). Pour tous les malades du dispensaire, mais plus particulièrement pour ceux qu’il est parfois difficile de placer, l’'Assistance Publique n’a jamais ménagé son concours et il n’est que juste de reconnaître qu’il est considérable. C’est à l'A. P. que le dispensaire a recours le plus souvent pour les enfants atteints de formes légères ou tout au moins | localisées de la tuberculose : adénopathiques, osseux, ostéoarticulaires, ete. | C’est encore l’A. P. qui accueille et soigne la classe si nombreuse des malades venus consulter trop tardivement et que ne peuvent plus accepter les sanatoriums de PO. P. H. S. PEAR Malheureusement, cela ne suffit encore pas : il faut pour le bon fonctionnement d’un dispensaire, surtout lorsqu'il s’agit x d'enfants, recourir très souvent aux Œuvres privées : Celles-ci ont toujours répondu à l’appel qui leur était fait; mais alors, sh le médecin de dispensaire prend une responsabilité qui ne devrait pas lui incomber.

L'œuvre de PO. P. H. S. ne devrait pas connaître de restrictions : économie doit signifier avantage; ici, économiser, c’est gaspiller l’avenir de la race, le capital futur du pays.

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Pour permettre l’organisation complète de la lutte contre les maladies transmissibles, la déclaration obligatoire apparaît la condition essentielle. Nous avons exposé toutes les objections qu’elle soulève et les difficultés de son application. La déclaration obligatoire de la tuberculose doit entraîner et pour le malade et pour sa famille, la mise en œuvre de sévères mesures d'hygiène et de prophylaxie. C’est à la collectivité, à l'Etat, qu’incombera le devoir d’en assumer toute la charge, y compris celle de verser, en numéraire, à la famille privée pour un temps plus ou moins long de son soutien indispensable, la somme correspondant au salaire normal que touchait le ma-

lade.

Le rôle du fichier-central dans la lutte contr la tuberculose ne saurait être trop mis en lumière. Théoriquement, c’est lui qui doit signaler au dispensaire tous les cas de tuberculose constatés dans le secteur : malheureusement, il ne les connaît pas tous.

LA TROISIÈME PARTIE de notre thèse ne comprend, chose aride en soi, que des statistiques : nous avons cherché à les expliquer aussi souvent que cela nous a paru utile.

Nous n’en mentionnerons ici que quelques-unes, celles qui résument les chiffres qui nous paraissent présenter le plus d’intérêt et qui ont été plus particulièrement l’objet de nos recherches.

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