‹ Contribution a l'étude de l'ostéite des nacriesChapitre 19 sur 22 · ONE EN D AO ANNE ARE AT OPEN PSN ER ST PER NA · texte numérisé non relu

ONE EN D AO ANNE ARE AT OPEN PSN ER ST PER NA

{ ans | +4 ; l } ; : QE

sés sémainés, n’avait eu qu'un retentissement insignifiant sûr

son état général. Il sort en très bon état de la clinique.

Observation XII Eod. loc. (Résumée).

OSTiTIS FEMORIS SIN.

KésSch#181ans.

Ouvrier depuis trois ans et demi.

La première année a été atteint à l’avant-bras gauche et aux os du poignet (?).

Se présente avec un gonflement douloureux dans la région trochantérienne gauche. Ce yonflement datait de trois semaines pendant lesquelles la douleur était supportable. Les mouvements de l'articulation coxo-fémorale étaient limités, mais l’articulation elle-même étaitindemne. Trois centimètres au-dessous

du sommet du grand trochanter on sentait un gonflement qui

se dirigeait en bas vers la région diaphysaire moyenne sur une

longueur de quatre pouces, repoussant de haut en bas les par- É pe | 4 ‘ . ñ .

RUE ties molles ; consistance élastique, et comme fluctuante. Une semaine après la tuméfaction diminue ; elle n’est plus fluctuante,

mais résistante.

Observation XIII 0. Wrss (Ref. Baoca, Cliniques).

… « Depuis un mois est apparu un gonflement de l’angle infé-

rieur et du bord interne de l’omoplate gauche qui s’élève jus-

qu’à l’épine. L’angle inférieur fait une saillie sous les téguments

ae - 1 Læ

Hérmaut au niveau du dos: saillie dure, grossé comme unë ; AE petite pomme, douloureuse spontanément et à la pression. En 04

« La rotation du bras faite avec quelque précaution est indo- | lore ; mais l'élévation de l’humérus au-dessus de 450 est la

cause de vives douleurs. ».….

Observation XIV (Toussainr).

O. P..,17 ans, apprenti tourneur, entré le 30 août 1887 dans le

. service du professeur ALserr (Vienne).

Pas d’antécédents héréditaires ou personnels. Depuis deux ans,

travaille dans la fabrique. N’a jamais été atteint de l’affection ;

eu deux dents cariées dont on a fait l’avulsion.

men À Se ren Ÿ it

| Novembre 1886. — Sans trauma a présenté une tuméfaction

L. douloureuse de l'os jugal droit. Cinq semaines après, guérison. à Juin 1887. — Tuméfaction de la main droite, de l'os jugal #r F, gauche, de la main gauche. | 4 En 1889 lorsque Toussanr vit le malade, celui-ci avait les nommetles douloureuses, tuméfiées, la peau était tendue et bril-

lante à leur niveau. Au coude droit on voyait une tuméfaction 1

SMS Chr gr

J très douloureuse à la base de l’avant-bras.

| L’extrémité du radius était épaissie. L’attitude du membre immobile était la flexion presque à angle droit. La température oscille autour de 38e. ,

Tuméfaction des os du carpe gauche. Extrémités supérieures du cubitus et du radius tellement douloureuses qu’elles fent spontanément crier le malade.

Traitement : injections sous-cutanées d’antipyrine, salicylate

de soude (3 grammes pro die).

Le 22 septembre le malade sortait en bon état mais avec des

tuméfactions légères et un peu douloureuses.

Observation XV (Toussainr).

K... Ed., 16 ans, apprenti tourneur, est entré le 9 octobre. 1888 dans le service du professeur Albert (Vienne).

Pas d’antécédents héréditaires ou personnels.

Six semaines avant son entrée le malade remarqua une grosseur du volume d’une noisette sur la face dorsale de la main gauche au niveau du deuxième métacarpien. Les mouvements de l'index provoquaient la douleur ; l’œdème se produisit rapidement.

Pâleur et anémie.

Pas de fièvre. ù

L'aspect de la lésion du deuxième métacarpien réalisait tout à fait le type clinique du spina ventosa.

Traitement : immobilisation, fomentations tièdes.

Treize jours après, résolution, sortie,

Observation XVI

(Broca, Cliniques) (Résumée).

X..., 15 ans 1/2,. vient consulter pour une tuméfaction de l'épaule droite datant de trois semaines.

Bon état général.

Pas d’antécédents héréditaires ou personnels.

