‹ Contribution à l'étude de l'ostéose de carence du rachisChapitre 6 sur 15 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

N A ; On connaît bien maintenant les ostéopathies de carence dans leur symptomatologie et leur mécanisme essentiel : une insuffisance d'apport calcique et phosphoré, ou de vitamine D, en sont la cause détermi- nante.

L’affection peut toucher tous les os du squelette. | Elle se localise souvent avec prédilection sur les ver- 3 tèbres et se traduit essentiellement par des algies tenaces. Sur les os longs, elle peut en outre entraîner des Ye fractures multiples dont la consolidation spontanée ne LE se fait pas. | Fr

On la rencontre à toutes les époques et, DECOURT, en 1932, a fort bien individualisé cette forme d’ostéose vertébrale douloureuse. Il avait déjà enregistré les bons effets de la thérapeutique calcium vitamine D. MER- KLEN, de Strasbourg, puis WEISSEMBACH, rapportent des faits semblables. Dans certains cas, on trouve une carence caractéristique : telle malade dont parle WEIs- SEMBACH, était soumise à un régime rigoureux à cause L. d’une hypertension artérielle. Dans d’autres cas, elle ne paraît pas évidente.

Mais des conditions étiologiques particulières donnèrent à la maladie une fréquence plus grande : nous voulons parler des restrictions alimentaires des familles et dans le cadre très large des ostéopathies de carence, ces ostéoses de famine n’ont rien de spécial, sinon leur fréquence accrue.

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— Dès le Moyen Age, au cours des grandes famines qui ravagent les Indes, la Russie et la Chine au xIr° siècle, on avait noté outre le nombre croissant des rachitismes infantiles, celui d’un « rachitisme tardif ». Plus tard, on donne à l’affection le nom d’ostéomalacie

obsidionale. Au xvir° siècle, on la désignait également sous le nom de rachitisme de l'adulte.

— En 1919, dans les Empires Centraux, des cas nombreux furent signalés presque simultanément dans de nombreuses régions. La possibilité de faire des radiographies permit de préciser les aspects des os. EDELMANN, à Vienne, SCHLESINGER, WAGNER, .WENKEN- BACH, ALME, de Francfort, SELLIGER, à Fribourg, FROMME, à Goettingue, entre tant d’autres, précisèrent les symptômes, les lésions. Mais on ne connaissait pas alors la vitamine D. Le métabolisme du phosphore et du calcium étaient mal connus et la thérapeutique de ces états était fort décevante.

— Dès juillet 1941, R. CLÉMENT note les décalcifications osseuses et dentaires chez l'enfant et l’adolescent. Tous les pédiatres constatent la recrudescence du rachitisme. En 1941 encore, ROEDERER signale la plus grande fréquence des fractures du col chez le jeune. En 1942, JUSTIN-BESANÇON décrit les formes race des ostéopathies de carence.

— Depuis lors les observations se multiplient.

— Ainsi dans le cadre des ostéopathies de carence, les ostéoses de disette — Hunger ostéopathies — des auteurs allemands, se signalent par leur étiologie particulière et leur plus grande fréquence. Parmi les formes multiples qu’elles peuvent revêtir, l’ostéose rachidienne douloureuse réalise un type bien déterminé que DECOURT, le premier, avait individualisé en 1932.

Nous avons eu l’occasion d'observer six malades, carencés, présentant une ostéose douloureuse du rachis. Nous avons cru utile de rapporter ces observations et

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de préciser à cette occasion la Symptomatologie de l’ostéose douloureuse du rachis, son mécanisme et le traitement à appliquer.

— Après avoir exposé nos six observations, nous

envisagerons donc la Symptomatologie de l'affection, son mécanisme et sa thérapeutique.

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