DS
Le 22 septembre le malade sortait en bon état mais avec des
tuméfactions légères et un peu douloureuses.
Observation XV (Toussainr).
K... Ed., 16 ans, apprenti tourneur, est entré le 9 octobre 1888 dans le service du professeur Albert (Vienne).
Pas d’antécédents héréditaires ou personnels.
Six semaines avant son entrée le malade remarqua une grosseur du volume d’une noisette sur la face dorsale de la main gauche au niveau du deuxième métacarpien. Les mouvements de l'index provoquaient la douleur ; l’ædème se produisit rapidement.
Pâleur et anémie.
Pas de fièvre.
L'aspect de la lésion du deuxième métacarpien réalisait tout à fait le type clinique du spina ventosa.
Traitement : immobilisation, fomentations tièdes.
Treize jours après, résolution, sortie.
Observation XVI
(Broca, Cliniques) (Résumée).
X..., 15 ans 1/2, vient consulter pour une tuméfaction de l'épaule droite datant de trois semaines.
Bon état général.
Pas d’antécédents héréditaires ou personnels.
Le malade présente une certaine gêne à mobiliser sa région
pour se dévêtir... Il laisse pendre autant que possible le bras
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droit parallèle au corps évitant de le mettre en abduction, évitant même de soulever le moignon de l'épaule.
Examen de la région : tuméfaction, masse indistincte,
Régions sous-claviculaire et sus-claviculaire normales,
Région deltoïdienne : saillie légère si on la compare avec la même région à gauche.
Région postérieure ; — sus-épineuse tuméfiée — fosse sousépineuse, voussure considérable ; tuméfaction extrêmement marquée en trois quarts inférieurs de l'omoplate ; participation des parties molles, peu infiltrées, masse musculaire œdématiée et, sous cette masse, la main perçoit la portion sous-épineuse de l’omoplate. « Je reconnais que cet os contribue, et pour la plus
grande part, au gonflement de la région, au moyen d’un artifice très simple : je le mobilise par l’intermédiaire du bras dont les muscles rotateurs de l’humérus le rendent solidaire par leur contraction. Ces muscles, dont le tissu œdématié résiste à l’élongation, se contractent dès que l’on essaie de porter le bras en abduction ou élévation... Cette omoplate est bien mobile sur le gril costal ; elle s’élève, s’abaisse, se porte facilement en arrière, moins aisément en avant et en dehors. »
Articulation scapulo-humérale indemne, indolore, troubles
généraux insignifiants.
Observation XVII
(Broca, Cliniques) (Résumée).
X..., 14 ans, se présente à la consultation le 15 novembre 1902
pour une tuméfaction douloureuse de la main gauche.
Examen : œdème volumineux au niveau de la région dorsale.
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= gg Rougeur diffuse sans fluctation. Maximum de la tuméfaction au niveau de la base du corps du troisième et du quatrième métacarpiens, Palpation douloureuse.
Cette tumeur avait débuté par de vives douleurs quelques jours auparavant. « Je diagnostiquai une ostéomyélite subaiguë, non suppurée. »
Immobilisation, badigeonnage iodé, l’æœdème disparaît; un épaississement reste. Quelques jours après, récidive sur le quatrième métacarpien de la même main.
Radiographie :« Elle montre une sorte de cylindre osseux pas très dense entourant en virole le corps à contours très nets du troisième métacarpien, de la base inclusivement à la région du cartilage diaphyso-épiphysaire au niveau duquel elle finit en s’amincissant. Cet étui d’osnouveau double le diamètre de l'os. Le tiers supérieur du deuxième métacarpien et les deux cinquièmes du quatrième portent aussi une virole d’os néoformé mais dont la trace est moins évidente. »
L'examen radiographique dela deuxième récidive fait repousser le diagnostic de tuberculose osseuse et fait pencher de nouveau pour une ostéomyélite.
10 décembre 1902, — Intervention, incision de la tuméfaction sur le dos de la main et parallèlement à l'axe du troisième métacarpien, os nouveau friable au niveau de sa base, se laisse effrondrer facilement à la curette. Évidement de tout le métacarpien, Pas de pus ; seulement des fongosités grisâtres assez fermes remplissant l’ancienne diaphyse. Cicatrisation rapide. Un mois après, tuméfaction du quatrième métacarpien ; même
évolution.
4 février 1903. — Incision sur la cicatrice de la précédente
opération. Tissu osseux friable ; fongonsités moitié molles, moi-
te
tié fibreuses remplissant le troisième métacarpien et atteignant aussi le deuxième et le quatrième. Toujours pas de pus et l’aspect macroscopique n’a rien de la carie tuberuleuse.
Examen histologique. — Pas de tuberculose ; ostéite raréfiante. Évolution de la plaie : cicatrisation rapide.
Reprise du travail.
18 mai 1903. — Réapparition du malade, Douleurs de la
main droite et du pied gauche depuis une quinzaine de jours
mais il n’a cessé son travail que l’avant-veille, Douleurs et gonflement ont attiré son attention. Malgré la tuméfaction du pied gauche il a pu marcher jusqu’à l’hôpital.
Examen, — Main droite : gonflement des premier, deuxième et troisième espaces interosseux arrondis ; rougeur ; rien au niveau des phalanges ni du poignet. Pas de veine anormalement dilatée.
Pied gauche: Tuméfaction moins marquéeet moins rouge que celle de la main. Sur la face dorsale, au niveau des deuxième et troisième espaces interosseux du troisième métatarsien, rénitence, Pression douloureuse surtout au niveau du deuxième métatarsien, =
Mouvements des tendons extenseurs faciles et indolores.
Radiographie analogue aux précédentes. On voit en certains points de véritables exostoses, Une exostose en forme d’épine se montre sur la face cubitale du corps du deuxième métacarpien gauche, silhouette beaucoup plus opaque que normalement, comme si l’os avait été le siège d’un processus d’ostéite condensante,
Diagnostic réservé.