‹ Contribution à l'étude de l'ostéite des nacriersChapitre 8 sur 22 · EVE · texte numérisé non relu

EVE

Le Turbo, mollusque gastéropode, type de la tribu des Turbinés, répandus dans les mers chaudes ; le Turbo Marmoreus est très commun dans les mers de Chine. Sa coquille est nacrée d’une façon remarquable.

Sous le nom de Burgau, on désigne vulgairement de gros coquillages appartenant tantôt au genre Turbo, tantôt au genre 7rochus, et dont on tire une nacre grossière, irisée, bleuâtre, opaque, très employée dans les incrustations. Ces Burgaux ou Burgaudines viennent des Antilles Ce serait particulièrement en les traitant, que l’on observerait des bronchites et des ophthalmies,

Les coquillages de Tahiti fournissent la nacre noire bâtarde.

On distingue encore la nacre blanche bâtarde du Levant ; les moules du Mississipi ; la nacre des les Célèbes et Macassar, qui provient d'huîtres énormes servant, à faire de la tabletterie (crosses de revolver, couteaux, canifs, jetons de cercle, etc.); diverses Palourdes du genre Unio (lat. perle) bivalves de la famille des Myti- Lacées, ressemblant aux moules, mais en différant,en ce que leur pied est gros et non canaliculé, et qu’elles

manquent de byssus.

Nous allons voir maintenant quel profit on tire de ces divers coquillages, et les étapes successives que la manipulation leur fait parcourir. Il est évident qu’elles varieront avec le but que se propose l’industrie. Nous décrirons les opérations que nécessitent la taille et le tournage de la nacre pour faire des boutons, fabrication

DD dans laquelle se cantonnent presque exclusivement les industries viennoise et méruvienne.

ToussaAINT qui visita en 1889 les ateliers de Vienne et, en particulier, ceux de /Zernals, décrit ainsi le travail des ouvriers.

1° Une couronne de trépan mue par un tour, et avec laquelle un premier ouvrier enlève à l’'emporte-pièce, dans la coquille de nacre, des morceaux cylindriques de la grosseur d’une pièce de cinquante centimes.

9° Un deuxième ouvrier, un adolescent (pratikant, apprenti) prend ce morceau de nacre brut, compact, le place dans un étau, le polit à la lime, et lui donne la forme d’un bouton de chemise. Un ajutage assez primitif, laisse tomber l’eau goutte à goutte sur le morceau de nacre, permettant ainsi de travailler plus facilement, à l’abri des poussières que l’eau entraîne. Cette dernière opération est appelée affinage.

La fabrication viennoise employait donc à cette époque deux sortes bien distinctes d'ouvriers : les adultes au découpage des pièces, les jeunes à l’affinage des pièces déjà préparées. Quoique les uns et les autres travaillassent dans le même atelier chargé de poussières, cette dernière catégorie d'ouvriers était donc plus particulièrement exposée à l’inhalation des débris pulvérulents. Ilest à noter, en outre, que le procédé de fabrication était très primitif. Quoique nous n’ayons pas de documents à ce sujet, il est probable qu’elle a dû présenter de notables perfectionnements depuis cette époque.

À Méru, le travail est dans ses grandes lignes, analogue; mais présente, dans les manipulations, des détails très notables que nous allons signaler en les décrivant.

1° On prend par exemple des Trocas provenant de Nouvelle-Calédonie, entassés précédemment en stocks considérables, laissés à l'influence des intempéries de l'air, soit en caisses, soit en sacs pendant un temps quelquefois assez long.

Dans une première salle des ateliers, on procède d’abord au sciage et au débitage des Trocas au moyen d’une scie circulaire faisant 4.800 tours à la minute ; de l’eau contenue dans un baquet coule sur la scie et entraîne les particules de poussières. On sépare ainsi le Trocas en quatre parties qui seront utilisées ensuite séparément : l’oreille du rocas, la première rondelle, la deuxième rondelle (quelquefois une troisième), la pointe émaillée. |

Un débiteur bon ouvrier scie 150 à 200 kilos par jour et gagne 4 fr.25 pour 100 kilos nets. Le sciage qui demande beaucoup de force musculaire est toujours confié à un ouvrier adulte.

