CONCLUSIONS
1° De l'étude de nombreuses statistiques il résulte que, de tous les os du corps humain, c’est le tibia droit qui est le plus fréquemment atteint d’ostéomyélite.
2 De tous les cas traités par M. Broca où le bia fut atteint d'’ostéomyélite, ceux où l'affection a débuté par l’extrémité inférieure sont presque aussi nombreux que les localisations du reste de cet os.
3° Pour le péroné, la plus grande fréquence de l’ostéom yélite à l’extrémité inférieure est évidente.
4° C’est entre 13 et 17 ans que l’on compte les cas les plus nombreux d’ostéomyélite du tibia et du péroné à leur extrémité inférieure. Le garçon est trois fois plus souvent atteint que la fille. |
5° Le traumatisme fréquent, l’entorse juxta-épiphysaire d’Ollier doivent entrer en ligne de compte dans l’étiologie de la localisation qui nous occupe et contribuent certainement à expliquer la conclusion n° 2 qui semble en contradiction avec la loi d’accroissement.
6° Le diagnostic rare mais difficile entre la synovite
RIDE tendineuse et l'ostéomyélite e >mpliquée de synovite doit être signalé, puisque, même à l'opération, l’ostéomyélite a pu passer inapercue.
7° Le pied bot acquis par lésion du cartilage de conjugaison et arrèt consécutif du développement de l’os est une rareté.
Quand l’enfant a atteint son complet développement, la résection d’une partie de l’os trop long est un traitement idéal ; mais lorsque le membre n’a pas sa taille définitive, le chirurgien peut essayer de rétablir l’équilibre de l’accroissement des deux os en s’attaquant au cartilage de conjugaison de l'os sain.
8° En général, le cartilage de conjugaison n’est détruit qu’en partie. | |
9 L’arthrite du cou-de-pied est d’une grande rareté dans l’ostéomyélite de l'extrémité inférieure du tibia et
du péroné.
Vu : le Président de la thèse SEGOND
Vu : le Doyen, AC
DEBOVE ‘ Vu et permis d'imprimer,
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris