INTRODUCTION
Les végétaux dont le contact ou le voisinage produisent sur la peau des effets fâcheux sont beaucoup plus nombreux qu'on ne serait tenté de le croire.
En dehors d’un petit nombre, comme les Orties, les Euphorbes, les Sumacs, etc., il en est qui ne sont guère connus que par les jardiniers ou les amateurs de plantes qui en ont élé victimes, enfin il en est d’autres qui sont encore plus ignorés, car ce n’est que dans des cas rares et des conditions particulières de prédispositons que leurs effets se sont fait sentir.
N'importe qui peuten être la victime, mais certaines professions sont particulièrement exposées. On peut d'abord mettre à part les affections professionnelles des ouvriers qui travaillent la Canne de Provence, de ceux qui manipulent le lin, etc.
Viennent ensuite les jardiniers, horticulteurs, pépi-
niéristes, tout ceux en un mot qui sont par métier en
mi ie contact avec toutes sortes de végétaux, qui les récoltent, les plantent, les entretiennent, les taillent.
J'ai pu me rendre compte par une enquête faite auprès de plusieurs horticulteurs et pépiméristes et aussi auprès du personnel de jardins botaniques (et en particulier des jardiniers des cultures du Parc de la Tête-d'Or) que l'on considère comme presque inévitable le tribut annuel à payer à ces affections, malgré toutes les précautions prises.
Si l'on trouve parfois des immunités particulières, on rencontre inversement des prédispositions spéciales et, comme on le verra par la suite, il est impossible à certains ouvriers de continuer la culture ou la manipulation de telle ou telle plante à laquelle 1ls sont particuhèrement sensibles.
Enfin les récolteurs ou les manipulateurs de plantes médicinales et les botanistes herborisants sont aussi atteints assez fréquemment, plusieurs des observations publiées plus loin en apportent la preuve.
Les nombreux végétaux à incriminer peuvent être envisagés à un certain nombre de points de vue : forme de l'affection provoquée, nature de l'agent (poils, sécrétions de nature diverse). En réalité, on ne peut pas s'appuyer sur ces caractères pour une classification pathologique, parce que la forme et l'intensité de l'affection varient d’un individu à l’autre pour une même plante et que, d'autre part, il faut bien le reconnaitre, la nature de l'agent est souvent indéterminée où mal précisée.
Je me bornerai donc à des considérations générales sur les dermatiles spéciales d'origine végétale, puis
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J'étudierai ensuite les différents végétaux qui les produisent classés par familles en suivant l'ordre de la Méthode naturelle, dans l'état actuel de nos connaissances botaniques, telle qu'elle est appliquée dans l’enseignement et au jardin botanique de la Faculté de
Médecine de Lyon.
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