2° Décapage des morceaux débités à l’aide d’une solution d'acide sulfurique ou de sel d’oseille. |

3° La troisième opération consiste à découper dans les pièces précédentes des boutons à la fraise.

&° Le tournage du bouton se fait sur des tours dans le même atelier que le découpage. Chaque tour est pourvu d’un aspirateur mû par la vapeur, et situé au-

dessous des meules, de telle façon, que la poussière est

— 94% attirée directement par des conduits qui la déversent au dehors.

Dans une usine que nous avons visitée, nous avons vu de 35 à 40 personnes par atelier, dont 50 0/0 de femmes et d’enfants de 13 à 14 ans. Les ouvriers qui travaillent à domicile, et ils sont nombreux, viennent chercher à l’usine les pièces sciées et découpées, et les tournent chez eux à l’aide d’une meule mue par le pied, sans aspirateur ni ajutage à eau, si primitifs soient-ils.

ÿ° Perçage du bouton.

6° Ponçage du bouton dans des tonneaux remplis de pierre ponce et tournant sans cesse, au moyen de la vapeur, autour de leur axe.

7° Blanchiment du bouton à l’eau oxygénée.

8° Polissage du bouton, qui à Méru, se fait à l’aide de produits tenus secrets. Il se fait également dans des tonneaux.

9 Enfin, en ville, à domicile, on fait l’encartage des boutons au prix de deux sous par grosse.

Dans tous ces ateliers, malgré la présence d’aspirateurs situés sous chaque tour, la poussière est encore considérable. Nous en avons vu sur les cheveux des ouvrières, leur couvrant la tête d’un voile grisâtre, les cils, les sourcils, en étaient également imprégnés ; les yeux pleurent et cependant nous n’avons pas constaté de lésions fréquentes de la conjonctive.A l’usine de La Villeneuve, dont l'installation est supérieure à celles que nous avons vues à Méru, et qui possède une chemi-

née de dégagement trop basse évidemment, outre les

ns poussières subsistant encore dans l’atelier, on en trouve qui retombent sur le toit en notable quantité, quoique cependant il y ait une grande différence avec les autres usines locales.

Revenant en effet Le soir à Méru, par un temps brumeux, nous apercevions tout un nuage de ces poussières planer dans l’air, au-dessus des usines, nuage bien net par la différence de sa coloration blanchâtre faisant contrasteavec la brume grise qui en faisait le fond: preuve évidente d’une certaine expulsion des poussières, mais ayant le grand tort de souiller cette atmosphère de campagne qui devrait rester si pure et si bien-

faisante.

Parmi les conditions étiologiques accessoires, il y a un point sur lequel les premiers auteurs avaient attiré l'attention : la question du cHmat. Ils auraient observé, en effet, que l’ostéile des nacriers se déclare surtout dans les pays froids et pendant l'hiver. C’est à un point sur lequel il importerait d’avoir de plus amples renseignements que pourraient, seuls, nous donner les praticiens vivant et exerçant dans ces centres industriels. ToussAINT pensait que c'était peut-être pour cette raison climatérique qu’en des pays chauds comme le Tonkin, l’affection n’avait pas été encore observée tandis qu’elle était fréquente en Moravie et en Bohème.

L’exiguité des ateliers commie facteur étiologique, paraît liée, à la plus ou moins grande quantité de poussières contenues dans la pièce, au nombre d'ouvriers

travaillant dans cette pièce, et à la durée du séjour; à

LP

Méru il est intéressant de remarquer que la plupart des ouvriers malades sont ceux qui travaillent à domicile et qui parfois vivent, mangent, dorment dans la même chambre. En visitant un de ces petits ateliers, se rapprochant des conditions de vie des ouvriers viennois, nous avons vu tous les objets, le pain, les vêtements, les draps de lit recouverts de cette poussière. Les ateliers décrits par O. Wrgiss à Vienne étaient petits, contenaient de trois à dix personnes, qui avaient à peine l’espace nécessaire pour se mouvoir, et y travaillaient dix à douze heures par jour. A Méru certains ouvriers ne travaillent que trois jours par semaine seu-

lement, volontairement du reste.

