NN CONTRIBUTION A L'ÉTUDE
L'OVARITE SCLÉRO-KYSTIQUE
l'’ovarile seléro-kystique estun syndrome anatomo-clinique, dont les caractères cliniques essentiels sont l'existence de douleurs pelviennes à caractère névralgique et la lésion anatomique principale une dégénérescence mcro-polykystique des ovaires. | |
Cette affection, dont la connaissance date des premières ovariotomies, a fait l’objet de travaux nombreux ; malgré toutes les recherches, l'histoire en demeure encore entourée de pas mal d’obscurité ; tous les chirurgiens ont été frappés par la bizarrerie de la coexistence d’un syndrome clinique toujours intense, marqué surtout par des douleurs intolérables, avec des lésions ovariennes minimes, constatées à l'examen génital ou à l'opération.
Il est essentiel, tout d’abord, de bien se pénétrer de cette idée que la transformation micro-kystique des ovaires peut se rencontrer dans des conditions très diverses :
RE Tue
1° Elle accompagne la plupart des tumeurs génitales :
fibromes, cancers et chorio-épithéliomes utérins, tumeurs d’un ovaire ou de la trompe ;
2 Dans nombre de salpingo-ovarites, sous une trompe enflammée, volumineuse, au milieu de masses inflammatoires pelviennes, l'ovaire se présente avec les lésions de la dégénérescence micro-polykystique ;
3° A côté de ces dégénérescences micro-polykystiques des ovaires, que nous pouvons appeler secondaires, soit qu'elles se développent au cours de l’évolution d’une tumeur pelvienne, soit qu’elles fassent partie intégrante du tableau anatomique de la salpingo-ovarite, existe une troisième forme de cette lésion qui mérite le nom de « dégénérescence micro-polykystique essentielle ». Elle se développe chez des jeunes filles et des jeunes femmes en dehors de toute infection génitale, elle se caractérise par un syndrome douloureux et hémorragique parfois caractéristique, elle constitue la seule lésion manifeste qu'on rencontre à l'opération, sur laquelle dès lors on fait porter toute la responsabilité des symptômes accusés par la malade.
C'estde cette « avarite scléro-kystique », comme l'appellent tous les classiques, que, sur les conseils de M. le professeur Massabuau, nous voulons faire une étude qui porte sur l'anatomie pathologique et la physiologie pathologique des symptômes. Cette étude est basée sur sept observations bien étudiées par MM. les professeurs Forgue etMassabuau et publiées dans un mémoire important de la Revue de Gynécologie. Nous nous appuierons sur elles pour tâcher de jeter quelque clarté sur l’histoire de cette maladie, en particulier sur quelques points qui concernent son anatomie pathologique et sa pathogénie.