OBSERVATION VI
publiée par Greffier, in prog. Méd.
Tumeur blanche de l'articulation sterno-claviculaire
chez un luberculeux. Prog. méd. et Bull. soc. Anat: 1882.
Le nommé X. âgé de 25 ans, entre à la salle Monneret, service de M. Audhon, avec tous les signes d’uns phtisie pulmonaire et laryngée fort avancée.
Il-ne pouvait pour ainsi dire pas émettre un son. L’auscultation révèle des craquements humides des 2 côtés.
Le malade présente en outre du côté gauche une saillie au niveau de l'articulation sterno-claviculaire. La palpation -révèle un empâtement d’une consistance analogue à celle d’un lipôme, mais aucune fluctuation.
La peau n’est pas rouge, pas de douleur, le malade raconte qu'il avait eu à ce niveau une luxation à la suite d’un effort.
Le malade, tuberculeux avancé, succombe au bout de
quelques jours dans le service.
OBSERVATIONS Vi!
In Thèse Fonlladosa
Le nommé L., âgé de 24 ans, entré le 18 octobre 1874, au Val de Grâce.
Bronchite avec localisation à l’un des sommets. Séjourne un mois à l’hôpitai. Envoyé en convalescence.
Revenu au corps, il voit se développer à la partie antérieure de la poitrine, immédiatement au-dessus de la clavicule gauche, près de son articulation avec le sternum, un un abcès qui s’ouvre spontanément.
Il est dirigé sur l'hôpital où on incise l’abcès,
À la suite de cette intervention, il persiste une fistule” L’exploration avec le stylet ne dénote pas de lésions osseuses. Le trajet fistuleux continue à suppurer, le malade maigrit et devient en proie à une hecticité de plus en plus considérable.
Un beau jour, à la suite d’un effort, le malade eut une douleur subite dans la poitrine et l'air sortit par la fistule. On constate à l'examen un pneumo-thorax.
Mort au bout de quelques jours, à l’autopsie pyo pneumothorax.
CONÉCEUSIONS
L’ostéo-arthrite tuberculeuse sterno-articulaire demande à être traitée avec beaucoup de soins, après un diagnostic précoce, en général facile.
: Son évolution est lente, parfois douloureuse, le plus souvent s’accompagaant d'un minimum de phénomènes douloureux et apportant peu de gêne à l'existence du malade.
Son pronostic est pourtant sévère, son évolution naturelle se fait vers l'extension avec fistules multiples, atteinte profonde de l'organisme par la suppuration bacillaire, accompagnée de fièvre ; des complications graves peuvent survenir tantdu côté des pièvres et des poumons par évolution de lésions bacillaires que du fait d’abcès profonds développés dans le médiastin antérieu.
Dès que l'affection est reconnue, on doit instituer un traitement général sévèrement conduit, avec cure derepos,cure climatérique autant que possible, en s’aidant de l’héliothérapie.
Localement, on peut agir par deux méthodes.
4° la méthode non sanglante :
soit qu’on se contente de joindre au traitement gé-
néral, l'immobilisation, difficile à faire suppor-
ter dans le cas de cette articulation, accompagnée d’héliothérapie et de physiothérapie.
soit qu'on joigne à l’immobilisation, les injections modificatrices ou même qu'on se contente des injections modificatrices. Les injections modificatrices et la méthode sclérogène proprement dite, sont suceptibles de donner des résultats, surtout dans les formes à lésions prédominant sur la synoviale. Elles méritent d’ètre d'abord mises en œuvre.
20 La méthode sanglante : les opéralions.
Les unes partielles, grattage, curettage des foyers osseux, cautérisations, Saignées, ne semblent pas donner de résultats dans l’arthrite sternoclaviculaire, elles n’arrêtent pas l’évolution des
lésions qui continuent.
Les autres se sont les résections.
Si l'on fait appel à l'opération, c’est à l'opération large qu'il faut avoir recours.
Il ne saura agir ici de résection sous-périostée, mais de résection complète des extrémités osseuses et de l’articulation.
Fonctionnellement, la résection de l'articulation sterno-claviculaire et la disparition de l'extrémité interne de la clavicule n'’apportent pas de gène sensible aux mouvement du membre supérieur.
Vu:
Le Président de Thèse, CUNEO.
Vu : Vu el permis d'imprimer :
Le Doven, Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,