L'alcoolisme est un facteur que l’on ne peut malheureusement pas manquer d'oublier. Les ouvriers qui travaillent au milieu des poussières sentent rapidement leur gorge se dessécher et prennent l'habitude, s'ils ne l'ont déjà, de boire plus quel’hygiène ne leur commande.

Les conditions étiologiques ayant rapport au sexe, ne peuvent pas encore être déterminées ; nous ne sa-

vons absolument rien de fixe à ce sujet.

Enfin nous verrons le rôle important que joue l’âge dans la Conchyolin-Ostitis puisqu'elle atteint plus particulièrement les ouvriers âgésde 13 à 18 ans. Un cas que nous avons vu s’est présenté chez une femme de 46 ans; nous croyons que c’est là le seul qui aitété signalé à cet âge. Cette question sera mise en valeur plus loin, en traitant de la pathogénie de l'affection.

os

Pour terminer nous citerons les causes de loci minoris resistentiæ que l’on peut relever au niveau du poumon, favorisant ainsi l'absorption des poussières, et diminuant la force vitale de l'individu (tuberculose) en amenant même des complications infectieuses rapidement mortelles, (broncho-pneumonie et pneumonie in-

fectieuse).

SYMPTOMATOLOGIE

Nous avons déjà fait remarquer plus haut, que la symptomatologie de l’ostéite des nacriers, est pour ainsi dire presque schèmatique par la constance de son début, et la régularité dans la succession de ses phénomènes morbides.

En effet, chez tous les auteurs qui ont décrit cette affection, la suite des faits se déroule de telle façon que l’on pourrait croire les observations calquées les unes sur les autres. De plus, cette forme d’ostéite a des caractères bien propres, bien caractéristiques, qui lui donnent une physionomie absolument personnelle et quinosographiquement laclassent tout à fait à part dans le groupe des affections du système osseux.

PREMIÈRE PÉRIODE. — Douleur.— L'affection débute toujours chez de jeunes garçons tourneurs de nacre, âgés de 15 à 18 ans, de telle sorte que l’âge moyen étant 17 ans, les extrèmes sont 13 et 20 ans. Généralement le jeune ouvrier a fréquenté l'atelier depuis un an et demi,

deux ans; son état général est bon, rien ne peut faire

prévoir une crise prochaine, quand brusquement, sans raison apparente, éclate le premier symptôme: la douleur.

Avant l'apparition de cette douleur, on ne peut guère dire en effet, qu'il ait existé de période prodromique. Si toutefois il pouvait y avoir des troubles méritant d’être groupés sous cette dénomination, ils sont trop fugaces, trop peu importants ou, épisodiquement, de causes apparemment trop différentes pour attirer l’attention mème du malade. Tantôtil s’agit de quelques lésions laryngée, bronchique ou pulmonaire qui ne sont pas toujours le fait de la poussière de nacre ; tantôt enfin ce sont des troubles généraux ayant leur source dans l’alcoolisme et une mauvaise hygiène alimentaire. Et là encore, n'oublions pas la valeur du facteur hérédité. L'un de nos malades en particulier, présentait malgré son âge, 19 ans, l’aspect chétif et le développement d’un enfant de 15-16 ans.

Le premier symptôme qui éclate donc est la douleur qui arrive brusquement un jour, le plus souvent dans une des extrémités ; c’est une douleur d’abord sourde, dont l'intensité va croissant peu à peu ; elle offre ce caractère particulier d’ètre spontanée au début, et, à cette époque, en effet, les mouvements du membre atteint n’ont pas pour résultat de réveiller ni d’augmenter la sensation douloureuse. Certains de ces malades, continuent leur travail pendant une période de temps assez longue. Broca rapporte l’histoire d’un ouvrier qui travailla encore pendant une quinzaine de jours, et

n’interrompit ses occupations qu’à la veille de venir

consulter. Îl put même faire un assez long trajet à pied jusqu’à l’hôpital.

