PORTE RENE
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consolidation a des chances d’être effectuée, c’est-àdire du 408 au 60€ jour, en moyenne. Dans la plupart de nos observations, l’ablation a été faite du 45e au 508 jour — rarement plus tôt (un cas au 27€ jour, la consolidation était d’ailleurs faite}® — parfois plus tard (un cas, à la fin du 3€ mois).
I n’y a pas intérêt à aisser longtemps le matériel en place. Si à la fin du 2€ mois, la consolidation n’est pas effectuée, c’est qu'il y a une ostéite notable. C’est un point qu’il ne faut jamais perdre de vue. Il vaut mieux dès lors enlever le corps étranger constitué par la prothèse métallique.
L’abiation du matériel est en général très simple. Dans 2 cas, nous avons pu la faire sans aucune anesthésie générale ou locale. Elle se fait selon la technique habituelle, propre à chaque type de prothèse. Il faut ménager avec soin la couche de bourgeons charnus qui recouvre parfois complètement le matériel. Il faut à la jambe le détacher de l’os sous-jacent à la rugine, mais de façon particulièrement douce et prudente, en soulevant juste ce qui sera nécessaire. On examinera l’os attentivement.
Au contact de la prothèse l’os est souvent noirâtre, comme imprégné en surface de particules métalliques. Cela est sans importance. Il faut surtout voir si l’os est blanc, lavé, dévitalisé, ou s’il est au contraire rouge et bien vivant.
Souvent les vis que l’on enlève tiennent inégalement dans le tissu osseux. Certaines tiennent solide-
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AD — ment. D’autres foirent. Il y a eu ostéite. L’ostéite des trous de vis est très fréquente.
8. La fermeture de la plaie dépend del’existence d’une ostéite sous-jacente et de ‘état des bourgeons charnus superficiels. S'il n’y à pas d’ostéite et si les bourgeons sont bien franchement rouges, saignant normalement on aura intérêt à greffer la plaie. On gagnera ainsi un temps appréciable. Nous avons le plus souvent utilisé les petites greffes dermo-épidermiques en rondelles, dites de Davrs. Elles sont simples à prélever ne nécessitant qu’une pointe d’épingle et une lame de rasoir. On peut également employer des greffes de Thiersch.
L'un de nos blessés a subi une greffe italienne, la peau étant prélevée sur la ambe saine, avec un résultat pleinement satisfaisant.
Chez un autre, on a pratiqué une réunion secondaire de la plaie, avec un excellent résultat. Ce n’est possible que lorsque la brèche cutanée n’est pas très considérable, ce qui n’est pas a règle.
Si la plaie suppure, il faut, en règle générale, penser à une ostéite sous-jacente, et traiter cel e-ci. Nous aurons à y revenir. Quant à la désinfection de la plaie cutanée elle-même, il est inutile d’avoir recours
‘ aux antiseptiques.
Le soleil est par contre un merveilleux agent de désinfection et de cicatrisation. Il faut l'utiliser autant qu’on le peut. Les rayons ultra-violets peuvent e remp acer dans une certaine mesure.
La qua ité de la peau obtenue par les greffes est