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jaunes, qui présentent les caractères suivants : a) sa surface externe est régulièrement ondulée, avec des saillies séparées par des sillons placés à peu près à égale distance les uns des autres ; b) les cellules se disposent en travées radiées séparées par du tissu conjonetif ; c) les cellules à lutéine sont plus volumineuses que celles de la thèque des follicules atrésiques ; leur protoplasma est parsemé de gouttelettes graisseuses et leur noyau très vésiculeux.
Les kystes du corps fibreux se développent dans le corps jaune en état de régression et leur paroi est constituée par une bande hyaline ondulée plus ou moins épaisse.
Ainsi, dans l’ovaire kystique, on peut rencontrer côte à côte :
1° Des ovules primordiaux normaux ; .
% Des follicules de de Graaf, qui présentent tous les signes de l’atrésie : dégénérescence de l’ovule et de la granuleuse, hyperproduction des cellules lutéiniques de la thèque qui deviennent des cellules sécrétantes, cellules interstitielles de l’ovaire ;
3° Quelques îlots de cellules lutéiniques, richement vaseularisés, disséminés dans le stroma ovarien ; ils sont nés du bourgeonnement excentrique de la couche lutéinique des follicules atrésiques ;
4 Des kystes lutéiniques ; ceux-ci peuvent présenter plusieurs types différentiés d’après leur revêtement interne : a) kystes revêtus d'épithélium. Cet épithélium représente la granuleuse plus où moins dégénérée, renfermant parfois l’ovule dégénéré ; b) kystes revêtus d’une lame de tissu conjonctif lâche, qui a de la tendance à proliférer dans la cavité et qui vient de la thèque interne. Dans les mailles de ce tissu conjonctif existent quelques celluies lutéiniques présentant des signes de décrépitude ;
5° Des kystes non lutéiniques, dont la paroi est purement
AE TE fibreuse ; ce sont d'anciens kystes lutéiniques dont la paroi ainsi que les cellules lutéiniques ont subi une régression con- Jjonctive complète ; 6° Des kystes du corps jaune avec leurs deux variétés ; | 1° Des cicatrices fibreuses blanchâtres résultant de l'oblitération conjonctive de certains follicules atrésiques ; 8° Des follicules de de Graaf en voie d'évolution normale et des corps jaunes normaux.
A côté des kystes séreux, il faut faire une place à part aux kystes hématiques, assez fréquents dans les ovaires selérokystiques Quelquefois ces kystes peuvent constituer la lésion prépondérante qui, seule, attire l'attention. Les mémoires de Zahet, Daniel, Jayle, les thèses de Vigneau, Boudey, ont contribué à les faire connaître. Le volume de ces kystes est variable ; en général petits, ils peuvent parfois atteindre le volume d'une cerise ; il arrive même, dans ces cas exceptionnels, que le kyste prend un volume anormal et constitue, à lui seul, la lésion prépondérante, atteignant les dimensions. d’un œuf, d’une orange et même davantage. Leur aceroissement se fait souvent au moment de la période menstruelle par rupture dans la poche sanguine des follicules de de Graaf, qui sont arrivés à maturité : ce sont les kystes ménorragiques de Bœckel.
Au point de vue histologique, on distingue trois sortes de kystes sanguins : 1° les kystes folliculaires, dont la paroi peut présenter des diverticules qui ne sont autres que les vésicules ovariennes ouvertes secondairement dans le kyste principal. La structure histologique de leur paroi est identique à celle des kystes séreux ; ce sont, au début, des kystes lutéiniques par atrésie folliculaire, dont la paroi évolue progressivement vers la transformation fibreuse ; 2° les kystes des corps jaunes, reconnaissables à la présence dans leur paroi de. cellu-
les particulières ; 3° les kystes par apoplexie du stroma, beaucoup plus rares que les précédents et limités par une simple paroi fibreuse.
Ces kystes hématiques ne sont pas sans intérêt au point de vue clinique. Sous l'influence d’un traumatisme, d’une poussée congestive, un kyste hématique peut se rompre donnant naissance à une hémorragie intrapéritonéale. A côté des inondations péritonéales d’origine lubaire par rupture de grossesse extra utérine, il faut tenir compte, bien que dans une moins grande proportion, des hémorragies d’origine ovarienne incertaine ; un certain nombre de cas en ont élé publiés dans ces dernières années, comme ceux de Jayle, Maurange, Depage, Bender et Marcille, de Rouville, ete.
ALTÉRATION DES ORGANES VOISINS. — À. Les trompes ne sont pas enflammées, c’est là un caractère essentiel ; elles peuvent présenter de la congestion vu une légère hypertrophie due à l'infiltration scléreuse des parois ; quelquefois on trouve des petits kystes dans l’aileron.
B. L'ulérus est rarement normal. Il peut présenter des lésions de métrite ; plus fréquemment, il présente un vice de position, il est en rétrodéviation. C'est un fait qui a élé mis en évidence par Vallin et Mundé: sur 71 cas de prolapsus ovarien rapportés par ces auteurs, il existait 44 fois une rétrodévialion de l'utérus. Gazarossian, dans sa thèse, insiste également sur la fréquence des déviations ulérines associées à l’ovarite scléro-kystique Dupont, dans une thèse inspirée par Pierre Delbet, rapporte 42 observations d’ovarite Scléro-kystique avec, dans 33 cas, des déviations utérines. Findley, dans son rapport à la Brishish gynecology Society, accuse la rétrodéviation dans 91 pour 100 des cas ; Forgur et Massabuau, sur 150 cas
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d'ovarite seléro-kystique pure, ont constaté 85 fois des déplacements utérins. Sur les T observations de notre travail, dans 5 cas, il y avait un déplacement utérin. :
L'utérus dévié est presque toujours augmenté de volume ; ses parois sont hypertrophiées, leur consistance est fibreuse et lardacée ; la muqueuse est épaissie anormalement vaseularisée et présente des lésions d’hyperplasie glandulaire : c’est la « sclérose utérine », associée à la sclérose ovarienne, dont Richelot et Doléris ont indiqué l'importance.
C. Le vamicocèle du ligament large peut accompagner les ovaires scléro-kystiques ; il est tellement accentué, dans certains cas, que le doigt introduit dans les culs-de-sac Vagis naux peut percevoir à la base du ligament large un paquet variqueux comparable aux paquets de vers des varices. du cordon.
D. Les lésions associées de l’appendice ne sont pas rares sous forme d’appendicite chronique sans lésions bien accentuées. [Il en est de même de la « ptose rénale», qu'on rencontre quelquefois chez ces malades.