Puis peu à peu la douleur augmente d'intensité jusqu’à devenir violente, térébrante, déchirante. Elle est localisée bien exactement dans la région diaphysaire des os longs. Certains points seraient particulièrement douloureux : à savoir le milieu de la crête interne du tibia ;la face palmaire (creux de la main); la face plantaire (creux du pied). Parfois, la douleur présente des analogies avec celle du rhumatisme articulaire aigu, en ce qu’elle s’exacerbe fréquemment avec l’état hygrométrique de l'air.

Un autre caractère lors de l’apparition de ces douleurs, est leur fréquente disposition symétrique. Elles frappent souvent deux os du côté opposé : les deux cuisses, les deux mains, les deux avant-bras, les deux métatarses; souvent au bout de quelques jours, la douleur cesse d’un côté pour se cantonner exclusivement dans l’autre. |

Si l’on palpe la région douloureuse, pendant les premiers temps de cette période, on ne trouve guère de modifications notables. Ce n’est qu’au moment où la douleur arrive à son point culminant, que la palpation nous revèle la tuméfaction, caractère de la deuxième période de l'affection.

DEuxIÈME PÉRIODE. — Tuméfaction. — Ce second symptôme a, lui aussi, cette particularité de se montrer assez brusquement. C’est d’abordun gonflement qui, pri-

mitivement, occupe le point précis où a débuté la dou-

2 ST à

leur, c’est-à-dire dans une région osseuse, la région dia: physaire pour les oslongs. Sur les os plats et courts, où la maladie a été observée, la région atteinte est bien déterminée et limitée. (Voir plus loin: omoplate etos courts).

Tout d’abord cette tuméfaction, qui est plus ou moins considérable, ne s'accompagne pas de participation des parties molles adjacentes ; « la palpation dénote seulement! une tuméfaction nettement périostique, dont les limites sont très évidentes. Elles sont dessinées par une arète appréciable sous le doigt du côté du corps de l’os et du côté juxtaépiphysaire » (Broca).

Plus tard, la tuméfaction augmente ; tantôt elle est assez saillante, tantôt elle prendla forme d’un empâtement diffus. En effet, loin de se localiser au point primitivement envahi, le gonflement s'étend progressivement en quelques jours sur une grande partie de l'os, se dirigeant, dans les os longs de l'extrémité vers le centre de la diaphyse; dans les os courts(métatarsiens, métacarpiens), de la base vers la tète (capitulum).

Quelquefois, sur les grands os, une seconde lésion a débuté en même temps, ou ultérieurement, à l’autre extrémité diaphysaire de l'os, de telle sorte que l’on peut voir sur le même segment deux tuméfactions allant à la rencontre l’une de l’autre, vers le centre de la diaphyse, et laissant à peine entre elles un espace libre ; généralement elles n’arrivent pas à se fusionner.

À mesure que la tuméfaction s'étend et augmente de volume, il y a certaines modifications qui se produisent dans les parties molles, dans la consistance de la tumeur

osseuse elle-même et dans sa sensibilité.

La peau devient un peu plus chaude que normalement, le thermomètre pourrait y déceler une légère élévation de température locale. Souvent elle est rouge, d’autres fois elle n’offre aucune différence de coloration avec les parties qui l'entourent ; « elle ne se laisserait pas plisser facilement comme à l’état normal ; on ne peut pourtant pas dire qu’elle adhère aux plans profonds, seulement, elle ne glisse plus sur eux avec la même facilité ; elle parait comme épaissie, infiltrée. Elle a un aspect d’œdème et cependant, si le doigt essaye de provoquer le godet, il ne le produit pas... » (BRocaA.) Quelque fois cette peau avec son aspect rougi fait penser à la peau lymphangitique d’un phlegmon. Un certainnombre d'auteurs, ENaLiscu entre autres, ont signalé | l’abondance et le développement de lacis veineux superficiels qui n’ont pas été décrits dans d’autres observations.

