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matisme, plus ou moins violent, qui serait la cause de leur mal. | jee
Cependant, un certain nombre de faits cliniques el radiologiques ne cadrent pas avec celte conceplion : très souvent, on constate la présence d’un corps étranger d'origine épiphysaire, dans une articulation qui était cliniquement indemne de toute lésion notable. On ne trouve pas non plus, dans ces cas, de traumatisme qui puisse être considéré comme cause évidente et unique de la présence de ce corps étranger et de la perte de substance osseuse qui l’acconipagne.
Nous avons donné ici un certain nombre de cas de ce genre : . e
Un des malades de M. Salmon avait présenté un enraidisséement progressif du coude sans qu'il y ait eu antérieurement le moindre traumatisme, l'intervention a découvert un corps étranger dont le point de départ était le condyle huméral.
| MM. Ch. Mathieu et Blot ont communiqué le 26 avril
1922, à la Société de Médecine de Nancy, un cas de corps étranger de l'articulation du coude. Ce corps étranger s'étant développé sept ans après un traumalisme indirect de cette articulation, il est difficile d'admettre que, dans ce cas, le traumatisme soit considéré comme la cause unique de ce corps étranger.
Le 27 avril 1923, MM. J.-P. Tourneux et Baillot communiquaient à la Société de Chirurgie de Toulouse le cas d'une femme de 35 ans qui présentait un volumineux corps étranger de l'articulation du genou. Cette malade se souvenait d’avoir subi un traumatisme sérieux
ARTE à SET
À à l'âge de 12 ans el Hot quelle se servait parfaite.
ment de son genou depuis le traumatisme.
MM. Rocher et Ayguespare ont présenté, le 26 Jan-
vier 1923, à la Société de Médecine et de Chirurgie de et Bordeaux, un malade âgé de 47 ans qui, depuis dix ans, 5 souffrait du genou droit, à la suite d'un traumatisme. 2 | LE ‘intervention a montré plusieurs corps articulaires. ; Se à : Enfin, l'un des malades que nous avons eu l'occasion d'examiner dans le service du Docteur Duüjarier, ne présentait aucun antécédent traumatique permettant d'expliquer la production de ce corps éiranger. Le second malade, opéré le 7 mai 1925, faisait remonter
ses accidents à une chute sur le coude qu'il aurait fait en 1922. | Le
Ces corps étrangers, qui ne sont pas la conséquence directe d'un traumatisme important, se révèlent souvent au cours d'un examen fortuit, ils sont admirablement tolérés par le malade ou ne se manifestent que par de légers troubles fonctionnels. Fab
Dans de nombreux cas, on peut suivre cliniquement l'évolution du corps étranger qui, au début, ne se révèle | : que par des signes d'apparence banale, seuie la palpa- D Lion soigneuse des surfaces articulaires montre Ja 4 douleur localisée au point où se développe la lésion 54 (signe d’Axhausen). Plus tard, le corps étranger se libère ; devenu mobile, il donne des signes nets de 24 blocage articulaire qui en permettent le diagnostic. | L'étude des lésions radiologiques confirme les pu données de la clinique. On assiste à la formation du | ee Corps étranger; d’abord, on constate une région osseuse
ADN
ALL Re
. beaucoup plus claire et nettement limitée; cette zone est
d'abord au même niveau que le reste de la surface
articulaire, puis, progressivement, la zone alteinte
d'ostéochondrite se surélève puis se détache de son lit RCE st, devenir corps libre. ë = Dans un cas que nous avons observé et dont nous reproduisons le cliché radiographiaue, on constatait très = nettement le corps étranger qui s'était développé aux dépens du condyle huméral dont il n'était détaché qu'en une partie.
CHE Toutes ces constatations cliniques el radiologiques amènent à conclure qu il existe des cas dans lesquels la production du corps étranger ne relève pas de l’action : a | . directe et inmédiale du traumalisme; ces cas ne peuvent non plus être rapprochés des diverses arthropathies qui $ É donnent des lésions diffuses et banales de loute la ‘surface articulaire d’une épiphyse osseuse.
Il semble donc bien qu'il s'agit d’une affection ayant une individualité propre, caractérisée par une évolution très spéciale, et qui doit prendre place entre les traumatismes articulaires et les arthropathies.
Rôle du traumatisme dans la production
de ostéochondrite disséquante
Si le traumatisme ne semble pas capable à lui seul de déterminer le processus d’ostéochondrite disséquante, il n’est pas moins vrai que, dans bien des cas,
il joue un rôle très net dans la production et dans
l'élimination du sequestre osseux.
Kônig, le premier, lui accordait un rôle prépondérant quand il déclarait que souvent le traumatisme détermine une névrose du tissu osseux, la portion nécrosée élant ensuite éliminée par un travail inflammatoire. Il v aurait dans ces cas une associalion de deux actions externe et interne. Dans d’autres cas, cependant, il admeltail que le processus interne pouvait à lui seul déterminer la production d’une « souris » articulaire. a
IT ne considérait donc le traumatisme que comme une
condilion favorable, mais non nécessaire au développement de l'ostéochondrite disséquante.
C'est sur l'existence de ces cas d'ostéochondrite spontanée que porte le débat.
+ PA ee lite
Es 23 —
Il s’est fait le défenseur Ch rôle prépondérant du
traumatisme dans le déclanchement de l’ostéochondrite von
disséquante. De nombreuses radiographies lui ont
montré que les lésions d’ostéochondrite disséquante k
portaient loujours sur une zone très localisee de da surface articulaire, cette circonscriplion des” lésions prouve qu'elles sont le fait d’une cause agissant localement et toujours au même point. Si les corps élrangers se développent avec une grande fréquence en certaines zones d'élection, cest que ces zones sont plus que
d'autres exposées aux traumatismes.
Il est donc amené à distinguer à côté ‘es fractures récentes intra- articulaires : | a) Des corps étrangers qui se développent à la suite
d'un seul traumatisme datant de quelques mois ou
quelques années, el bien connu du malade;
.b) Des corps étrangers dont le malade ignore l'origine traumatique, mais, dans ces cas, il s'agit de sujets exerçant des professions pénibles, et qui sont'exposés à des chocs qui, s'ils ne sont pas d'une violence extrême, sont du moins fréquents, répétés, el portent toujours sur la même région. Souvent aussi, ce Sont des individus rudes, habitués aux traumatismes el chez lescuels un choc même violent passe facilement inaperçu.
Il est difficile d'admettre intégralement jes conclusions de Leb en ce qui concerne cette dernière catégorie de malades. La localisation des lésions n'est pas la preuve que ces lésions sont dues à une action extérieure. D'autre part c'est un fait de Pt courante que les malades et surtout les malades peu cultivés n’ou-
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