Le malade présente une certaine gêne à mobiliser sa région

pour se dévêtir. Il laisse pendre autant que possible le bras

# A * — 81 — droit parallèle au corps évitant de le mettre en abduction, évitant même de soulever le moignon de l'épaule. Examen de la région : tuméfaction, masse indistincte, Régions sous-claviculaire et sus-claviculaire normales, Région deltoïdienne : saillie légère si on la compare avec la même région à gauche.

Région postérieure ; — sus-épineuse tuméfiée — fosse sousépineuse, voussure considérable ; tuméfaction extrêmement marquée en trois quarts inférieurs de l'omoplate ; participation des parties molles, peu infiltrées, masse musculaire œdématiée et, sous cette masse, la main perçoit la portion sous-épineuse de l’omoplate. « Je reconnais que cet os contribue, et pour la plus

ee grande part, au gonflement de la région, au moyen d’un artifice très simple : je le mobilise par l'intermédiaire du bras dont les muscles rotateurs de l’humérus le rendent solidaire par leur : contraction. Ces muscles, dont le tissu œdématié résiste à l’élon- | * gation, se contractent dès que l’on essaie de porter le bras en abduction ou élévation. Cette omoplate est bien mobile sur le gril costal ; elle s’élève, s’abaisse, se porte facilement en arrière, 3 moins aisément en avant et en dehors. »

L Articulation scapulo-humérale indemne, indolore, troubles

GET QUE à généraux insignifiants.

Observation XVII

> (Broca, Cliniques) (Résumée).

X..., 14 ans, se présente à la consultation le 15novembre 1902 pour une tuméfaction douloureuse de la main gauche. Examen : æœdème volumineux au niveau de la région dorsale. Deturck 6

en ao Rougeur diffuse sans fluctation. Maximum de la tuméfaction au niveau de la base du corps du troisième et du quatrième métacarpiens, Palpation douloureuse. He

Cette tumeur avait débuté par de vives douleurs quelques jours auparavant. « Je diagnostiquai une ostéomyélite subaiguë, non suppurée. »

Immobilisation, badigeonnage iodé, l’œdème disparaît; un épaississement reste. Quelques jours après, récidive sur le quatrième métacarpien de la même main.

Radiographie : « Elle montre une sorte de cylindre osseux pas très dense entourant en virole le corps à contours très nets du troisième métacarpien, de la base inclusivement à la région du cartilage diaphyso-épiphysaire au niveau duquel elle finit en s’amincissant. Cet étui d’osnouveau double le diamètre de l'os. Le tiers supérieur du deuxième métacarpien et les deux cinquièmes du quatrième portent aussi une virole d’os néoformé mais dont la trace est moins évidente. »

L’examen radiographique dela deuxième récidive fait repousser le diagnostic de tuberculose osseuse et fait pencher de nouveau pour une ostéomyélite.

10 décembre 1902. — Intervention, incision de la tuméfaction sur le dos de la main et parallèlement à l'axe du troisième métacarpien, os nouveau friable au niveau de sa base, se laisse effrondrer facilement à la curette. Évidement de tout le métacarpien, Pas de pus ; seulement des fongosités grisâtres assez fermes remplissant l’ancienne diaphyse. Cicatrisation rapide. Un mois après, tuméfaction du quatrième métacarpien ; même évolution. |

4 février 1903. — Incision sur la cicatrice de la précédente

opération, Tissu osseux friable ; fongonsités moitié molles, moi-

nl

poct macroscopique n’a rien de la carie tuberuleuse. Examen histologique. — Pas de tuberculose ; ostéite raréfiat. Évolution de la plaie : GAtisAHoN rapide.

| Reprise du travail.

Is. mai 1903. — Ré enon du malade. Douleurs de la main droite et du pied gauche depuis une quinzaine de jours É mais il n’a cessé son travail que l’avant-veille. Douleurs et gon- __ flement ont attiré son attention. Malgré la tuméfaction du pied ns il a pu cher jusqu’à lhôpital.

Examen. A Main droite : gonflement des premier, deuxième ces cet troisième espaces interosseux arrondis ; rougeur ; rien au . niveau des tpInees ni du poignet. Pas de veine anormalement | dilatée.

Pied gauche: Tuméfaction moins marquée et moins rouge que celle de la main. Sur la face dorsale, au niveau des deuxième et

troisième espaces interosseux du troisième métatarsien, réni-

tence. Pression douloureuse surtout au niveau du deuxième

Æ tarte

Mouvements des tendons extenseurs faciles et indolores.