Les plans musculaires paraissent, à la palpation, participer à la tuméfaction. Ils semblent œdématiés, augmentés de volume, et jouent un certain rôle. dans la déformation des régions et dans la limitation de certains mouvements. ne

Du côté de la tumeur osseuse elle-même, on trouve des modifications de consistance. D'abord assez molle, elle devient rapidement rénitente, élastique ; si l’on y ajoute l’aspect ci-dessus décrit de la peau, il semble que l’on se trouve en face d’un phlegmon tout près de s’ouvrir. EnGrisan et GüsseNBAUER se virent en face de pareilles formations, et s’attendirent à plusieurs repri-

ses à voir la tuméfaction s’abcéder, à l’instar d’une sup-

puration vulgaire. Et cependant ni à cette époque, ni à aucune autre, il n’y a de pus concrété ; les interventions de Broca font foi à ce sujet. Puis tandis que la douleur s’apaise, la tumeur prend une consistance presque fibreuse, bientôt une dureté d’hyperostose. Le processus de guérison a commencé.

Nous avons dit que la tuméfaction présentait aussi des modifications de sensibilité. Au début, la pression sous le doigt réveille des douleurs violentes, puis peu à peu, à mesure que sa consistance devient fibreuse, la recherche au doigt n'offre plus qu’une sensibilité très atténuée. Quant aux douleurs spontanées, elles disparaissent progressivement. |

Douleur et tuméfaction siègent toujours au niveau de la jonction diaphyso-épiphysaire ; jamais elles ne gagnent les articulations voisines comme dans l’ostéomyélite aiguë ou la tuberculose osseuse. L’examen des mouvements montre bien quelquefois une certaine limitation, une cerlaine gêne, mais rien ne se passe du côté de la cavité articulaire; seuls sont en cause les muscles que nous avons signalés comme participant à l’inflammation. La motilité reste donc intacte.

Certains auteurs ont mentionné pendant les deux premières périodes de douleur et de tuméfaction, un état fébrile qui n’a pas été relevé chez tous les malades. ENGziscH signale ue poussée de fièvre assez marquée, coïncidant avec l’apparition de la douleur. Broca dit que l’un de ses malades se plaignait d’avoir ressenti le soir un certain malaise fébrile ; mais c’est Exazisc qui a le mieux montré les rapports qui peu-

Deturck 3

LOSC vent exis'er entre les écarts de température et l’apparition de foyers d'ostéite, surtout en cas de récidive. L'observation IV de Eneziscx est typique à ce sujet ; on y voit par exemple, la température qui était normale le matin, monter le soir à 39°, accompagnée de violentes douleurs et, le lendemain, le gonflement de la clavicule s’est étendu jusqu'à l'extrémité sternale. La température se maintient le jour même à 39°2 à midi, puis redescend le soir à 37°2. Les jours suivants, de nouvelles extensions à l’avant-bras sont précédées d’une élévalion de température de 38°4; puis la température redescend. De nouveau enfin, une poussée sur l’omoplate est annoncée par une ascension thermique oscillant entre 38°4 et 39°0. Il y a donc, comme on le voit, une relation assez marquée entre l’apparition de la tuméfaction et celle de la température. Cependant elle n’est pas constante et, somme toute, il ne se produit jamais de fièvre marquée et durable.

Pendant ces mêmes périodes, comme troubles généraux, on ne relève guère que de l’anorexie, un certain aspect saburral de la langue, de l’insomnie, des urines colorées, etc.

Dans un cas (Eaziscx, observation I), un malade a présenté une néphrite aiguë avec trois hématuries, de l’œdème, puis même un hydrops généralisé ; le malade se remit rapidement. Il n’est pas prouvé, du reste, que celte néphrite ait été en rapport direct avec l’inhalation de poussière de nacre. Néanmoins elle présente un certain intérêt, car elle permet d’envisager la possibilité

d’une action quelconque des poussières sur Le filtre rénal.

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