TRAITEMENT
Ici encore, il y a deux choses à considérer : le traitement de l’affection elle-même et le traitement des fractures.
« Le traitement des fractures est celui des fractures en général avec cette donnée spéciale que les déplacements sont exceptionnels, ce qui supprime les manœuvres de réduction. » (i). Ceci est généralement vrai ; mais lorsqu’il y a déplacement, il faut, au contraire, s’attacher à corriger celui-ci très exactement. C’est le seul moyen d’éviter les cals exubérants et les atrophies musculaires.
Quant au traitement de l’ostéopsathyrose ellemême, il n’existe pour ainsi dire pas. On doit d’autant plus le regretter que « cette disposition spéciale du système osseux place l’individu dans un état de menace perpétuelle et doit, par la crainte du moindre traumatisme, de la moindre chute, créer au patient une situation des plus critiques, car non seulement les fractures sont à redouter, mais aussi les
I. Brocaet Herbinet. v^Ostéops&lhyvose n,Revue de Chirurgie, 10 décembre i9o5.
difformités consécutives quand plusieurs fractures se sont produites à la même place d’un os » (i).
Nous n’avons à notre disposition aucun moyen d’empêcher le développement de cette affection. Lors même qu’elle est déjà caractérisée, qu’elle s’est manifestée par plusieurs fractures, nous ne pouvons qu’essayer de placer le malade dans de meilleures conditions de résistance par l’emploi de reconstituants. Le plus souvent, nous sommes obligés d’attendre une guérison spontanée.
De tous les agents thérapeutiques proposés, aucun ne s’est montré véritablement efficace.
On avait fondé les plus grandes espérances sur les préparations de glande thyroïde, en raison de l’action connue de celle-ci, sur la croissance des os. Elles n’ont donné que peu de résultats :
Les sels de chaux si justement réputés dans le rachitisme ont toujours été inutiles : probablement à cause de leur non assimilation. (Voir la théorie de Ferrier.) Exception doit être faite pour le citrate de chaux que Schmidt aurait employé avec un certain succès concurremment avec le chlorure de sodium à forte dose.
« Le séjour maritime n’a eu aucune influence sur la lésion des os, pas plus que l’usage des courants électriques et du massage. » (2).
1. Gevaert. Annales de la Société belge de Chirurgie, octobre
2. Gevaert. Annales de la Société belge de Chirurgie, octobre 1901.