DIAGNOSTIC
Nous n’insisterons pas sur la difficulté du diagnostic dans les premiers jours qui suivent l’accident, si tel est le mode d’origine. L’ostéome proprement dit n’existe pas encore, le tissu osseux n’ayant pas eu le temps de se développer.
Quand l’ossification sera plus avancée, le diagnostic sera facile si la tumeur est superficielle ; la consistance de l’os est différente de celle du tissu scléreux consécutif à une rupture musculaire. Mais, si la tumeur est profonde et peu accessible, ce qui est rare, il est vrai, on sera réduit aux conjectures et la radiographie seule pourra nous éclaircir.
Il sera assez délicat aussi de distinguer un ostéome musculaire, siégeant très près de l’os, d’une simple exostose du fémur par exemple. L’exostose a en général une large base d’implantation sur fos tandis que l’ostéome n’y adhère souvent que par une ou plusieurs minces languettes osseuses et peut être mobilisé, mais dans certains cas, il faut admettre, avec M. Delorme, que le diagnostic est impossible; ce n’est que, le bistouri à la main, qu’on verra quelles sont les relations de la tumeur osseuse avec le muscle.
La découverte de la radiographie a singulièrement facilité le diagnostic de l’ostéome musculaire, Par elle, on peut reconnaître les limites exactes de la tumeur, ses connexions avec les os voisins ; elle pourra aussi parles différences de teinte qu’elle présentera indiquer approximativement l’âge de l’ostéome, les teintes les plus foncées correspondant aux ostéomes les plus anciens, à une ossification plus complète. Il ne faut jamais négliger d’en faire l’application, quand se manifeste chez un cavalier quelque douleur ou gêne dans les mouvements d’adduction de la cuisse.