Radiographie analogue aux précédentes. On voit en certains points de véritables exostoses, Une exostose en forme d’épine se montre sur la face cubitale du corps du deuxième métacar- TEE

pien gauche, silhouette beaucoup plus opaque que normalement, Ÿ 74 comme si l'os avait été le Je d'un Poe te d’ostéite con- | ; densante, SE

Diagnostic réservé,

Observation XVIII

D' Graizcon, présentée par Juner (Résumée).

Garçon, 13 ans et 1/2, exerçant depuis août 1906 la profession de coupeur de boutons, et exposé, de ce fait, à la respiration d’abondantes poussières de nacre, |

La maladie débute, en janvier 1907, par des douleurs vives dans le coude et l’épaule droile, puis, deux ou trois semaines après, l'extrémité supérieure du cubitus se tuméfia, et atteignit le volume d’un œuf de poule. Le D' Graillon se contenta de faire des enveloppements humides et chauds; en six mois cette tuméfaction se résorba complètement (6 juillet 1907). À

En août 1907 des douleurs très vives se déclarèrent à Pavantbras et au poignet droits, en même temps que l’extrémité inférieure du radius et celle du cubitus augmentaient rapidement ‘de volume, ’ Ù

En octobre 1907, au moment où nous voyons le malade, le cubitus et le radius se terminent par une véritable massue ; le poignet mesure 21 centimètres de circonférence contre 16 du côté sain. La pression, à ce niveau, est très douloureuse. Il n’y a ni rougeur ni chaleur. L’articulation du poignet est libre.

La radiographie (dont nous donnons ici un eroquis), montre les extrémités inférieures du radius et du cubitus : on voit nettement la présence d’un cylindre osseux de nouvelle formation, Cet étui osseux sous-périostique remonte, en s’amincissant, jusque vers la région supérieure du cubitus:; du côté du radius, elle

ne dépasse pas le tiers inférieur,

Obetrathion XVUI. ms Schéma de la radiographie Da se par le D' Infroit à la Salpétrière (Paris, 27 nov. 1907). :

En noir : Ostéite condensante.

En hachures : Ostéite raréfiante. Le

Observation XIX

(Personnelle, prise avec le D' Graillon à La Villeneuve.)

Edmond L..., 19 ans.

Antécédents héréditaires = 0.

Antécédents personnels = 0, jusqu’au mois d'octobre 1904.

A commencé à travailler à 13 ans au sortir de l’école.

Travaille avec ses parents et chez eux dans ‘un petit atelier

- sans aération. |

Octobre 1905. — Point douloureux et gonflement à la malléole externe droite; pendant six semaines, il en résulte une impotence fonctionnelle. Au bout de ce laps de temps, reprise du travail. ù

Mars 1905. — L... est forcé de nouveau de suspendre son travail. [1 éprouve à l’épine de l’omoplate gauche une douleur vive qui se propage bientôt à l'épaule droite, laquelle reste gon-

flée pendant quelques semaines. Reprise du travail.

Juin 1906. — Nouvel arrêt du travail. Il y a de l’épaississe-

ment du Condyle externe du fémur droit, l'articulation du genou est douloureuse. Au bout de six semaines résorption. En

même tempsil se forme une exostose du maxillaire inférieur du

côté gauche.

Janvier 1907. — Mêmes phénomènes au genou gauche,

Décembre 1907. — Nouvelle poussée d’ostéite avec exostose à la portion diaphysaire du tibia gauche. Le traitement par l'iodure de K, les frictions d’onguent napolitain amènent la | résorption au bout de trois mois. En même temps qu’évoluait

cette exostose tibiale il se formait une exostose de la grosseur

Pod chaque poussée d’ iostéite, il y à eu une atrophie con- | idérabl du membre atteint, comme dans l'observation du pre- À omier malade, puis l’atrophie s’est arrêtée, sans traitement spé- 2 cial, par simples frictions mercurielles.

- État actuel. —Très satisfaisant, les exostoses se sont résorbées

en partie, mais il reste encore un épaississement du fémur et - un reliquat, gros comme une noisette, au maxillaire inférieur. Le malade ne présente aucun symptôme pulmonaire ou viscé.

ral; il marche et cultive son jardin.

Observation XX

“ Le D: Graillon nous a dit otconatals chez une femme de 46 ans, tourneuse en nacre, une ostéite du péroné droit, La raco faite a permis de constater un épaississement notable du tiers inférieur de cet pe surtout évident dans la région : > sus-malléolaire. . FAT,

(Voir p. 88 un schéma de la radiographie )

Page 1